11249
Liste de liens
Vive la Belgique et son folklore belge et européen! A bas le folklore napoléonien!
Mail Box

Contactez-moi

Derniers posts

Marches napoléoniennes et extrême-droite

description

Contrairement aux marches militaires en uniformes de l'armée belge, fidèles au folklore belge et européen,- mêlant harmonieusement l'aspect religieux et l'amour du pays d'origine -, les compagnies napoléoniennes dans l'Entre-Sambre-et-Meuse ont un caractère francophile, donc antipatriotique, et présentent nombre de caractéristiques retrouvées dans les manifestations organisées par l'extrême-droite européenne, fasciste, néo-nazie et ultranationaliste (elle prône le rejet de l'Autre) ...

description
PLAN GENERAL Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0 Introduction

 

1 Napoléon et Hitler 

similitudes

2 Europe 

antirévisionnisme à propos de l’épopée napoléonienne

3 Belgique wallonne 

déjà la tentation de l’extrême-droite en 1940-45

4 Belgique 

position de la communauté juive belge

5 Europe 

remontée de l’extrême-droite

6 Belgique

 

oubli de la Mémoire et remontée du révisionnisme

 

7 Révisionnisme dans les Marches folkloriques

7.1 Révisionnisme prénapoléonien

 

7.2. Révisionnisme napoléonien

 

7.2.1 Défilés

7.2.1.1 Marches renégates

7.2.1.2 Cortèges

 

7.2.2 Obsessions

7.2.2.1 Culte de la personnalité: le culte de l’Empereur préparant le culte du Führer

7.2.2.2 Embrigadement des jeunes; drapeaux; musique; Napoléon défile; presse; publicité

 

= caractéristiques retrouvées dans l’extrême-droite

 

7.3 Révisionnisme postnapoléonien

 

7.4 Dérives diverses

 

8 Réactions anti-napoléoniennes

 

2009VA2206Meux

 

(défilé folklorique à Meux - in: vers l'Avenir, 22/06/2009) (Nous sommes en plein délire!)


Partager
0 Introduction: statues opposées: le mamelouk (ancien SS, soldat de Napoléon) contre le tambour-major (belge) Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0Mameloukscontetambourmajôr


Partager
0 Introduction : Marches napoléoniennes et extrême-droite Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

Marches napoléoniennes et extrême-droite

 

… le piège universel du culte de la personnalité,

l’éternel recommencement

 

 

 

 

Il est temps d'avertir ceux qui, pour les grandes occasions, aiment à s'affubler du bonnet de grognard, qu'il va leur falloir à présent assumer leurs inavouables prédécesseurs. Car les deux plus grands admirateurs de Napoléon furent Adolf Hitler et Benito Mussolini, dont personne ne saurait ignorer qu'ils firent du racisme, plus qu'une doc­trine, un programme.

 

Ribbe Claude, Le crime de Napoléon, éd. Privé 2005

 

 

Pour des marches en costumes belges, politiquement propres…

(sites :

http://belgian-army-uniforms-in-pictures.skynetblogs.be   (280 uniforms)

 

http://entre-sambre-et-meuse-marches-belges.skynetblogs.be  )

 

 

 

 

Prolégomènes

 

Quelques réflexions préliminaires

 

Napoléon,

le boucher de l’Europe,

bien que mort

a un service de presse bien organisé.

 

Julos Beaucarne

 

 

«Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit:

à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit.»

NAPOLEON

 

 

 

/Il faut signaler/ la belle unanimité des antisémites célébrant le souvenir de l'Empereur.

 

(in : Birnbaum Pierre, L’Aigle et la Synagogue, Napoléon, les Juifs et l’Etat, éd. Fayard, 2007, p.23)

 

 

Michel Edmond Ghanem, président du Corps scientifique de l’UCL,  in : Louvain, 175, 2008, p.8 :

 

« (…) notre métier repose sur la remise en question permanente des ‘évidences’. En tant que scientifiques, notre devoir est de nous attaquer aux mythes et aux habitudes de pensée qui alimentent l’inertie et l’immobilisme dans notre société, mais aussi dans notre Université. Si nous n’y sommes pas prêts, c’est que nous nous sommes trompés de métier. »

 

 

« A propos des hommes politiques maintenant. Eh bien, Eh bien, ‘mès djins’, ne déifiez pas ces hommes prétendûment grands qu’ont été César, le p’tit père des peuples (Staline), le grand Timonier (Mao), le Führer et beaucoup d’autres dictateurs passés et à venir. « Parce qu’il n’y a pas un seul pouvoir qui vienne de l’homme, de la politique ou de la religion qui soit tout à fait fiable. Il n’y a qu’un ‘bon Diè’, qui est ‘ôtrumint’ (autrement). »

 

(Que l’on soit croyant ou non ; in P.W., Fêtes de Wallonie / 29e prétchemint de l’abbé Paul Malherbe, à l’église St-Jean (Namur), VA 18/09/2007))

 

 

 

Concernant les marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse

 

Napoléon et nos marches

 

Blaimont Marc, Réflexions sur le folklore, l’histoire locale et le tourisme, in : Le Marcheur, 169, sept.2003

p.12-14

« Qui connaît encore la signification des noms de rues, des lieux-dits, l’origine des potales placées aux coins des rues, (...) ? Cet oubli constitue un véritable danger social car l’ignorance entraîne le vandalisme, et les liens qui unissent l’homme à la terre, doivent être maintenus et fortifiés si l’on veut éviter de voir se multiplier encore le nombre de déracinés. »

 

Anonyme, in: TEMPS MORT, juillet 1997

Les marches militaires folkloriques

Se souvient-on vraiment de ce que représentent nos marcheurs de l’Entre-Sambre-et-Meuse déguisés en soldats de Napoléon ?

Se souvient-on vraiment de leur conduite et surtout de celle de leurs chefs ?

Se souvient-on vraiment des actes commis vis-à-vis de la population civile de l’époque ?

Vera-t-on bientôt défiler dans les rues de nos villages d’autres déguisements aux actes de violence similaires mais plus récents ?

 

 

« Ne relançons pas cette ridicule querelle du choix des uniformes du 2e ou du 1er Empire. » (c’est-à-dire le choix entre les uniformes belges ou napoléoniens). (Gheys René, Bon ou mauvais usage du bonnet de police, in : Le Marcheur , 155, 2000, p.25)

 

Bien au contraire : les marches dites napoléoniennes pratiquent un folklore politique douteux et, avec les associations napoléoniennes, elles préparent le culte d'Adolf Hitler, grand admirateur de Napoléon …, et le retour de l’antisémitisme – déjà observé en Belgique et dans le reste de l’Europe.

 

Assez bizarrement, comment peut-on être fier de défiler dans les costumes d’une armée de vaincus sinon par ignorance de l’Histoire ou parfois en étouffant des faits qui dérangent le culte de cette personnalité qu’était certainement Napoléon?

 

Comme les costumes portés rappellent inconstestablement l’épopée  napoléonienne,- vouée à l’échec -, qui a inspiré Adolf Hitler, comment peut-on ne pas considérer ces défilés militaires comme des marches pré-nazies ?

Comment cet aveuglement pourra-t-il empêcher la venue logique – suivant les paramètres de la réapparition de l’idéologie dite de l’extrême-droitede marches en costumes hitlériens ?

 

Le constat est grave. Il sera développé dans cette étude.

 

Voilà bien le piège universel du culte de la personnalité, un éternel recommencement …

 

 

 

Ribbe Claude, Le crime de Napoléon, éd. Privé 2005

 

L'esclavage et la traite sont des crimes contre l'humanité, donc imprescriptibles. Mais pourquoi s'en prendre à Napoléon, qui n'a peut-être fait que rétablir l'état des choses sans rien inventer ? C'est vrai, d'autres pourraient payer, sinon à sa place, du moins avec lui. Napoléon, on aurait presque pu l'oublier si, au fur et à mesure que le racisme est banalisé par l'évolution des techniques de commu­nication ou de propagande, on ne voyait étrange­ment renaître une ferveur bonapartiste qui coïncide exactement avec l'engouement pour l'extrême droite et l'envolée de ses scores électoraux.

 

La fascination des fascistes pour le dictateur fran­çais n'est pas nouvelle. Il est temps d'avertir ceux qui, pour les grandes occasions, aiment à s'affubler du bonnet de grognard, qu'il va leur falloir à présent assumer leurs inavouables prédécesseurs. Car les deux plus grands admirateurs de Napoléon furent Adolf Hitler et Benito Mussolini, dont personne ne saurait ignorer qu'ils firent du racisme, plus qu'une doc­trine, un programme.

 

 

 

Annexe :

Afin de ne pas perdre du temps à de sempiternelles discussions oiseuses :

 

 

Un autre exemple de perversité à l’encontre d’idées jug ées dérangeantes :

 

Sibony Daniel, Le « racisme », une haine identitaire, Bourgois éd. 1997

 

(p.136) /Exemple de racisme sur une chaîne de télévision/. Le présentateur déguisé en Le Pen chantait une chanson « Casser la voix » qui travestie devenait : « Casser du Noir. » Texte violemment xéno­phobe, mais emballé dans un contexte qui se veut comique.

A-t-il fait rire les Noirs - qui furent la cible précise de ce texte ? J'en doute. (Le Pen - le vrai -, interviewé, a dit que ses employés noirs n'étaient pas là, mais qu'ils auraient aimé; et la télé n'a pas pu en trouver d'autres...) En somme, l'une des deux parties - Le Pen - est venue « témoigner » et dire son contentement : c'était vraiment drôle, oui, oui... Mais l'autre n'est pas consultée (les Noirs, premiers concernés par le texte « Casser du Noir ») ; malgré la promesse du producteur, à l'antenne : « On donnera la parole à tout le monde, tous ceux qui

sont attaqués. »

 

(p.138) Si l'aspect "contenu raciste" n'est pas relevé par la justice, il y a risque de voir la méthode se répandre. Des contenus "racistes" seraient convoyés tranquillement sous pavillon "drôle". Or ce pavillon est facile à fabri­quer. Un extrait de Mein Kampf lu par un nounours sym­pathique ou par une colombe (l'imitation animale est plutôt positive) aurait un effet drôle qui ferait passer au second plan son contenu raciste, mais le ferait passer quand même.

Ainsi, excepté ceux qui sont la cible de la chanson, et ceux qui sont de vigilants "anti-racistes", on peut dire que pour la grande masse des fluctuants, cette émission pro­duit surtout un brouillage du sens - dans une société qui souffre un peu de la perte de sens et de ses repères sym­boliques. (…)

 

>> Ceci vaut aussi pour les marches napoléoniennes, où la majorité des marcheurs ne font pas encore le lien entre ce qu’ils portent et ceux qui l’ont porté au service d’un dictateur raciste.

Le risque est réel qu’un jour, on leur fasse porter d’autres habits bien plus tachés de sang…

 

 

(p.152) Les Juifs ont souvent été perçus comme le bouc émis­saire, les gêneurs, les auteurs de la faute quand faute il y a.

(p.158) Les nazis furent obsédés par l'effacement : effacer toutes ces traces juives, ainsi que les traces de l'efface­ment; (…).

 

(p.170) C’est la logique des systèmes totalitaires. « Les gens » n’y sont pas plus bêtes qu’ailleurs, ils voient bien que les (p.171) gestes de vie élémentaires, ces libertés que l'on prend avec la vie et grâce auxquelles elle est vivante, sont exclus. Alors, des individus

se révoltent. Mais est-ce vrai­ment pour prévenir? Tout le monde est prévenu. D'ail­leurs ces révoltés ne sont ni suivis ni entendus. Parfois on les prend pour des fous. Et ils finissent par le devenir. C'est peut-être là leur raison d'être : ils sont le point d'affolement du collectif; affolement qui prouve qu'il est encore vivant. Ils sont au point-frontière entre individu et groupe, là où la norme rend anormal et la raison rend fou. Elle « rend fous » les plus sensibles. Ils viennent craquer en ce point critique, comme des membres épuisés, des témoins éclatés, des corps sacrifiés pour que le groupe continue à croire qu'il y aura autre chose. Le système aussi a besoin de ces dissidents : ils mettent à nu sa crise mais en les traitant il peut croire qu'il la résout. Il s'active à être identique à lui-même. La folie de sa « raison », c'est la raison de leur « folie ».                                   

Parfois il les qualifie de « malades ». Ils le sont peut-être en plus. Ce qui est sûr, c'est qu'ils sont malades du système.

 

(…) les résignés n'aiment pas ceux qui, par leur révolte, les rappellent à une autre raison.                                      

 

(p.192) Le titillement de la scène « raciste » dit ce qu'elle a de plus pervers. Par exemple, qu'est-ce qui a pris tout récemment à l'abbé Pierre pour qu'il soutienne son ami Garaudy, qui soutient lui que les camps de la mort n'ont simplement pas existé? Qu'est-il arrivé à cet homme charitable? Un coup de bambou sur l'origine? quelque chose qui sur le tard l'a ramené en arrière, vers son origine d'abbé, grandi dans une Église qui pendant 2 000 ans a nourri le mythe du « Juif perfide » ? Curieu­sement, un autre homme en vue, F. Mitterrand, sur le tard aussi, s'est mis à étaler son passé pétainiste et ses liens prolongés avec - lui aussi, « un ami » - Bousquet, tueur de Juifs. Se compromettre pour un ami donne tou­jours une image « positive » : l'amitié forte, instinctive, s'affirme, dérangée par la rigueur de ces Juifs - encore eux - avec leur loi insupportable et leur mémoire sans fin...

D'où la scène perverse que cela déclenche :

-  Vous êtes Juif?

-  Oui.

-  Auschwitz, les chambres à gaz, tout ça... Vous n'en rajoutez pas un peu?

-  Non.

-  Eh bien, prouvez-le !

(p.194) -  Je n'ai pas sur moi tous les documents historiques, mais là-dessus, vous savez, il y a des bibliothèques.

-  Et j'ai une tête, moi, à aller en bibliothèque pour vos beaux yeux?

-  Alors quoi?

-  Il faut des documents clairs, nets, faciles à consulter.

-  Justement, j'ai sur moi une vidéo de poche, je vais vous projeter là, sur ce mur, des images, des extraits de Nuit et brouillard,  des  déclarations  d'anciens  nazis, extraites de Shoah (il vérifie que la pile marche, et il pro­jette. L'autre le coupe).

-  Ça ne prouve rien, votre truc est un montage.

-  Comment ! vous avez là des nazis qui se vantent de leurs crimes !

-  Justement, ils se vantent, ils prennent leurs désirs pour des réalités. Vous n'avez rien prouvé !

Le Juif range sa vidéo, songeur. Peut-on prouver une chose à ceux pour qui cette chose revient à reconnaître ceux qu'ils haïssent?

Entre-temps, d'autres ont crié et protesté : « C'est prouvé ! l'incident est clos. On passe à autre chose ! »

Mais la scène peut se mettre en place à tout instant. Sa perversion? Convoquer l'autre à sa limite pour le voir s'y effondrer ; lui demander de prouver ce qui en lui est haï, redouté, digne d'apitoiement... et de le prouver à des gens qui le haïssent et qui, devant « la preuve », se contente­ront de dire « Ah bon... » et de suivre leur chemin.

Bien sûr, il est piégé : s'il renonce à prouver, à expli­quer, des foules entières vont piétiner sa mémoire, par ignorance ou par feinte naïveté. En fait, il a de quoi sortir du piège : les confronter à cette épreuve, comme étant la leur, au-delà des preuves. Mais ils peuvent l'éluder. Alors, au diable !... Le pire pour lui c'est de vouloir être irréprochable pour le pervers qui le harcèle, et qui lui demande... une vraie carte d'identité, un signe, une sorte (p.195) d'« étoile » indiscutable, qui prouve que son message est bon; le pervers se réservant d'y croire ou pas, et de mar­chander son accord : « Je veux bien vous croire mais accordez- moi, en échange, qu'Israël est un État raciste-Non? Non? Vous voyez, vous êtes sectaire ! » Dans cette scène, les Juifs deviendraient prosélytes d'eux-mêmes. Eux qui ont renoncé à « placer » leur message ou leur Dieu... Ils seraient acculés à sans cesse se justifier, à refaire chaque fois la preuve qu'ils sont en règle. D'ail­leurs l'abbé les accuse de n'être pas vraiment parfaits : leur ancêtre, Josué, il y a trois mille ans, n'a-t-il pas anéanti un petit peuple cananéen ? Pour peu qu'ils soient pris dans la culpabilité (et les Juifs y sont portés par voca­tion, toujours en faute envers eux-mêmes), le cercle se referme; infernal ou vicieux.

 

>> Cette scène perverse s’est produite, certes à un autre niveau, dans le forum des marcheurs de l’Association des Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse (www.amfesm.be ) (mystérieusement tombé en panne après quelques mois de discussions tendues – l’ensemble des messages échangés ayant « disparu »).

La dénonciation du souvenir napoléonien entretenu par certains dirigeants de compagnies avait engendré pas mal de violentes réactions négatives dans lesquelles on retrouve la technique d’étouffement développée dans la scène ci-dessus…

 

Dante Alighieri (1265-1321)

„Es ist lästig, bei selbstverständlichen Dingen noch Beweise zu finden.“

= « Il est incommodant d’encore trouver des preuves à propos de choses évidentes. »

 

 

Encore quelques citations :

 

« Socrate se situe aux antipodes du confort intellectuel, de la bonne conscience et de la sérénité béate. Pour tous ceux qui pensent que l’évidence de l’autorité doit l’emporter sur l’autorité de l’évidence, que l’ordre et la stabilité ne sauraient souffrir les crimes de non-conformisme et de lèse-société, Socrate ne pouvait être que l’ennemi de la Cité. »

 

(Brun Jean, in : Socrate, Ed. PUF, 1978, in : Apologie de Socrate, de Platon, Théâtre de Poche de Bruxelles, Dossier – presse, 1982, p.30)

 

Salman Rushdie (in : Humo 2005)

« Het grootste wapen van een schrijver is de waarheid en de integriteit van zijn stem. Zolang je alleen zegt wat je waarachtig gelooft, is het goed, wat de gevolgen ook mogen zijn. »  

= « La plus grande arme d’un écrivain est la vérité et l’intégrité de sa voix. Aussi longtemps que tu dis seulement ce que tu crois véridique, c’est un bien, quelle qu’en soient les conséquences possibles. »

 

Laotse (Lao-Tseu): 

Wahre Worte sind nicht angenehm,  (= les paroles vraies ne sont pas agréables)

angenehme Worte sind nicht wahr.   (= les paroles agréables ne sont pas vraies.)

 

C’était il y a … 2500 ans !

 

 

Réaction classique possible au contenu de ce blog :

 

Rien de neuf sous le soleil :

 

« La gauche recourut aux vieilles ficelles staliniennes : tenter de déconsidérer les auteurs au lieu de répondre à leurs arguments ; salir les personnes faute de pouvoir contester les faits. » (…)

 

(attribué à Jean-François REVEL)

 

La même attitude pourra ‘naturellement’ se retrouver parmi les inconditionnels de l’épopée napoléonienne…


Partager
1 Aigle impérial et aigle nazi: une coïncidence remarquable Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0aaîgues


Partager
0 Théories raciales sous Napoléon et Hitler & l'Holocauste Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0Holocause


Partager
1 Hitler, émule de Napoléon Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

Hitler, émule de Napoléon

 

 

 « Les juifs sont comme des essaims de chenilles ou de sauterelles qui rongent le pays. »

Napoléon 

 

 

1 Napoléon vu par Claude Ribbe : « un criminel raciste », in : L’Histoire 61, 2005-2006, p.100-101

 

Selon l’historien Claude Ribbe, Napoléon est coupable à ses yeux de « l’extermination industrielle d’un peuple ». Dans son dernier livre, il le compare ainsi à Hitler.

Après le rétablissement de l’esclavage par la France en 1802, plus d’un million de personnes ont été vouées à la mort selon des critères ‘raciaux’ par Napoléon.

« Génocide perpétré en utilisant les gaz, citoyens mis en esclavage (250 000 Français, surtout antillais, guyanais et réunionnais), (…) escadrons de la mort, camps de triage (en Bretagne) et de concentration (sur l’île d’Elbe et en Corse), lois raciales (…). (p.100)

Il n’est pas étonnant qu’il ait servi de modèle à Mussolini qui a écrit une pièce à sa gloire ni surtout à Hitler qui vient de saluer le saluer d’un ‘Heil Napoléon’ aux Invalides le 28 juin 1940 », lors de sa visite à Paris.(…)

Napoléon a instauré une législation raciale qui annonce les lois de Nuremberg et qui interdisait aux Noirs et gens de couleur d’entrer sur le territoire français. Napoléon, par une circulaire honteuse du 8 janvier 1803, a interdit les mariages ‘entre un blanc et une négresse ou entre un nègre et une blanche’. Ambroise Régnier, le signataire de ce texte dicté par Napoléon, est au Panthéon.

2005L'Histoire61p100
 

2005L'histoire61p101

2 Ribbe Claude, Le crime de Napoléon, éd. Privé 2005

 

(p.200) En tant que premier dictateur raciste de l'histoire, Napoléon a sa part de responsabilité, non seulement pour tous les crimes coloniaux ultérieurement commis par la France, mais aussi pour tous ceux du nazisme qui s'est, à l'évidence, inspiré de l'Empereur comme d'un modèle.

(p.201) Au nom de ces héritiers de tous les martyres, res­tituer aux descendants des victimes de Napoléon la vérité qui leur revient, et qu'on leur refuse depuis deux siècles, c'est une manière de contribuer à en finir un jour avec le fléau du racisme dont Napoléon fut incontestablement, avec Hitler, l'un des plus ardents et des plus coupables propagateurs.

 

3 de Launay Jacques, Mais quelle différence y a-t-il entre Hitler et Napoléon ?, in : Echo 24/07/1975

 

Onze heures. un samedi sur l'autoroute. Une voiture... un  père... son fils, 11 ans. On parle puis le petit garçon sort cette question. Spontanée. « Mais au fond  on dit toujours que Napoléon était un bon et Hitler un mauvais. Quelle différence y a-t-il entre les deux?»Nous avons demandé la répon­se à l'historien Jacques de Launay qui vient de terminer sa prestigieuse « Histoire de notre Temps » par un bilan inédit de ses trente ans de recherches et de voyages aux quatre coins du monde, intitulé « Les Grandes Décisions de la deuxième Guerre Mondiale ». Voici donc cette réponse. Il est trop simpliste de faire de Napoléon «le bon» et de Hitler « le mauvais». Il y a certes des points de comparaison. Cette volonté les a amenés à la guerre pour briser les oppositions et réduire les adversaires. Napoléon s'était fait le champion des idées de la Révolution Française. Hitler, celui des idées de la Révolution nationale-socialiste. Ces idées étaient" positives, permettant la réforme de l'organisation économique et sociale dans un esprit d'égalité jusque-là inconnu. Il s'agissait de progrés dans l'ordre. Et tous les pays étrangers jugeaient nocives les idées de la Révolution française comme celles de la Révolution nationale-socialiste. Cette réforme, acceptée par les Français sous l'Empire ou par les Allemands du Ille Reich, fut  exportée au moyen de guerres qui ont fait 3 millions de morts européens avec Napoléon, 18  millions de morts avec Hitler. Et cela plaide évidemment contre eux. A-t-on le droit pour imposer a ses idées, même bonnes, de jeter ainsi son épée dans la balance? Surtout que les causes de ces guerres sont discutables! Ce qui trouble les esprits, trente ans après, 1945 ou 1975, ce sont à la fois les récits des anciens combattants qui em­bellissent les faits en supprimant les ombres et tissent la légende et l'étrange reconnaissance qu'ont les hommes pour les héros qui leur ont fait dépasser leurs limites, les obligeant à des efforts surhumains. D'autres analogies ap­paraissent : le projet avorté de débarquement en Angleterre, la campagne et la défaite de Russie, et surtout sur le plan in­térieur la répression de l'opposition (complots de Cadoudal et de Malet ou conjuration du 20 juillet) et à l’ extérieur, la lutte contre les résistances nationales. La répression policière napoléonienne est sans commune mesure avec la répression policière hitlérienne, mais les forces militaires engagées n'étaient pas les mêmes : un million d'hommes sous Napoléon en 1813, trois millions et demi sous Hitler en 1941. Ce rapport de 1 à 3,5 se retrouve dans les chiffres de la population, mais les camps de Hitler ont vu périr sept millions d'hommes.Napoléon vivant en 1940 aurait-il agi comme Hitler? C'est improbable, mais la question reste sans réponse et toutes les conjectures sont permises. Con­statons que l'héritier de la Révolution française ne pouvait enterrer les libertés individuelles comme le fit Hitler. Par lleurs, l'effort extraordinaire que ces deux hommes ont obtenu de leurs concitoyens a laissédes traces durables, positives : le Code civil, la Sécurité sociale, la centralisation de leurs Etats, les routes et autoroutes, etc., mais tout cela ne pouvait-il être acquis sans guerre interminable, sans arbitraire policier? Napoléon III et Bismarck n'ont-ils pas laissé eux aussi des bilans très positifs sans ces abus? A Rome, la dictature était jugée souhaitable en période de crise grave, votée par le Sénat, et limitée dans le temps : quelques jours, quelques mois ou quelques années. Napoléon et Hitler prenant leurs retraites en 1810 ou fin 1938 auraient laissé le souvenir de pères du peuple. Il me semble que c'est le pouvoir personnel, absolu, ac­centué par l'égocentrisme, qui a tout gâté. Napoléon et Hitler, ces deux extraordinaires meneurs d'hommes, réalisateurs exceptionnels, ont provoqué eux-mêmes leur échec. Mais si Napoléon se retira à temps (sic), Hitler commit le crime impardonnable de vouloir en­traîner son peuple dans sa chute.

 

  

4 Vaute Paul, Napoléon coupe la France en deux, LB 03/12/2005

 

L'Empereur belliciste se trouve depuis longtemps au banc des accusés. Un ouvrage consacré au sort des colonies pousse le bouchon encore plus loin. On y parle de "génocide perpétré en utilisant les gaz"... Heil Napoléon! Du côté des contempteurs, on brandit surtout un ouvrage sorti jeudi et qui pousse le bou­chon au plus loin. Intitulé "Le Crime de Napoléon" (éd. Privé) et soutenu par des associations de la France d'outre-mer - qui ont annoncé une manifestation ce samedi "contre le révision­nisme historique" -, il dénonce le "rétablissement", en 1802, de l'esclavage (qui avait été aboli, plus formellement que réelle­ment, par la Convention en 1794) ainsi que la répression de la révolte des Noirs d'Haïti, alors colonie française. A en ju­ger d'après le résumé et les ex­traits donnés par l'agence France-Presse, le réquisitoire fourmille de parallèles avec le nazisme: "Cent quarante ans avant la Shoah, y lit-on, un dic­tateur, dans l'espoir de devenir le maître du monde, n'hésite pas à écraser sous sa botte une par­tie de l'humanité." Il est aussi question d'"une vaste opération de nettoyage ethnique" à Saint-Domingue et même d'un "génocide perpétré en utilisant les gaz", toujours sur l'ordre de celui que Hitler, après la défaite de la France en 1940, alla sa­luer d'un "Heil Napoléon !" aux Invalides. Les guerres dont l'Empereur porta la responsabilité, les exac­tions des troupes qu'il cau­tionna de l'Atlantique à l'Oural, son indifférence au coût humain de ses entreprises mégaloma­nes ("Une nuit à Paris réparera tout cela", déclara-t-il un jour de­vant un champ de bataille jon­ché de cadavres)... : ces sombres aspects ont été amplement mis en lumière dans l'historiogra­phie hexagonale des dernières années, sauf exceptions.

 

 

 

 

 

www.clionautes.org/spip.php?article1518

 

Jean-Paul BERTAUD
Quand les enfants parlaient de gloire, l’armée au cœur de la France de Napoléon
Paris, Aubier Collection Historique, 2006, 460 p, notes, index et cahier iconographique.

mardi 21 août 2007, par Guillaume Lévêque

 

Ces enfants hantés par la gloire de leurs devanciers, ce sont ceux qui, frappés par la malédiction d’être nés trop tard, constitueront la phalange romantique. Jean-Paul Bertaud, universitaire spécialiste des soldats de la Révolution et de l’Empire, a voulu mettre en perspective cette nostalgie guerrière et en décrypter les racines. Cet ouvrage est le fruit de ses investigations. L’évidence d’une France napoléonienne où priment les militaires pourrait sembler borner le propos à une simple production commémorative, dans le flux d’un bicentenaire d’ailleurs d’autant plus occulté en France qu’il fait événement à l’étranger. La réflexion des futurs historiens des commémorations à la française s’annonce riche en paradoxes passionnants ! Or, au-delà de ces contingences, la synthèse proposée par Bertaud, qui fait le point sur les acquis de l’histoire socio-culturelle des armées impériales, a également le grand mérite de prendre le pouls de l’imprégnation de la société civile par les valeurs, les représentations et les rythmes du monde militaire. La rue, l’école, les loisirs, les cultes et les arts se mettent alors tous à marcher au pas cadencé des grognards.

Professeur émérite à la Sorbonne, J.P. Bertaud est un des meilleurs spécialistes actuels de la Révolution et de l’Empire. Il a consacré une partie importante de ses travaux à l’armée qui est, de longue date, un de ses champs de prédilection. Ses travaux sur les soldats de la Révolution et de l’Empire sont d’ailleurs des références historiographiques incontestées. Élargissant cet angle d’approche, son dernier ouvrage en date est une synthèse envisageant la militarisation de la société française et de ses valeurs sous le Premier Empire. Il est placé sous le signe du spleen de la génération romantique, dont témoignent les élans mélancoliques d’un Vigny ou d’un Hugo. Leurs états d’âme ne sont-il pas le fruit du regret d’être restés en marge, parce que trop jeunes, de la grande épopée de leur siècle ? Thème rebattu, supposera-t-on, eu égard à la saturation séculaire du culte éditorial de Napoléon et de ses braves, relancé par le contexte du bicentenaire. Or, combinant ici les apports de la recherche récente et de références documentaires encore inédites puisées dans les archives et les imprimés d’époque, J.P. Bertaud parvient à élargir le prisme d’un chantier a priori saturé.

 

 

0Napoarmée
 

 

L’adhésion à un chef de guerre repose en bonne partie sur le lien rhétorique. Le rapport de Napoléon à la paix et à la guerre à travers ses discours de légitimation est donc le premier champ analysé. Puis, c’est la société militaire qui est ensuite passée au crible. La gratification est à la mesure des périls s’agissant des maréchaux, généraux et officiers. Leurs perspectives de carrière, leurs risques et pratiques de la guerre, leur système de l’honneur et la place globalement avantageuse qui leur est faite dans la pyramide sociale sont évoqués tour à tour. Ce tableau a pour contrepoint le regard jeté sur les hommes de troupe, au détriment de qui la balance est foncièrement défavorable. Au fardeau de la conscription et aux périls de la guerre, s’ajoutent les enjeux du retour à la vie civile, entre difficultés de réadaptation, réinsertion matrimoniale, statut précaire de "l’armée morte" des invalides, infirmes et déments de guerre, sans oublier le cas des veuves et des orphelins. Ce propos, très maîtrisé et très balisé par l’appui d’une historiographie étoffée, est le socle d’un panorama plus inédit brossant l’imprégnation du monde civil par les références guerrières.

 

Car l’horizon belliqueux qui est celui du système napoléonien nécessite un appui social constant et à la mesure des besoins humains et matériels croissants de l’effort de guerre. Pour ce faire, se déploie tout un éventail de modèles, discours et formes. Les modèles, ce sont d’abord ceux du culte de l’honneur, dans la perspective duquel la création de l’illustre décoration éponyme est conçue comme un paradigme de référence autant que comme une récompense. Ce sont aussi ceux de la pédagogie militarisée des lycées impériaux, viviers de futurs serviteurs de l’état. Les cérémonies de remise des prix s’avèrent de redoutables communions civiques et patriotiques. Les discours sont ceux de la propagande anglophobe (où Albion s’incarne en nouvelle Carthage) et de la "théologie de la guerre" professée unanimement par tous les cultes, à la fois reconnus et asservis. Les célèbres Bulletins de la Grande Armée, que Bertaud interprète judicieusement comme une Illiade napoléonienne, sont le vaisseau amiral d’une profusion d’écrits de presse empressés et de pensums de littérature sous les armes. Le théâtre se mue en un véritable "ministère de la gloire", où la guerre et la vie des camps sont des thèmes ou des décors fréquents du spectacle. Le quotidien se meuble d’objets en uniforme : petits soldats en papier pour les enfants (instruments des premières exaltations des jeunes Alfred et Victor ?), objets décoratifs ou utilitaires à motifs militaires, sans négliger le premier "jeu de guerre" sur plateau, conçu par l’éditeur parisien Cramer !

 

La mobilisation par les formes prend de multiples apparences. Les parades et défilés militaires qui arpentent l’espace public, mais aussi les cortèges d’ennemis captifs, métaphores vivantes de la gloire des armées françaises, en sont une déclinaison. Musique militaire, montreurs d’images et chants populaires assurent l’omniprésence sonore de la geste guerrière nationale. "Ministre de la gloire", Vivant Denon incorpore les arts au service de l’épopée et de l’empereur. Les peintres des batailles sont patronnés par le pouvoir mais, en contrepartie, leur pinceau est lié par des consignes esthétiques qui escamotent l’horreur sous le sublime. Musée et Salons sont d’accès libre et drainent tambour battant des foules de toute origine sociale venues s’imprégner de ces reflets de guerre. Publications critiques et gravures en assurent la diffusion vers la province. Architecture et sculpture sont aussi enrôlées pour dédier des lieux de mémoire à l’héroïsme national. Il en demeure quelques monuments parisiens marquants (Panthéon, Arc de Triomphe, Colonne Vendôme) et quelques tombes du Père Lachaise, ouvert en 1804.

 

Cette militarisation de l’imaginaire public, mi-spontanée (dans le sillage de l’élan patriotique révolutionnaire) mi-construite, a cependant ses réfractaires. C’est sur cette résistance que se conclut l’ouvrage : insoumission, désertion, démotivation de l’opinion face à la guerre perpétuelle et enfin la fragilité de l’adhésion aux Cent Jours en sont les symptômes. Ce choix reflète bien les sentiments avec lesquels l’historien Bertaud, bon médiateur de la sensibilité actuelle, contemple l’instant napoléonien : un mélange indissociable de répulsion, face à une mécanique de coercition et de mort, et de fascination, inspirée par le souffle intense d’un moment de grandeur confinant au mythe. L’amplitude novatrice du propos, la richesse de ses exemples, la clarté de la pensée et de la rédaction confèrent à ce volume tout à la fois les qualités d’une synthèse de référence et celles d’un ouvrage grand public. Les étudiants en feront un profit évident, dont les enseignants ne peuvent eux aussi que tirer parti. Ils y vérifieront combien, portée par les passions, la guerre est un fait de société total bien avant les conflits de masse de l’ère industrielle.

 

 

 

 

 


Partager
1 Napoléon: le vrai visage Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0napo2


Partager
1 Napoléon & Hitler Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0napohitler1


Partager
1 Hitler en admiration devant Napoléon, son idole Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0napohitler2


Partager
1 Napoléon, un dictateur raciste glorifié à Paris Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0napoaupanthéon


Partager
1 Vive l'Empereur! - Heil Hitler! Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0napohitler3


Partager
1 Napoléon, un esclavagiste avant Hitler Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0napocolonialesclav


Partager
1 Napoléon & Hitler: écoles militaires: Fontainebleau, Saint-Cyr - Berlin (Horst Wessel Schule) Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0napoihitlerscoles


Partager
1 Napoléon et l'Eglise Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0naporilijion


Partager
1 Hitler et l'Eglise Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0napohitlerrilijionn


Partager
1 Idéologie française: Bernard-Henry Lévy en démontre les aspects qui ont donné naissance à l'extrême-droite passée et actuelle Général - 20-05-2009 - justitia & veritas

0oidéologiefrançaiseactuelle


Partager
2 Napoléon: l'anti-Européen (par M. Léon-Pierre Halkin (professeur à l'ULg)) (in: LS 10/07/1990) Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

0LS10071990b


Partager
2 Vérités concernant Napoléon, ignorées (volontairement ou non) dans les marches napoléoniennes. Cette ignorance nuit aux Marches folkloriques BELGES de l'Entre-Sambre-et-Meuse Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

L’anti-révisionnisme

 

 

 

Chronologie

 

 

1989

Albert Fivet (Jemeppe-sur-Sambre), LB 14/03/1989

 

Bravo. Bien sûr qu’on n’en a rien à foutre de José Happart, et encore moins de ses bouleaux. (…)

C’est juste que l’occupation française de 1789 à 1815 est déterminante de nos problèmes linguistiques et commentaires toujours actuels. (…)

 

Autre chose qui m’écoeure, ce sont tous ces marcheurs accoutrés d’uniformes qui parcourent nos régions comme à la St Feuillen (…).

Si j’ai parlé des marcheurs, c’est pour être notamment l’interprète de certaines répliques de clients (…)

 

 

 

1993

Napoléon, autres massacres et déportations

 

NAPOLEON : massacres de TURCS et de MAGHREBINS

 

Vermeil Jean, Les Bruits du silence, L’autre histoire de France, éd. du Félin, 1993

 

(p.152) Une pyramide de cadavres

 

Le général Kléber arrive devant Jaffa le 3 mars 1799. Il s'installe au nord de la ville pour isoler Saint-Jean-d'Acre et Naplouse. Le général Damas établit que les villages de plaine sont bien défendus et les montagnards prêts à la guérilla. Les Français restent dans la plaine littorale. Le siège de Jaffa commence. La ville a tenu de longs sièges en 1773 et en 1776. La seconde fois, Abou Dahab a massacré ses habitants. Le 7 mars au matin, Bonaparte donne l'assaut. La ville se rend dans l'après-midi. Les soldats se livrent au pillage habituel (7 et 8 mars). Napoléon raconte : « Tout fut passé au fil de l'épée ; la ville, ainsi au pillage, éprouva toutes les horreurs d'une ville prise d'assaut. » Sur les cinq mille hommes de la garnison, deux mille sont tombés au combat. Les trois mille autres se cachent dans la citadelle. Ils reçoivent de Beauharnais et Croisier, aides de camp de Bonaparte, la promesse de la vie sauve.

Bonaparte s'écrie : « Que veulent-ils que j'en fasse ? Que diable ont-ils fait là ? », et ordonne l'exécution des soldats turcs. (…) Les soldats français retrouvent vite les manières de la Terreur et de la guerre de Vendée. L'exécution a lieu le 10 mars, dimanche de la Passion. Miot la décrit : « Arrivés enfin dans les dunes de sable au sud-ouest de Jaffa, on les arrêta auprès d'une mare d'eau jaunâtre. Alors, l'officier qui commandait les troupes fit diviser la masse par petites portions, et ces (p.152) pelotons, conduits sur plusieurs points différents, y furent fusillés. Cette horrible opération demanda beaucoup de temps, malgré le nombre des troupes réservées pour ce funeste sacrifice, et qui, je dois le déclarer, ne se prêtaient qu'avec une extrême répugnance au minis­tère abominable qu'on exigeait de leurs bras victorieux. Les [...] Turcs [...] firent avec calme leur ablution dans cette eau stagnante [...], puis, se prenant la main, après l'avoir portée sur le cœur et à la bouche, ainsi que se saluent les Musulmans, ils donnaient et recevaient un éternel adieu. Leurs âmes courageuses paraissaient défier la mort... »

 

Bonaparte donne l'ordre d'économiser la poudre. L'exécution se rationalise. On prend son temps. Miot continue : « Nos soldats avaient épuisé leurs cartouches ; il fallut frapper [les derniers rangs] à la baïonnette et à l'arme blanche. Il se forma, puisqu'il faut le dire, une pyramide effroyable de morts et de mourants dégouttant de sang, et il fallut retirer les corps déjà expirés pour achever les malheureux qui, à l'abri de ce rempart affreux, épouvantable, n'avaient point encore été frappés. »

Peyrusse, adjoint du payeur général Estève, voit la scène ainsi : « Environ trois mille hommes posèrent leurs armes et furent conduits sur-le-champ au camp ; par ordre du général en chef [Bonaparte], on mit à part les Égyptiens, les Maugrabins [Maghrébins] et les Turcs.

 

« Les Maugrabins furent tous conduits le lendemain sur les bords de la mer, et deux bataillons commencèrent à les fusiller; ils n'avaient d'autre ressource pour se sauver que de se jeter à la mer ; ils ne balancèrent pas et se jetèrent tous à la nage. On eut le loisir de les fusiller et, dans un instant, la mer fut teintée de sang et couverte de cadavres ; quelques-uns avaient eu le bonheur de se sauver sur des rochers ; on envoya des soldats sur des barques pour les achever [...]. Cette exécution finie, nous aimions à nous persuader qu'elle ne se renouvellerait plus et que tous les autres prisonniers seraient épar­gnés.. . Notre espérance fut bientôt déçue lorsque, le lendemain, on a conduit au supplice mille deux cents canonniers turcs, qui, pendant deux jours, étaient restés couchés sans subsistance devant la tente du général en chef [Bonaparte]. On avait bien recommandé de ne pas prodiguer la poudre et on a eu la férocité de les poignarder à coups de baïonnette ; on a trouvé parmi les victimes beaucoup d'enfants qui, en mourant, s'étaient attachés aux corps de leur père. »

Le chef de bataillon Detroye fait le compte : « Le 7 mars, dans l'assaut, il a péri plus de 2 000 Turcs, le 8 mars par la fusillade 800, le 9 800, le 10 mars 600, le 11 mars 1441.» (…)

 

NAPOLEON et les NOIRS : ESCLAVAGE et MASSACRES

 

(p.155) La Révolution avait condamné l'esclavage en 1794. Mais quand le général Desaix guerroyait dans le sud de l'Egypte, Bonaparte commande l'achat de deux à trois mille nègres de plus de seize ans pour les incorporer dans son armée. Il en emprunte aussi au sultan du Dar Four. En 1802, Bonaparte rétablira l'esclavage.

 

(p.159) Dans les derniers jours de janvier 1802, quarante vaisseaux, vingt-sept frégates, dix-sept corvettes et autres bâtiments débarquent à Saint-Domingue un premier contingent de vingt-cinq mille hommes. (…)

En septembre, Leclerc fait égorger trois cents Noirs et hommes de couleur pour venger la mort de Français dans l'Artibonite. Le 12 octobre, douze cents soldats noirs prisonniers sont passés à la baïonnette et jetés dans le port. Il y a tant de corps à pourrir dans l'eau qu'on ne peut manger de poisson pendant des semaines. (…)

Donatien Marie Joseph de Vimeur, vicomte de Rochambeau, (1750-1813) le remplace. Parmi ses compagnons d'armes, il y a le vicomte de Noailles. Rochambeau, noble de l'Ancien Régime, reconquiert certaines places mais doit aussi reculer. Il tient mieux car entre-temps, les soldats se sont immunisés. Il dispose de onze mille hommes en mars 1803. Bonaparte lui prépare quinze mille hommes pour l'été et (p.160) quinze mille pour toute éventualité. Sa cruauté ne connaît pas de limite :

Rochambeau attache le général noir Maurepas à un mât de bateau au Cap-Français. Maurepas est affublé d'un bicorne de guin­gois devant sa femme et son enfant. Le charpentier du bateau lui cloue ses épaulettes à même la peau. Toute la famille est passée à la baïonnette et jetée à l'eau.

Rochambeau donne à Port-au-Prince un bal en l'honneur des dames de Haïti. À minuit, il les mène à une chambre mortuaire. Un chœur en noir entonne un Dies Irae devant une rangée de cercueils. Rochambeau déclame : « Mesdames, vous venez de prendre part aux funérailles de vos frères et maris. » II les a fait massacrer pendant qu'elles dansaient.

À Cap-Français, Rochambeau fait exécuter trois Haïtiens coupables d'exactions. Un officier, Lemonnier-Delafosse, décrit : « Place Saint-Louis, à côté de la fontaine, on a construit un bûcher de paille de canne sèche ; on a entravé les Noirs avec des colliers de fer à trois pieux disposés en triangle, dos à dos, à la vue de la foule. Le feu a été allumé au centre. Il a vite atteint les deux condamnés qui étaient sous le vent. Les corps exhalaient des bouffées de fumée, la peau éclatait ; la graisse, dégoulinant par-dessus la peau, nourrissait les flammes. Leurs bras et leurs jambes se tordaient et, après des cris épouvantables, leur bouche a rendu des flots de mousse, pendant que des gémissements caverneux explosaient de leur poitrine — et tout était fini... »

— Le 6 avril 1802, Rochambeau écrit à un subordonné : « Je vous envoie un détachement de cent cinquante hommes du Cap, accompa­gnés par vingt-huit chiens bouledogues.  Ce renfort doit vous permettre d'achever les opérations. Je n'ai pas besoin de vous rappe­ler qu'aucune ration ni autorisation de ration n'est permise pour les chiens. Vous leur donnerez les Noirs à manger. » On attache des prisonniers nus à des poteaux devant les niches. Les chiens refusent de les manger.

Etc.

(…) En 1789, la colonie de Saint-Domingue comptait au moins 700 000 esclaves et mulâtres. Au recensement de 1824, le premier effectué, il ne reste plus que 351 819 personnes. Le plan de Bonaparte a éliminé près de 350 000 Haïtiens.

 

NAPOLEON et LES TZIGANES

Vermeil Jean, Les Bruits du silence, L’autre histoire de France, éd. du Félin, 1993

 

(p.165)

 « Séparez les familles ! »

Le général Boniface-Louis-André de Castellane s'installe à la préfecture des Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques) en 1802. Il écoute les doléances de ses administrés. Le sénateur Henri Fargues, ancien maire de Saint-Jean-Pied-de-Port, ancien député au Conseil des Cinq-Cents, ancien député au Conseil des Anciens, se plaint. Les membres du corps législatif, les conseillers d'arrondissement, les commissaires près les tribunaux des arrondissements de Mauléon et de Bayonne se plaignent. Le brigandage sévit dans le département. Ils désignent les responsables : les Bohémiens. Sans rien prouver, mais le préfet sait qu'attirer le soupçon est un trouble suffisant à la tranquillité publique. Le nouveau code civil de l'ordre bientôt napoléonien ne punit certes que les actes, et pas les intentions ni les soupçons. Mais il ne s'applique peut-être pas aux Bohémiens. Le préfet Castellane écrit au ministre de la Police générale : « Leur existence sert de prétexte pour encourager ceux qui ont des dispositions au crime, dans l'espoir que tout sera rejeté sur eux » (28 thermidor an X, 16 août 1802). Il propose une solution : « II serait digne de la sagesse du gouvernement d'envoyer cette caste nomade dans une colonie où elle serait forcée de pourvoir par son travail à sa subsistance [...]. C'est au sénateur Henri Fargues que je dois la première idée de cette mesure. »

Le préfet Castellane obtient l'accord verbal du ministre. Il prend ses dispositions, obtient des crédits sur les fonds secrets « pour solder des espions et séduire même quelques chefs ». Il fait établir des listes de Bohémiens dans les arrondissements de Bayonne et de Mauléon et prépare des lieux de détention. Il délègue dans chaque canton des « commissaires à l'effet de procéder aux arrestations ». Castellane s'entoure de la gendarmerie et des autorités militaires. La troupe barre la frontière espagnole, camouflée en garde d'honneur censée le saluer dans une tournée d'inspection. Le vice-roi de Navarre, qui réside à Pampelune, et le commandant du Guipuzcoa acceptent de « concourir à une mesure également réclamée par l'intérêt des deux nations amies ».

(…)

(p.166)

Les Tsiganes seront bien déportés. La police générale l'a décidé : « Cette population dangereuse sera jetée hors du territoire français et portée au-delà des mers. » Castellane suggère leur envoi en Louisiane, « celle des colonies françaises où leur présence serait la plus utile [...]. La qualité des terres qu'on pourrait leur accorder dans cette immense possession, [...] les défrichements auxquels ils (p.167) seraient forcés de se livrer /… : compenseraient avantageusement les frais de transport et les premières avances. »

 

(p.171) Plusieurs préfets admirent les méthodes de Castellane et l'imitent, comme ceux du Gers, des Landes, du Lot-et-Garonne. Les préfets des Pyrénées-Orientales et du Mont-Blanc réussissent à expulser les Bohémiens hors de l'Empire. Celui du Rhône envoie la gendarmerie contre eux en se justifiant ainsi : « La conduite de pareilles gens ne peut être qu'infiniment suspecte. » Le magistrat de la sûreté du Bas-Rhin écrit à la Police générale : « Je n'ai aucune dénonciation pour délit contre ces individus, mais leur position est telle qu'ils devaient être nécessairement tentés d'en commettre, si l'occasion s'en fut présentée... Ils ne peuvent être que dangereux. » II demande « si l'on continue encore à envoyer de pareils individus dans les colonies ». Le préfet de l'Ariège propose en vendémiaire an XVI (septembre-octobre 1805) la capture des gitans dans son département. La Police générale le désapprouve : « Cette latitude exprimée par votre ordre peut entraîner beaucoup d'actes arbitraires et des frais considé­rables. »

 

 

Ribbe Claude, Le crime de Napoléon, éd. Privé 2005

(p.200) En tant que premier dictateur raciste de l'histoire, Napoléon a sa part de responsabilité, non seulement pour tous les crimes coloniaux ultérieurement commis par la France, mais aussi pour tous ceux du nazisme qui s'est, à l'évidence, inspiré de l'Empereur comme d'un modèle.

(p.201) Au nom de ces héritiers de tous les martyres, res­tituer aux descendants des victimes de Napoléon la vérité qui leur revient, et qu'on leur refuse depuis deux siècles, c'est une manière de contribuer à en finir un jour avec le fléau du racisme dont Napoléon fut incontestablement, avec Hitler, l'un des plus ardents et des plus coupables propagateurs.

-- S’il y a encore des marches en costumes du 1er Empire après ceci, elles risquent d’avoir des problèmes avec les médias et le monde politique local.

Acceptera-t-on encore des soldats en costumes proto-nazis pour accompagner des saints dans les communes avec l’autorisation de nos bourgmestres pour circuler dans les villes et villages ? Wait and see…

Evidemment, les marches en costumes belges ne sont pas concernées.

 

Napoléon vu par Claude Ribbe : « un criminel raciste », in : L’Histoire 61, 2005-2006, p.100-101

Selon l’historien Claude Ribbe, Napoléon est coupable à ses yeux de « l’extermination industrielle d’un peuple ». Dans son dernier livre, il le compare ainsi à Hitler.

Après le rétablissement de l’esclavage par la France en 1802, plus d’un million de personnes ont été vouées à la mort selon des critères ‘raciaux’ par Napoléon.

« Génocide perpétré en utilisant les gaz, citoyens mis en esclavage (250 000 Français, surtout antillais, guyanais et réunionnais), (…) escadrons de la mort, camps de triage (en Bretagne) et de concentration (sur l’île d’Elbe et en Corse), lois raciales (…). (p.100)

Il n’est pas étonnant qu’il ait servi de modèle à Mussolini qui a écrit une pièce à sa gloire ni surtout à Hitler qui vient de saluer le saluer d’un ‘Heil Napoléon’ aux Invalides le 28 juin 1940 », lors de sa visite à Paris.(…)

Napoléon a instauré une législation raciale qui annonce les lois de Nuremberg et qui interdisait aux Noirs et gens de couleur d’entrer sur le territoire français. Napoléon, par une circulaire honteuse du 8 janvier 1803, a interdit les mariages ‘entre un blanc et une négresse ou entre un nègre et une blanche’. Ambroise Régnier, le signataire de ce texte dicté par Napoléon, est au Panthéon.

 

 

Malheureusement, les zouaves ont participé activement et massivement à des massacres, notamment les « enfumades » : 

 

cf Benot Yves, Massacres coloniaux, 1944-1950 : la IVe République et la mise au pas des colonies françaises, La Découverte, 2001

Maspero François :

(p.VI) (…) en 1845, les massacres systématiques depopulations civiles en Algérie par les colonnes de Bugeaud connus sous le nom d’ ‘enfumades’ firent l'objet d'un débat public à la Chambre des Pairs; (…)

(p.VIII) (…) un corps expéditionnaire sans cesse renforcé, porté au fil des ans de 30000 à 120000 hommes (…) - on n'a jamais comptabilisé les pertes de la population algérienne, mais on estime que celle-ci est passée, entre 1830 et 1856 de trois millions d'habitants à deux millions trois cent mille. (…)

Toute la phase militaire de la colonisation - une phase qui n 'est en fait jamais complètement close - repose sur une notion (p.IX) majeure : la négation de l'autre. Même si les hommes qui débarquent à Sidi Ferruch ne se sentent pas investis d'une mission civilisatrice particulière, ils arrivent imbus de cette certitude innée, spécifiquement française : ils incarnent la civilisation,

puisqu'ils sont français. C'est simple et fruste. En conséquence, quiconque tire sur eux attente à la civilisation. Leur ennemi n 'est donc pas seulement un ennemi classique, c'est un sauvage. Et surtout quand, une fois vaincue la défense désespérée et inatfendue des troupes du bey, ce sont des populations entières mobilisées qui résistent pour défendre leur terre et se vengent de façon atroce sur les envahisseurs qu'ils capturent : ces gens-là n'ont même pas d'État, de gouvernement, enfin tout ce qui fait d'un peuple qu'il existe en tant que tel, et ils continuent pourtant à s'accrocher sur ce sol en prétendant qu'il est leur. Terrorisés, les conquérants répondent par la terreur. Une terreur plus grande encore que celle de l'adversaire, puisqu'elle a les moyens d'une armée moderne.

Il est significatif que les officiers vétérans des campagnes napoléoniennes à l'oeuvre en Algérie évoquent tous, obsessionnellement, la guerre d'Espagne. La seule leçon qu'ils en ont retenue est que, cette fois, ils ne doivent pas céder : les massacres auxquels se sont livrées les armées de 1'empereur n 'ont pas suffi à assurer la victoire ? Cela prouve seulement qu'ils ne furent pas menés avec assez de sévérité. En 1832, quand Savary, duc de Rovigo, fait massacrer en représailles d'un vol la totalité de la tribu des Ouffas, il ordonne. « Des têtes... Apportez des fêtes, bouchez les conduites d'eau crevées avec la tête du premier Bédouin que vous rencontrerez. » Dix ans plus tard, quand Bugeaud décide d'appliquer la stratégie de la razzia, de brûler les villages et de réduire par la famine les populations de la région du Chélif, il donne pour consigne à ses hommes liges - Cavaignac, Saint-Arnaud, Canrobert, Pélissier - . « Enfumez-les comme des renards. " Et quand Pélissier revient, mission accomplie, de son enfumade de la grotte du Dahra où sont morts plus d'un millier d'hommes, de femmes et d'enfants, il a ce mot, pour répondre à quelques bonnes consciences inquiètes : « La peau d'un seul de mes tambours avait plus de prix que la vie de tous ces misérables. »

 

(p.33) Mais, en Algérie, racisme et tortures se donnaient libre cours juste en ces jours de délivrance en France. En Algérie, on peut tout se permettre contre les « Arabes », qui tiennent lieu de Juifs. Contre eux, on lance d’autres troupes coloniales, les tirailleurs dits sénégalais – ce terme désignant toutes les troupes recrutées au sud du Sahara, sauf Madagascar, quel que soit leur pays d’origine. Méthode qui se répétera constamment, de Madagascar au Vietnam et jusqu’à la guerre d’Algérie. Mais il n’est pas (p.34) jusqu’aux mots employés qui résonnent de manière sinistre à cette date : les civils français armés à Guelma et Sétif ne sont pas gênés de s’intituler « milices » à l’heure où ce mot désigne en France les supplétifs des nazis .

 

1994

Colonel Fairlam (USA) (lors d’une conférence à Bastogne, 1994)

“Bastogne est aux Américains ce que Waterloo est aux Britanniques.”

 

Et les Belges dans tout cela ? Ils étaient heureux d’être libérés la première fois des Français, la deuxième fois des Allemands.

 

2003

Christian Bazin (7506 Paris), Sa gloire a coûté cher à la France,  Le Figaro 11/12/2003

La gloire de Napoléon a coûté trop cher, beaucoup trop cher à la France pour que l'on pense à gar­der son sang-froid. La responsabi­lité des années 1789 à 1815, dont celles du Consulat et de l'Empire, dans le déclin de la France à partir du XIXe siècle est certaine. Pre­mière puissance européenne, voire mondiale, au XVIIIe siècle, la France passe derrière l'Angleterre, pre­mière puissance du XIXe siècle. Elle paie ce recul par 2 millions de morts des guerres de la Révolution et surtout de l'Empire, sur une population de 27 millions, propor­tion beaucoup plus forte que la sai­gnée de 14/18. Elle le paie par sa stagnation économique, indivi­duelle et financière en face de la croissance rapide de sa rivale. Pour­quoi célébrer tant de victoires fameuses dans toute l'Europe quand, hélas, Trafalgar et Waterloo en annulent le résultat . 

 

2003

Bernard Roseau (92200 Neuilly-sur-Seine), La ferveur napoléonienne vient du peuple, Le Figaro 11/12/2003

  « Napoléon n'est pas ma tasse de thé. » C'est par cette sentence définitive que Mgr Lustiger a justi­fié sa décision de ne pas accueillir à Notre-Dame la messe du bicen­tenaire du sacre de l'Empereur et de la reléguer en l'église de la Madeleine. L'archevêque de Paris aurait pu se souvenir que Bona­parte avait rétabli la paix religieuse.Le Sénat, lui non plus, pas fait preuve de reconnaissance exces­sive, le 18 mai, jour anniversaire du sénatus-consulte qui faisait de Napoléon l'empereur des Fran­çais : la pose d'une plaque com­mémorative avait été refusée, et le président du Sénat brillait par son absence. Le président de la Répu­blique n'a pas fait mieux en igno­rant les manifestations du bicente­naire du camp de Boulogne, début juillet, ou de la remise des croix de la Légion d'honneur du 16 août 1804 sur le même site. Finalement, ce sont des milliers d'anonymes ou ceux qui reconstituent des batailles qui font le plus preuve de ferveur napoléonienne. Cette répugnance des autorités civiles et religieuses à reconnaître, en 2004, l'œuvre civile de Napoléon nous ramène à cette phrase du prince de]oinville, rapportée par Victor Hugo, dans Choses vues. Ce fils du roi Louis­-Philippe, qui avait dirigé l'expédi­tion navale du retour des cendres, fit ce constat sans concession après les cérémonies du 15 décembre 1804 : « Dans cette affaire, tout ce qui vient du peuple est grand, tout ce qui vient du gouverne­ment est petit.»

2003

Roger Courbe, Un dictateur sanguinaire, Le Figaro 11/12/2003

 

Comment osez-vous magnifier Napoléon, ce dictateur sanguinaire, alors que tous les efforts d'aujour­d'hui visent à combattre ce genre de personnage? Votre chauvinisme dépasse toutes les limites du rai­sonnable et frise l'indécence.

2005

Ronano, Napoléon, despote éclairé et droit divin, in: Newsgroups: fr.soc.histoire,fr.soc.histoire.moderne, 27/12/2005

  

 Philippe Ramona avait prétendu:
> Ne pas célébrer Austerlitz, c'est juger un événement historique (la victoire militaire de l'armée française sur les armées russes et autrichiennes dans un contexte de lutte européenne entre les monarchies de droit divin et un Empire qui reste d'inspiration démocratique) en fonction d'un autre événement qui n'a aucun rapport avec celui là (le rétablissement de
l'esclavage par Napoléon dans les colonies restées françaises).
 
Tout faux.
 
L'Empire d'"inspiration démocratique", c'est quand même assez fort...Une façon pernicieuse de dire qu'il s'agissait d'un régime antidémocratique, et qui avait succédé à un régime relativement démocratique, en le renversant. A la limite, le régime de Vichy serait
davantage "d'inspiration démocratique", dans la mesure où c'est bien l'Assemblée nationale qui a voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain en 1940.

 

Ensuite, la lutte de Napoléon était loin, très loin de l'opposer à des "monarchies de droit divin". Passons sur l'amalgame entre empires et monarchies et venons-en au  "droit divin": c'était justement une notion déjà rejetée par les "despotes éclairés" une ou deux générations
précédant Napoléon:  Frédéric II en Prusse, Marie-Thérèse et Joseph II en Autriche, Catherine II de Russie... Dans ces états, le droit divin est rejeté au profit de la revendication d'exercer un pouvoir selon un  "contrat social", un ensemble de droits et de devoirs envers le peuple.

Cela n'empêche en rien ces régimes d'être autoritaires, inégalitaires et proches des clergés, mais l'autorité n'est pas exercée au nom de Dieu. Cela se traduit aussi par une certaine liberté de conscience: par exemple en Autriche, la tolérance religieuse vis-à-vis des confessions
minoritaires (Juifs, protestants) est reconnue en 1781; parallèlement, l'Eglise catholique est subordonnée à l'Etat.
 
Au contraire, Napoléon se fera sacrer empereur en 1804 en appelant le pape Pie VII dans la cathédrale de Notre-Dame-de-Paris, à la manière des rois francs, qui prétendaient exercer l'autorité par délégation sur Terre de l'autorité divine.


Quant à la tolérance religieuse, Napoléon est également un profond réactionnaire. comme le rappelle cet extrait de l'excellent texte: "Napoléon, le mythe et la réalité" posté le 12/12/05 sur
fr.soc.histoire:

"Au nom de ses principes, la Révolution avait fait des français de confession israélite - pour la première fois dans la longue histoire de la diaspora juive en France - des citoyens à part entière. Napoléon, par les quatre décrets anti-juifs de 1808 les replace dans une situation de citoyens entièrement à part. Ces textes, rarement cités par les historiographes officiels, n'ont rien à envier à ceux de l'Etat Français de 1940. Professions interdites, recensement avec
établissement de listes, limitation drastique du droit à résidence et des lieux de culte, spoliations et expulsion de l'Empire français en cas de manquement : à part le port de l'étoile jaune, rien n'y manque."

Les idolâtres de Napoléon, et qui prétendent en même temps se réclamer des principes démocratiques et laïques, font preuve encore de nos jours d'une consternante schizophrénie.

 

2005

Napoléon rattrapé par la vérité historique, www.africamaat.com

 

Droite : Napoléon inconnu au bataillon -

Article de Liberation.

 

Villepin ne sera pas à la commémoration des 200 ans d’Austerlitz. L’Empereur n’a pas la cote. Par Antoine GUIRAL, in : Libération du : vendredi 02 décembre 2005

 

Napoléon incite le sommet de l’Etat à la prudence. Et la France, qui adore plus que tout autre pays commémorer sa grandeur passée, va presque mettre en sourdine aujourd’hui le bicentenaire de la bataille d’Austerlitz qui vit, le 2 décembre 1805, les troupes de la Grande Armée mettre en déroute les forces de la coalition russe et autrichienne au terme d’un combat qui fit au moins 28 000 morts... et vénéré par tous les mordus de stratégie militaire.Jacques Chirac n’assistera pas à l’unique célébration, prévue ce soir place Vendôme à Paris. Plus surprenant, Dominique de Villepin, admirateur de l’Empereur et auteur d’un livre intitulé les Cent-Jours ou l’esprit de sacrifice (éd. Perrin), a, lui aussi, décliné l’invitation. Depuis son arrivée à Matignon, il s’échine à gommer son image de maréchal d’Empire exalté au service de la Chiraquie. Seule la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, participera à une discrète cérémonie, mais en République tchèque, près du lieu même de la bataille. Sur le même sujetSur fond de crise du « modèle français » et de tentative de glorification du passé colonial par une partie de la droite, le contexte politique intérieur ne se prête guère à la célébration d’un personnage aussi controversé que Napoléon. Si ses admirateurs se comptent toujours par millions à travers le monde, il est aussi l’objet, depuis près de deux siècles, de permanentes polémiques. Ces dernières semaines, son rôle dans le rétablissement de l’esclavage a été remis en avant par nombre d’associations d’outre-mer qui appellent à manifester demain à Paris « contre le révisionnisme historique et les commémorations officielles de Napoléon ». Dans un ouvrage au vitriol (le Crime de Napoléon, éd. Privé), le polémiste Claude Ribbe compare l’empereur à Hitler et l’accuse de « l’extermination industrielle » de dizaines de milliers d’hommes sur des critères raciaux.Vice-présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage, Françoise Vergès, qui enseigne à l’université de Londres, rappelle que « c’est Napoléon qui rétablit en 1802 l’esclavage et réactive le Code noir ». « Il envoie des troupes pour écraser la rébellion à Saint-Domingue et en Guadeloupe. Non pas qu’il défende un système économique basé sur l’exploitation des Noirs mais plutôt parce que, pour lui, l’ordre compte plus que tout. Dans son esprit, il n’est pas question d’égalité avec les Noirs et encore moins d’une République noire, souligne-t-elle. C’est lui qui fait arrêter et ramener en France le général noir Toussaint-Louverture qui mourra au Fort-de-Joux en Franche-Comté, en 1803. »Dans une sorte de consensus implicite, la classe politique française ­ qui compte pourtant dans tous les partis nombre d’admirateurs du « Petit Corse » ­ a senti qu’il valait mieux ne pas trop en faire à l’occasion de ce bicentenaire. Seul André Santini, député (UDF) des Hauts-de-Seine et proche de Nicolas Sarkozy, a pris sa plume, non sans malice, pour interpeller Villepin en jouant sur la fougue du Premier ministre : « Vous qui avez, et avec quel talent, exalté le génie de Napoléon pendant les Cent-Jours, [...] vous qui, en héritier du général de Gaulle, célébrez à chaque occasion la grandeur de notre pays, pouvez-vous tolérer qu’aucune célébration officielle ne soit prévue » pour le bicentenaire d’Austerlitz ? Et de préciser à Libération qu’il voit là « un signe de la France qui tombe, oublie son passé » et se sent, lui, « fatigué d’entendre que la repentance doit maintenant s’appliquer à Napoléon ». Panache en berne, le grognard de Matignon ne lui a pas répondu. 

 

2007

Massacre d’Albanais, de Turcs, d’Arabes

 

 

Masson Paul, Un triste épisode de la vieille cité palestinienne aujourd'hui incorporée à Israël, DH 04/08/2007

 

JAFFA Du passage de Napo­léon Bonaparte à Jaffa, on ne con­naît souvent que le tableau d'Antoi­ne-Jean Gros où on voit le . commandant en chef du corps ex­péditionnaire français visitant les pestiférés. Entouré d'officiers qui manifestent de l'inquiétude ou de l'horreur, impavide, il touche du doigt le bubon d'un pestiféré arabe. Cette peinture romantique montre ainsi le futur empereur manifestant courage, compassion et grandeur d'âme. Reprenant un geste du Christ, choisissant un malade d'une autre religion que la sienne, le pein­tre en fait un héros intemporel, di­gne de l'admiration de tous, indé­pendamment de leurs nationalités ou de leurs croyances.

La réalité, on s'en doute, fut moins édifiante. En février 1799, sous la pression anglaise, la Turquie avait déclaré la guerre à la France. Elle avait envoyé deux armées vers l'Egypte, une par la Syrie et l'autre par la mer vers Alexandrie. Bona­parte quitta Le Caire pour remonter vers le nord à la rencontre de la pre­mière de ces armées. Le corps expé­ditionnaire français, fort de treize mille hommes, avait pour objectif Saint-Jean d'Acre. Le 20 février, il prit sans difficulté El Arich tenu par des Albanais et des Mameluks, non sans massacrer plusieurs centaines de combattants.

 

Après s'être ensuite emparé sans difficulté de Gaza, Bonaparte arriva devant une petite cité endormie sur ses falaises de grès, au bord de la mer. C'était Jaffa, l'une des plus an­ciennes cités du monde, Jaffa-la-Belle disait-on jadis. La ville résista pendant trois jours avec un tel acharnement que les vainqueurs, saisis par une folie aveugle, voulurent tout massacrer et détruire, mal­gré les consignes de Bonaparte qui refusait de voir cette victoire débou­cher sur un carnage. Deux mille dé­fenseurs furent cependant tués pen­dant les combats, les portes de harems forcées et les femmes vio­lées. Les derniers résistants trouvè­rent refuge dans un caravansérail. Sur la promesse d'avoir la vie sauve s'ils se rendaient, ils mirent bas les ar­mes.

 

Le massacre

 

Bonaparte, en les voyant défiler, se demanda ce qu'il allait en faire. Déjà les captifs pris à El Arich avaient promis de ne plus se battre contre lui et de se retirer sur Bagdad. Or, voici qu'ils se retrouvaient pour la plupart sur les murailles de Jaffa. Ils avaient manqué à leur parole; ils de­vaient mourir. Libérer les rescapés de Jaffa, c'était s'exposer à ce qu'ils reprennent les armes, comme après El Arich. Contre l'avis de ses officiers, dont Berthier, Bonaparte décida donc de les exécuter.

 

Dans un roman sur la vie de Napoléon, Michel Peyramaure décrit avec force détails cette opération* : "Les exécutions eurent lieu en bordure de mer, au milieu de dunes, de rochers et de mares d'eau saumâtre. Divisés en groupes, les prisonniers, parmi les­quels des vieillards qui rassemblaient autour d'eux les condamnés pour les dernières prières et les ablutions, se présentaient sans crainte et sans fai­blesse devan t les pelotons d'où partait un feu d'enfer. Le massacre dura des heures. Lorsque les soldats man­quaient de munitions, ils opéraient à la baïonnette et à l'arme blanche, frappant au hasard, à tour de bras pour en finir au plus vite, dégageant des monticules de victimes des blessés qui gémissaient sous les cadavres et qu'ils achevaient. On rappelait, en leur promettant la vie sauve, certains cap­tifs qui s'enfuyaient à la nage et, à peine avaient-ils rejoint la côte, on les égorgeait."                          

             

Il n'en fut pas de même à Saint-Jean d'Acre, inexpugnable en raison des fortifications et de sa citadelle construite par les Croisés. (…) Les Français ne disposant pas de l'artillerie nécessaire, le siège piétina. Si bien que le 18 mai, après l'échec d'une huitième attaque contre la citadelle, Bona­parte annonça à son état-major sa décision de lever le siège pour aller barrer la route aux Turcs dans le Delta. Il abandonna là les blessés et les pestiférés dont certains demandèrent de l'opium pour abréger leurs souffrances. Lorsqu'elle arriva à Jaffa, l'armée qui avait débarqué en Egypte moins d'un an auparavant était réduite de moitié.

 

*Napoléon, chronique romanesque. Michel Peyramaure. Robert Laffont.

 

Un petit air de Saint-Paul-de-Vence...

 

(…) Visiblement, Jaffa n'a pas un un très bon souvenir du passage du futur empereur des Français. Dans la légende qui complète la gravure le concernant, on peut même lire que "deux ans après son passage, la ville avait encore une odeur de ca­davre".

Dans le bas de la ville, près du port, le lazaret où il avait rendu vi­site aux pestiférés français est de­venu un couvent arménien, ac­tuellement en restauration. Aucune allusion à sa visite n'y fi­gure. Ainsi, Les Pestiférés de Jaffa peint en 1804, tout comme Bona­parte au Pont d'Arcole (1796) ou Le champ de bataille d'Eylau (1808) n'était-il qu'une œuvre de propa­gande et le peintre Gros un chan­tre de l'épopée napoléonienne dont Jaffa n'a plus qu'un vague et mauvais souvenir.                

 

2007

Thomasset Pierre, in : LB, 01/03/2007

 

Je comprends de mieux en mieux que l'expression "se prendre pour Napoléon" soit synonyme d'esprit dérangé.

  

Sur ordre de ce malade de Napoléon, les archives vaticanes furent classées par les archivistes français à Paris, pendant quatre ans. Une partie fut détruite, brûlée, perdue ou mélangée. (…)

Voici un extrait d'une information à ce sujet, que vous pourrez facilement retrouver sur Internet.

« En février 1810, Napoléon émit un édit d’occupation des archives papales; … Divers convois, composés d’énormes chariots … quittèrent Rome pour Paris … des expéditions analogues furent réalisées par la suite. A Paris, les … archives papales … devaient intégrer le projet des Archives Centrales de l’Empire, …
Après la chute de l’Empire … (11 avril 1814), le roi Louis XVIII, … décida de restituer au pape les archives vaticanes, et la pape envoya à Paris … Mgr Gaetano Marini (Préfet des Archives Vaticanes), son neveu Mgr Marino Marini (coadjuteur …aux Archives Vaticanes),… les opérations s’arrêtèrent brutalement lors de la parenthèse … des Cent Jours (26 février-22 juin 1815); pendant cette période, on suspendit les mesures de restitution … les documents subissaient de graves dommages et violations.
L’épopée napoléonienne définitivement passée, Pie VII, le 12 août 1815, donna l’ordre à Marino Marini … de reprendre la préparation de l’expédition des archives … Marini reprit …ce travail le 3 septembre 1815, et … en octobre suivant, les premiers convois pouvaient partir, … Dans ces voyages de retour …, se reproduisirent les dommages encourus à l’aller, en particulier la perte de chariots entiers …
Le 23 décembre 1815, Mgr Marini rentrait à Rome et pouvait remettre au pape la première partie de la documentation soustraite par Napoléon. C’est à ce moment qu’il fut demandé au comte Ginnasi … de récupérer la partie des Archives Vaticanes encore sur le sol français, et de la réexpédier à Rome. … le cardinal … Ercole Consalvi, décida que les «papiers inutiles, qui peuvent être jetés aux flammes» seraient ainsi détruits sur place. Le comte Ginnasi s’exécuta si bien que lorsqu’il revint à Rome, il avait brûlé des centaines (sinon des milliers) d’unités, tandis que d’autres milliers avaient été vendues comme papier à des charcutiers parisiens, si bien que beaucoup de séries d’archives vaticanes furent mutilées et d’autres disparurent pour toujours. Entre juillet 1816 et mars 1817, on envoya à Rome plusieurs convois, et le matériel Vatican retrouva progressivement son siège (avec les pertes mentionnées) les années suivantes.

Le désordre avec lequel furent préparées les caisses … fut tel qu’à leur arrivée au Vatican, plusieurs séries des différentes archives de la Curie furent confondues avec d’autres … Avec le temps … quelques séries, au moins virtuellement (sur les inventaires) furent recomposées. Cependant, le corpus des Archives Vaticanes porte encore les blessures du funeste transfert à Paris. »

 

 


Partager
2 Napoléon et la Belgique: concernant nos marches et Waterloo Général - 19-05-2009 - justitia & veritas
Napoléon et la Belgique

 

 

 

Quand Napoléon interdit nos marches …

 

 

Fivet Ernest, La marche de saint Feuillen à Fosses sous le Consulat, p.905-918, s.r.

 

(p.905) " Le 28 septembre 1802 — officiellement le 6 vendémiaire an XI de la République française —, la ville de Fosses était en émoi. Les organisateurs de la procession-marche de saint Feuillen, martyr du VIIe siècle et patron de la cité, avaient appris que l'autorité religieuse ne participerait pas à la sortie traditionnelle du dimanche 6 vendémiaire qui coïncidait avec la fête locale '.

Que l'on ait cessé de marcher dans les premières années de la république, d'accord ! Encore sous le coup des événements qui avaient entraîné leur rattachement à la France, les Fossois avaient volontiers rompu avec la tradition, peu soucieux, en paradant en armes, d'être enrôlés de force dans les armées de la Conven­tion. Mais, en 1802, sous le consulat à vie de Bonaparte 2, au lendemain de la paix d'Amiens conclue avec l'Angleterre 3, du concordat signé avec le pape Pie VII 4, interdire de marcher à la Saint-Feuillen, c'était, franchement, dépasser les bornes !

Le concordat, il est vrai, ne rétablissait pas l'Église dans tous ses droits; l'article 45 de la loi qui le ratifie 5 stipule que « aucune » cérémonie religieuse n'aura lieu hors des édifices consacrés » au culte catholique dans les villes où il y a des temples destinés aux différents cultes. » ((p.906) /Pourtant, il n’y avait pas de temple protestant , voire israélite à Fosses./) « Mais une ancienne loi, celle du 7 vendémiaire an IV (29 septembre 1795) avait interdit « les cérémonies de tous cultes hors l’enceinte de l’édifice choisi pour leur exercice ».

 

1.   De temps immémorial la kermesse annuelle de Fosses a lieu le dernier dimanche de septembre.Nous ignorons pourquoi, en 1802, elle avait été retardée d'une semaine.

2.   Nommé consul à vie par sénatus-consulte du 14 thermidor an X (z août 1802).

3.   Le 6 germinal an X (27 mars  1802).

4.   Le  23  fructidor an   IX   (10  septembre   1801).

5.   Loi du 18 germinal an X (8 avril 1802), relative à l'organisation des cultes. (Cf. bon, Législation des paroisses en Belgique,  1842, p. 60).

 

(p.911) Ainsi donc, les Fossois s'étaient permis de promener, par en Leiche, Saint-Roch et la Folie, un reliquaire de saint Feuillen en dépit des interdictions de l'évêché et de la préfecture (1).

Pérès /préfet du département/ ne se fâcha point, du moins ouvertement. Le pouvait -il ? Certes, il avait défendu de promener le buste du saint, mais il avait omis de parler de la châsse. Quant au pasteur de Fosses, a-t-il cédé in extremis aux sollicitations de ses ouailles ? C'est très possible. Nous ne voyons pas bien, en effet, les marcheurs faire irruption dans la collégiale et, manu militari, s'approprier, ne fût-ce que pour quelques heures, l'un ou l'autre reliquaire.

Il semble bien que, de son côté, l'évêque soit resté sur ses po­sitions car, l'année suivante, où les Fossois voulurent récidiver, l'autorité religieuse fut nettement prise à partie par l'adjoint au maire de Fosses :

 

(1) La châsse porte la date du 18 octobre 1802 ; c'est sans doute celle de sa béné­diction. L'évcque, nous l'avons vu, n'avait pas autorisé la procession ; rien ne prouve que, le 3 octobre, la fierté renfermait des reliques.

 

in: Chapelle M., Angot R., Les processions et la marche militaire de la Saint-Feuillen à Fosses-la-Ville, s.d.

 

(p.172)

En 1802 [3 octobre]

Mais, dès le 6 vendémiaire an XI (28 septembre 1802), la ville de Fosse était déjà en émoi. En effet, les organisateurs de la Procession avaient appris que les autorités religieuses ne participeraient pas à la sortie tradition­nelle .... (1)

Que l'on ait supprimé les « Marches » pendant les premières années de la République, soit ! Mais en 1802, sous le Consulat à vie de Bonaparte, au lendemain du Concordat signé avec le Pape Pie VII, interdire de « marcher » à la Saint-Feuillen, c'était vraiment dépasser les bornes. (2)

Le curé de Fosse, l'abbé Ferdinand Bauwens n'en menait pas large. Soucieux d'obéir aux ordres de l'Evêque Mgr Claude-Léopold de Bexon (3), il s'était vu contraint de refuser aux «Marcheurs» la permission de sortir le Buste et de le porter en procession. (4)

 

(1) E. Fivet, O.c. p. 905.

(2) Idem.

(3) II succéda à Mgr de Lichtervelde qui avait exercé son ministère jusqu'en 1796. Mgr de Bexon avait été appelé au siège épiscopal de Namur peu après la signature du Concordat. Mgr Charles-François-Joseph, baron Pisani de la Gaude, lui succéda en 1804.

(4) E. Fivet, pp. 906-907.

 

(p.174)  Les Fossois s'étaient donc arrogé le droit de promener un Reliquaire de saint Feuillen, à travers la ville et les campagnes, et cela en bravant l'interdiction de l'Evêque et celle du Préfet. Il est vrai que Pérès avait défendu de sortir le «Buste» ... mais n'avait pas «pensé» à la nouvelle châsse ; tout restait donc — si l'on peut dire — dans la légalité. (2)

 

Les Belges à Waterloo

 

Van Kalken Frans, Histoire du Royaume des Pays-Bas et de la révolution belge de 1830, Bruxelles, s.d.

 

(p.27) (…) un certain nombre de membres de la classe moyenne désiraient le maintien de la domination française, par attache­ment aux principes de 89, ou par admiration pour la centralisation impériale, mode de gouvernement plutôt opportun — il faut en convenir — dans nos provinces ultra-particularistes. C'étaient pour la plupart des officiers et des fonctionnaires belges autrefois au service de Napoléon, ou des républicains français et des bonapartistes émigrés après la restau­ration des Bourbons. Peu nombreux et isolés au milieu d'une population pleine de rancune au souvenir du régime de coercition qu'elle venait de subir, ils ne semblent guère avoir fait, en 1814, de propagande en faveur de leurs idées.

 

(p..34) Nous n'avons pas à retracer ici, en détail, la période des Cent-Jours. L'armée hollando-belge, à peine créée, fut hâtivement mobilisée, puis encadrée dans les troupes d'élite du duc de Wellington. Quoi­que jeunes et inexpérimentés, les soldats belges et bataves surent, par deux fois, rivaliser en intrépidité et en force d'endurance avec les vétérans de Sa Majesté Britannique (3) : le 16 juin aux Quatre-Bras, en repoussant, sous les ordres du prince d'Orange, fils aîné de Guillaume Ier, les soldats du maréchal Ney; le 18, à Waterloo, en défendant la ferme de la Haye-Sainte et en participant à la dernière attaque contre les grenadiers de la garde (4). Fait à noter : ce furent

 

(3)  Le fait est d'autant plus notoire qu'au début de 1814 l'on avait, dans plusieurs villes belges, dû procéder aux opérations du tirage au sort avec l'appui de la force armée, tant les nouvelles lois de milice, pourtant si nécessaires, avaient été mal accueillies par les jeunes gens et leurs familles. Voir buffin, Documents inédits, Introduction, p. vu.

 

(4) Sur la campagne de 1815, voir F. db bas et comte J. db T'SERclaEbs de wommersom, La Campagne de 1815 aux Pays-Bas, d'après les rapports officiels néerlandais (3 vol., Bruxelles, 1908, A. Dewit). Ce grand ouvrage, fruit de longues et judicieuses études, met définitivement fin à la légende calomnieuse de la lâcheté des troupes hollando-belges, durant la campagne de 1815.

 

(p.35) Durant cette grande journée de Waterloo, les généraux, officiers et soldats du prince d'Orange payèrent héroïquement de leur personne. Le prince fut même blessé à l'assaut final. Certains historiens étrangers ont cherché dans la suite à diminuer la valeur des troupes hollando-belges, avec l'intention de mettre d'autant plus en relief les mérites de leurs compatriotes. Les Alliés, en 1815, furent plus justes. Le général Pirch, s'adressant au maire de Namur, disait : « De tous temps, les Belges se sont montrés un peuple brave, généreux et vail­lant. » Blücher, dans une. proclamation « aux braves Belges », les apostrophait ainsi : « Vous êtes un peuple brave, loyal et noble... »

 

Jusqu'à la fin de la guerre les soldats du nouveau royaume firent loyalement leur devoir, participant à l'envahissement du nord de la France et aux sièges du Quesnoy, de Condé et de Valenciennes.

 

 

Eric Meeuwissen, Un livre, un prof, pour jouer au stratégo à Waterloo, LS 31/5/1990

 

A propos du livre de Luc Devos, Les 4 jours de Waterloo 15-16-17-18 juin 1815, éd. Hatier.

Le livre mentionne une erreur parue dans le “Dictionnaire d’histoire de Belgique “, publié en 1988 sous la direction d’Hervé Hasquin et dans lequel on peut lire: “Les Belges qui participèrent à la bataille de Waterloo le firent surtout dans les rangs de l’armée française.” 

 

 

Luc De Vos, Les quatre jours de Waterloo, 15-18 juin 1815, éd. Versant Sud,  2002

 

(p.7) À l'heure actuelle, les Belges francophones optent de plus en plus pour le mythe napoléonien. Ils sont à ce point subjugués par l'impérialisme culturel de Paris que seul mon éminent pré­décesseur, feu Henri Bernard, a embrassé la thèse britannique. Certaines têtes chaudes voudraient même faire disparaître le Lion. Un collègue a osé écrire dans le Dictionnaire d'histoire (p.8) de Belgique, publié sous la direction de Hervé Hasquin : « Des Belges participèrent à la bataille de Waterloo, surtout dans les rangs de l'armée française » ! Les Néerlandais et les Belges fla­mands semblent à peine s'intéresser à la bataille de Waterloo. L'armée belge n'a conservé aucune tradition de ces combats titanesques. Il n'existe en néerlandais aucun ouvrage digne de ce nom sur la bataille.

Le nombre de soldats belges ayant combattu au sein des armées présentes sur le site de Waterloo n'a jamais pu être très déterminé. Diverses études ont été entreprises afin de résoudre ce problème mais pour l'une ou l'autre raison, elles se sont tou­jours révélées très partielles. Aujourd'hui, nous pouvons cependant avancer un chiffre qui doit pouvoir se rapprocher de la réalité. Sur les 70 000 soldats présents dans le camp français sur le site même de Waterloo, il semblerait que 1350 «Belges» (dont beaucoup d'officiers) aient pris part à la bataille. Un travail de recherche a également été entrepris pour les unités alliées. Ici, bien plus que pour le camp français, les chiffres avancés peuvent être discutés. André Bikar dément formellement, exemples précis à l'appui, les affirmations de de Bas et de 't Serclaes de Wommersom. Selon lui, les bataillons de Zuid-Nederlanders qui combattirent à Waterloo n'étaient pas composés que de «Belges». L'effectif des unités de Zuid-Nederlanders atteignait le chiffre de 4 315 unités. L'étude de l'ensemble des documents nous amène à penser que le nombre de soldats « belges » au service des Alliés qui semble se rapprocher le plus de la réalité serait de 3 600 unités. Mais rien n'est moins sûr !

(p.50)

La faiblesse de la flotte française ne permettant pas une attaque directe contre la Grande-Bretagne, Napoléon chercha un recours dans la stratégie indirecte. Le blocus continental décrété contre la Grande-Bretagne depuis 1806 devait mettre fin à la prospérité et à la puissance de cet État industriel. Le blocus apparut comme une bévue dans le domaine de la Grande straté­gie et il s'avéra un tournant dans la carrière de Napoléon. Non seulement, le blocus était inefficace, mais il était aussi très impopulaire, surtout au Danemark, dans les Pays-Bas, en Italie et en France même, en particulier à Bordeaux, Nantes et La Rochelle. L'extension du blocus au Portugal et à l'Espagne allait mener à une lutte sans fin. Le Portugal refusa d'appliquer les mesures à l'encontre de son vieil allié britannique, tandis qu'une petite armée anglo-portugaise soutenait l'insurrection espa­gnole dès 1808. Enfin, la Grande- Bretagne trouvait de nouveaux débouchés en se tournant vers le marché latino-américain.

 

(…) L'absorption des États pontificaux aboutit en 1811 à l'excom­munication de l'Empereur. Ce faisant, il dressait contre lui la France rurale encore majoritairement catholique.

 

(p.64) Napoléon croyait-il que l'on parlait partout le néerlandais en Belgique? Toujours est-il qu'il écrivait dans son ordre de mouvement du 14 juin: «Reille, Vandamme, Gérard et Pajol (...) mettront, autant que possible, à l'avant-garde les officiers parlant le flamand, pour interroger les habitants et prendre des renseignements » !

(…)

Le peuple se réjouissait de pouvoir assister à la grande cérémonie militaire prévue pour le 21 juin, en souvenir de la bataille de Vittoria, remportée par Wellington contre le maréchal Jourdan en 1813.

 

(p.72) Entre-temps, Constant-Rebecque avait installé son quar­tier général aux Quatre-Bras. Le prince d'Orange y arriva vers 5 heures. À 9 heures, le prince disposait à peine de 4300 hommes aux Quatre-Bras, et de 8 canons. Vers 14 heures, le nombre était passé à 7 500 hommes et 16 canons. En face, plus de 13 000 hommes et 24 canons attendaient l'ordre d'attaquer.

À Sainte-Hélène, Napoléon reconnut que la décision de Constant-Rebecque d'amener des troupes aux Quatre-Bras fut une initiative capitale qui l'empêcha de prendre les Anglais en défaut. C'est ce coup de génie militaire, que Napoléon attribua initialement au prince d'Orange, qui devait en grande partie sceller la décision finale de la campagne de 1815. Et personne ne semble s'y être trompé ! En effet, après la bataille et en signe de reconnaissance, un palais construit à Bruxelles lui fut attribué. C'est l'actuel palais des Académies. Un domaine lui sera cédé à Tervuren pour qu'il puisse s'y faire construire une seconde résidence. Elle deviendra le musée colonial, aujour­d'hui musée d'Afrique centrale.

(p.108) Napoléon décida alors de déclencher l'assaut principal, mais son attention fut détournée vers Goumont. Cette grosse ferme, transformée en redoute, apparaissait sur la carte de Fer-raris sous l'appellation «Hougoumont», mais il s'agissait d'une transcription phonétique de «au Goumont».

 

(p.131) La phrase célèbre « La Garde meurt, mais ne se rend pas !» n'a jamais été prononcée par Cambronne. C'est une invention d'un journaliste nommé Rou-gemont qui écrivit cela dans le Journal général de la France, du 24 juin 1815. Le romantisme qui suivit la période napoléo­nienne a colporté le mot qui a survécu jusqu'à nos jours. Mais, comme c'est souvent le cas, ce genre de propos traduit bien l'état d'esprit qui règne dans un corps d'élite à un moment cru­cial. Diverses contre-attaques menées par quelques escadrons de la garde personnelle de Napoléon n'apportèrent aucun sou­lagement. Partout résonnaient les cris «trahison» et «sauve qui peut». Les mensonges concernant l'arrivée de Grouchy se retournaient à présent contre l'Empereur. Le faux espoir dégé­néra en désespoir. Il n'était plus possible d'arrêter dans leur fuite les débris des corps d'armée de Drouet d'Erlon et de Reille. Seule une brigade de la division Durutte put se retirer en combattant en bon ordre sous la direction de Ney.

 

(p.156) Le nom de Waterloo continue toutefois d'intriguer. De nos jours, plus de 130 villes, villages et lieux-dits portent ce nom en Grande-Bretagne et dans ses anciennes colonies, surtout au Canada. Mais le nom apparaît également aux États-Unis et en Allemagne. Quelques villages d'Allemagne s'appellent La Belle Alliance. Toutefois, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les Allemands se sont également ralliés au nom de Waterloo.

 

 


Partager
2 Réaction en Autriche: commémoration de la résistance à Napoléon (et utilisation du héros de cette résistance au Tyrol du Sud (région germanophone d'Italie) contre le régime fasciste sous Mussolini Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

in : Wikipedia

 

Andreas Hofer (22 novembre 1767 - 20 février 1810) était un patriote tyrolien. Aubergiste de profession, il fut l'instigateur de la rébellion des montagnards tyroliens contre l'impérialisme bonapartiste et marqua le nationalisme pantyrolien.

Andreas Hofer naquit en 1767 à St. Leonhard in Passeier (en italien : San Leonardo in Passiria (BZ)), dans le Tyrol du Sud. Son père était un aubergiste au Sandwirt et le jeune Andreas y apprit son métier. En négociant le vin en Italie du nord, il apprit l'italien. Plus tard, il épousa Anna Ladurner et, en 1791, il fut élu au Landtag tyrolien.

 

 

La guérilla tyrolienne

Lors la guerre de la troisième coalition contre les forces napoléoniennes, il devint capitaine d'une milice. Lors de l'annexion du Tyrol par la Bavière, au Traité de Presbourg en 1805, Hofer prit la tête du mouvement de résistance anti-bavaroise.

En janvier 1809, il était à Vienne, lorsque l'empereur François II d'Autriche, offrit son support moral à une possible insurrection. Dès le 9 avril 1809 la rébellion tyrolienne débuta. Le 11, ses troupes défirent les Bavarois à Sterzing. Cette victoire mena à l'occupation d'Innsbruck. Hofer devint un chef de milice et surtout acquit une notoriété lui conférant le rôle de chef charismatique du patriotisme tyrolien.

La victoire de Napoléon contre les Autrichiens de l'Archiduc Charles dissipèrent les espoirs de succès des Tyroliens. Les Bavarois reprirent Innsbruck, mais dès le départ des troupes napoléoniennes, la rébellion reprit de plus belle. Les 25 et 29 mai, les troupes d'Hofer vainquirent les Bavarois à l'Iselberg. Hofer prit Innsbruck le 30.

Le 29 mai, Hofer reçut une lettre de l'empereur d'Autriche lui assurant qu'il ne signerait jamais de traité exigeant la cession du Tyrol. Et un intendant autrichien fut dépêché pour administrer le pays. Dès lors, Hofer retourna chez lui.

La victoire de Wagram, le 6 juillet, vint annuler les succès précédents. L'armistice de Znaim, le 12, cédait le Tyrol et la Bavière. Napoléon envoya 40 000 hommes pour reprendre Innsbruck.

La guérilla de Hofer recommença. Sa tête fut mise à prix. Les 13 et 14 août, il défit le maréchal Lefebvre au Bergisel après 12 heures de bataille. Une fois encore il prit Innsbruck.

 

Un chef charismatique

Hofer devint commandant en chef et dirigea ses troupes depuis Hofburg au nom de l'empereur d'Autriche. Le 29 septembre il reçut une médaille impériale et une nouvelle assurance du soutien de l'Autriche au Tyrol.

Le Traité de Schönbrunn reconduisit le scénario de l'armistice de Znaim et céda encore le Tyrol à la Bavière. Hofer et ses compagnons déposèrent les armes contre la promesse d'une amnistie.

Le 12 novembre, Hofer reçut de fausses informations de pseudo-victoires autrichiennes. Ce qui l'incita à reprendre les armes. Cette fois, la mobilisation fut faible et rapidement les troupes franco-bavaroises réduisirent la guérilla. Hofer alla se cacher dans les montagnes de son Passeiertal natal. Sa tête fut mise à prix 1 500 florins. Franz Raffl, son voisin, le trahit et il fut capturé par les troupes italiennes le 2 janvier 1810 dans un chalet d'alpage (le Pfandleralm, un pâturage alpin près de la ferme de Prantach en face de San Martino in Passiria), et envoyé à la cour martiale de Mantoue. Raffl fut retrouvé lynché.

 

Chute de Hofer

La légende prétend que Napoléon donna l'ordre d'un « juste procès avant de le descendre » (plus tard il confia à Metternich que Hofer avait été exécuté contre sa décision). Andreas Hofer fut fusillé à Mantoue le 20 février 1810.

 

Hofer devint un martyr en Allemagne et Autriche. Son nom servit de point de ralliement contre le pouvoir de Napoléon.

 

Un symbole d'indépendance

En 1823, les restes de Hofer furent rapatriés de Mantoue à Innsbruck. En 1834, sa tombe fut ornée d'un mausolée de marbre. En 1818, sa famille reçut une lettre de noblesse de l'empereur d'Autriche. En 1893, sa statue en bronze fut érigée au Bergisel (Innsbruck). Chaque année, à Meran, son épopée est rejouée en plein air.

L'hymne d'Andreas Hofer, est devenu l'hymne officiel du Tyrol. Pendant les années de querelle linguistique au Tyrol du Sud, la mémoire de Hofer fut souvent utilisée comme exemple de la résistance de la population germanophone aux velléités d'italianisation, notamment sous le régime fasciste.


Partager
2 Réaction en Autriche: le Monument Hofer (Innsbruck) Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

20rèyacsionsAutriche1800Andreas_Hofer_Berg_IselInnsbruck


Partager
2 Réaction en Autriche: le héros Andreas Hofer (in: Die Zeit, 08/04/2009) Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

20rèyacsionsAutriche2009DieZeit0804


Partager
2 Réaction en Autriche (AL 23/02/2009) Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

20rèyacsionsAutricheantirèv2009AL2302


Partager
2 Réaction en Allemagne: "Bülows Truppen in Berlin" (reconstitution d'une bataille près de Berlin) (FAZ 10/08/2006) Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

20rèyacionsAlemagneantirèv2006BülowsTruppenBerlin1813FAZ1008


Partager
2 Réactions antinapoléoniennes en Corse Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

L.M., D’Elbe à Ajaccio, avec Napoléon pour guide, LB 9/8/1999

 

Sur l’île d’Elbe, une messe est dite à sa mémoire tous les 5 mai, à l’église de la Misericordia.  En Corse, les Corses « lui préfèrent Pascal Paoli, un oublié des livres (français) d’histoire, qui avait offert à la Corse ses quelques mois d’indépendance. » 


Partager
2 L'Espagne n'oublie pas Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

Francisco_de_GoyaELTresdemayode1808enMadridexécutionsrépressionsanglante 

GOYA, El Tres de mayo de 1808 en Madrid:

commémoration des exécutions et de la répression sanglante par les troupes napoléoniennes


Partager
2 Antirévisionnisme en Espagne Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

                                  20rèyacsionsEspagneObelisco_Dos_de_mayoMadridsymboledelarébellionmadrilènepourl'indépdupays1808

Castaños volvió a ganar, El País, 08/10/2005

 

La ciudad de Bailén recréa la batalla de 1808 que marcó el principio del ocaso del Imperio de Napoléon

Unos 350 participantes, procedentes de toda Espana y de Rusia, Holanda, Francia, Reino Unido y Portugal, serán los encargados, hoy y mañana, de ofrecer un espectáculo que servira de calentamiento para la conmemoración en 2008 del bicentenario de la batalla de Bailén. "Nuestro objetivo es reconstruir en vivo y de forma rigurosa un hecho que convierte al amante de la historia en un actor de la misma y no solo en un pasivo espectador", subrayó Antonio Osende, présidente de la ANE, quien insistió en que detrás de lo que puede parecer algo "folclórico" se esconde "una larga investigación histórica", que incluye el adiestramiento en el manejo del armamento y el conocimiento de tácticas militares.

 

Y. montero, San Sébastian La mayoria de los vecinos de Hondarribia intenté ayer hacer invisible la participation de las mujeres soldado en la fiesta que conmemora la Victoria de las militias de Guipúzcoa sobre las tropas francesas en 1638.

 


Partager
3 Jamais un marcheur en uniforme napoléonien ne pourra défiler devant ce monument! Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

01945CommunjuivedeCharleroicimetièredeMpériodiqueEcoutearcinelle


Partager
3 le révisionnisme chez nous: attention à l'oubli Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

0d'autresoublis


Partager
4 Antirévisionnisme : communauté juive, pour l'unité belge, contre l'extrême-droite (LB 11/05/2004) Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

40LB11052004


Partager
5 Révisionnisme: culte napoléonien et extrême-droite Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

Culte napoléonien et extrême-droite 

 

 

1 Ribbe Claude, Le crime de Napoléon, éd. Privé 2005

 

La fascination des fascistes pour le dictateur fran­çais n'est pas nouvelle. Il est temps d'avertir ceux qui, pour les grandes occasions, aiment à s'affubler du bonnet de grognard, qu'il va leur falloir à présent assumer leurs inavouables prédécesseurs. Car les deux plus grands admirateurs de Napoléon furent Adolf Hitler et Benito Mussolini, dont personne ne saurait

 

 

2 Jourdan Annie, Mythes et légendes de Napoléon, éd. Privat, 2004

 

(p.29) Le sacre du 2 décembre 1804 eut pour effet immédiat de rallier la plupart des prêtres à l'Empire. Mais celui-ci n'en fut pas pour autant une « monarchie chrétienne », dans le sens strict du mot, en ce sens que Napoléon n'eut de cesse d'invoquer sa légitimité divine pour imposer à Rome et au clergé catholique sa politique. En témoignent plus parti­culièrement la création du Catéchisme impérial et la fête de la Saint-Napoléon de 1806, qui visent à déifier de son vivant le nouvel Empereur. Si l'on en croit l'étude de Latreille sur le sujet, la curie, qui les examine quelque temps après leur élaboration mais trop tard pour les empêcher d'être diffusées en France, juge les deux créations trop poli­tiques et irrespectueuses de la religion. Dans le Catéchisme, Napoléon avait ajouté de sa griffe qu'il fallait le considérer comme « l'image de Dieu et le dépositaire de sa puissance sur terre ». Mais outre cette prétention à poser l'Empereur en représentant de Dieu, le Catéchisme, qui devait être imposé à l'ensemble du clergé de l'Empire, aurait été destructeur de l'autorité religieuse, propagateur d'un « dangereux» esprit de tolérance et aurait exalté par trop la puissance civile. C'était là bien évidemment son intention. Portalis le confirme quand, en mai 1807, il écrit à Napoléon:« Tout est calme, tous les évêques français ne sont occupés qu'à remplir les vues supérieures de Votre Majesté en facilitant de toute l'influence de leur ministère les opérations politiques de la conscription. » la leçon VII, en effet, prônait les devoirs des sujets dans l'ordre temporel, au nom de la volonté divine: « C. - Pourquoi sommes-nous tenus de tous ces devoirs envers notre empereur? « R. - C'est, premièrement, parce que Dieu qui crée les empires et les distri­bue selon sa volonté, en comblant notre Empereur de dons, soit dans la paix, soit dans la guerre, l'a établi notre souverain, l'a rendu le ministre de sa puis­sance et son image sur la terre. Honorer et servir notre Empereur est donc honorer et servir Dieu même. Secondement, parce que Notre Seigneur Jésus­Christ, tant par sa doctrine que par ses exemples, nous a enseigné lui-même ce que nous devons à notre souverain 6 [...] » 

 

6- André Latreille, Le Catéchisme impérial, Paris, Les Belles Lettres, 1935. Sur Portalis, voir p. 174. Sur le Catéchisme, voir pp. 80-81.

 

(p.123) L'extrême droite royaliste et Napoléon« Seulement les coups d'État royaux ont assuré l'ordre pour un bon bout de temps, ce qui a permis bien des choses. Des coups d'État bonapartistes, le dernier, en 1851, n'a rien fondé; on est revenu, en dix ans, au vomissement parlementaire; et, pour celui de 1799, c'est une question de savoir si sa durée n'a point causé plus de calamités qu'il n'avait rendu de services initiaux. On va voir que tout reste discuté, balancé, hormis un point: Napoléon fut un très grand général. » Charles Maurras, Jeanne d'Arc, Louis XlV, Napoléon, in Œuvres capitales, Il, Paris, 1954. (p.123) Jacques Godechot, grand spécialiste de l'histoire de la Révolution française, aborde le sujet sous un autre angle. Il passe en revue les diverses fonctions exercées par Napoléon avant de conclure sur les erreurs commi­ses en chaque domaine. Génie militaire, Napoléon? Certes, mais un génie incomplet qui ne sut innover en matière de stratégies et de techni­ques militaires. Grand politique? Sans doute, mais il fit l'erreur de vouloir rallier l'aristocratie, au lieu de rester au centre gauche; de même, il conclut le Concordat sans parvenir à séduire pour autant le clergé réfractaire. En économie, même reproche. Napoléon n'a rien compris de l'immense révolution qui s'accomplissait dans les domaines industriel et commercial. Du point de vue social, il n'a pas non plus prévu la for­mation du prolétariat ouvrier, ni la naissance d'une société industrielle. C'était là, il est vrai, beaucoup lui demander, d'autant que la France des années 1800 n'était pas à l'avant-garde dans ces domaines. Plus encore que ses prédécesseurs universitaires, Godechot perçoit en Napoléon un homme du passé et dénonce l'imperfection de son génie, en vue d'anéantir une mythologie.  (p.128)  Le pourfendeur de la liberté« Les armées de la République firent la guerre aux rois! Napoléon la fit aux peuples! Elles fondèrent des gouvernements populaires en Hollande, en Suisse et dans toute l'Italie; Napoléon établit par­tout des rois avec un pouvoir entièrement semblable à celui qu'il exerçait. Après la paix d'Amiens, il avait rétabli l'esclavage à la Guadeloupe, à Cayenne, et tenté, par une expédition considé­rable, de remettre les nègres de Saint-Domingue dans la servitude. La souveraineté sans contrôle, atteignant tout, à laquelle rien, ni personne ni chose, ne peut échapper, telle que Napoléon l'avait organisée, ne pouvait tolérer nulle part un vestige de liberté; aussi ce fut un dessein bien arrêté et constamment suivi par l'Empereur d'anéantir la liberté partout où il pourrait l'atteindre, sous quelque forme qu'elle se présentât à ses yeux. » Flora Tristan, Promenades dans Londres (1842), Paris, Indigo & Côté-femmes Éditions, 2001. Dictature, certes; despotisme également. La nature précise de ce pouvoir importe sans doute moins que ses effets, sauf à vouloir y discer­ner le lien qui relie Révolution et Empire. Qualifier le Consulat de dictature militaire implique une rupture réelle entre les deux périodes et en récuse en somme la nécessité; ç'aurait été le choix personnel de Bonaparte et, à ce titre, il aurait constitué une régression par rapport à la Révolution. Qualifier au contraire le régime de dictature de salut public revient à souligner la continuité entre Révolution et Consulat, à imputer aux circonstances tragiques la dictature et à absoudre Napoléon, qui devait la (p.129) mettre en œuvre sous peine de ne pouvoir sauver la France issue de 1789. Insister enfin sur le despotisme éclairé de 1799-1814 relativise la nouvauté des réalisations entreprises par Bonaparte, qui aurait poursuivi la nouveauté des réalisations entreprises par Bonaparte, qu aurait poursuivi la tâche de rationalisation que n’avait pu mener à bien l’Ancien Régime. C’est en somme là l’interprétation de Louis Bergeron, qui n’oublie pas de souligner à juste titre le caractère policier du régime, avant de conclure sur la nouveauté du tye de pouvoir introduit par Bonparte : un alliage de démocratie passive et d’autortié. Inutile de dire que chez ces historiens universitaires, la mythologie cède le pas devant l’histoire critique. Napoléon n’est plus un sujet de haine ou d’admiration, mais un objet d’étude.  (p.130) Cette obsession de grandeur et de gloire /de la France /est récurrente depuis l'Empire et remonte à plus loin encore. Elle relie Louis XIV à de Gaulle, en passant par la Révolution, Napoléon Ier, Napoléon III, voire Pétain. Autrefois monarchique, révolutionnaire, impériale, la grandeur nationale est captée progressivement par les courants de droite, en ce qu'elle implique ordre, puissance, autorité, honneur, nationalisme. Elle fait bon marché des libertés, de l'égalité et de la fraternité entre les peuples. Car la grandeur de la France se fait - s'est faite - nécessairement au détriment de ses voisins. Elle privilégie un seul peuple, les Français, et a donc des accents nationalistes. Ce n'est pas pour déplaire à la droite de l'entre­deux-guerres. Louis Madelin s'en réjouit et pardonne à Napoléon une ambition tout entière tournée vers la gloire de la France. Peu importe les désastres et les horreurs du règne. Ils sont à la mesure du génie napoléo­nien. Au nom de la patrie et de sa grandeur, le nationalisme conservateur ressuscite dans un même élan Jeanne d'Arc et Napoléon. Si tous n'ap­plaudissent pas unanimement aux conquêtes, ils s'extasient devant le génie multiforme du Héros, quitte à adopter la harpe ossianique ou la lyre homérique. Bainville va plus loin encore, il ressuscite en faveur de l'homme extraordinaire le mythe solaire.Avec la montée des fascismes, la démocratie est de plus en plus critiquée, d'autant qu'en 1936, la République parlementaire entreprend des réformes sociales d'envergure et qu'elle est dirigée par Léon Blum, qui concentre sur lui les haines racistes les plus odieuses. Non seulement aux ordres de la « finance juive internationale », membre de l'Inter­nationale maçonnique, Blum participerait du complot universel contre la France. Pis. Il ne serait ni socialiste ni français:« C'est un trait curieux de ce chef de l'Internationale ouvrière qu'il semble craindre les contacts avec la terre: il n'a jamais frémi en sentant monter à ses narines l'odeur du sillon ouvert par le fer de la charrue; il est étranger à tout ce qui est sève, humus, sources entre les mousses, sentiers entre les haies, [H'] glèbe, argile, terre grasse, terre de bonne amitié. Ah! Ce n'est pas un homme de chez nous. » (M. Bedel, cité par P. Birnbaum) (p.131) Les nationalistes français avaient une imagination déferlante, amplifiée par les sciences nouvelles - géographie des races chez André Siegfried, anthropologie ethnoraciale de Georges Montandon, pour ne citer qu'eux. Mais le champion en la matière était sans nul doute l'au­teur de Bagatelles pour un massacre, qui aurait volontiers échangé le président du Conseil contre le dictateur nouveau: « Portant les choses à tout extrême, pas l'habitude de biaiser, je le dis tout franc, comme je le pense, je préférerais douze Hitler plutôt qu'un Blum omnipotent. Hitler, encore, je pourrais le comprendre, tandis que Blum, c'est inutile, ça sera toujours le pire ennemi, la haine à mort, absolue. Lui et toute sa clique d'Abyssins, dans la même brouette, ses girons, son Consistoire... Les Boches au moins, c'est des Blancs... S'il faut des veaux dans l'aventure, qu'on saigne les Juifs! C'est mon avis... » (L.-F. Céline, cité par P. Birnbaum) Malgré leurs attaques contre le ver corrupteur que serait l'étran­ger, les pourfendeurs du Front populaire et les zélateurs de l'antisémitisme n'en continuent pas moins curieusement de célébrer le Héros corse - contrairement aux républicains du XIXe siècle, qui imputaient à l'« instinct de race» l'impérialisme napoléonien. Le nationalisme exclusif de cette extrême droite inclut Napoléon dans l'histoire de France et chante l'antique race insulaire: « race obstinée, aux mœurs pures, au regard pathétique, lignée altière et sauvage» (J. Bainville). Dans cette belle origine se retrouverait ce qui fait défaut en France: la pureté, l'énergie, la virilité perdues depuis l'entrée dans la Ille République. Ces démonstrations n'ont pas pour dessein de trans­former Napoléon en un dieu de la Guerre. Bien au contraire. L'Empereur se serait battu pour la paix et les frontières naturelles que lui refusait l'Europe - notamment l'Angleterre. Car la haine de la République va de pair avec une anglophobie, déjà perceptible sous la Restauration, entre autres chez Hugo ou chez Béranger, mais pour d'autres raisons - évi­dentes: le calvaire de Sainte-Hélène. Désormais, les invectives contre la perfide Albion sont fréquentes pour incriminer l'égoïsme d'une puis­sance capitaliste et protestante, dont le mercantilisme serait responsable de la tragédie impériale. (p.132)  Le culte de la force et de la grandeur débouche en 1940 sur la nomination au pouvoir du maréchal Pétain, suivie bientôt de la disso­lution de l'Assemblée. Pétain est perçu à son tour comme le Sauveur qui rendra gloire et honneur à une France humiliée par la défaite. C'est l'époque où paraissent de nouveaux ouvrages pronapoléoniens: presque tous dédiés au Maréchal. Reviennent alors sur le devant de la scène les vertus qui avaient fait les beaux jours de l'Empire: honneur, famille, patrie. Pétain, moins enclin que Napoléon à adopter le rythme de son temps et à regarder en avant, y ajoutera le travail et le retour à la terre, les vertus morales et chrétiennes. Son héros par excellence ne sera donc pas le Grand Capitaine, héritier des Lumières, mais l'héroïque et pieuse bergère du xve siècle: Jeanne d'Arc.Communistes et socialistes sont poursuivis, tout comme ceux qui constituaient l'équipe du Front populaire. L'historiographie napo­léonienne devient plus que jamais nationaliste, racialiste, déterministe. On ressuscite les théories sur l'hérédité. On se réfère tant à Taine qu'à Claude Bernard. C'est ainsi que pour François Duhourcau, ancien combattant pétainiste, Napoléon serait grand parce qu'il est né d'une « énergique couveuse, singulière forcerie que cette maison sauvage et fière pour épanouir le germe de celui qui sera Bonaparte! » (sic 1). Et s'il agit de temps à autre de façon démesurée, c'est tout simplement parce qu'il possède un système nerveux pathologique, une cyclothy­mie qui le portera à des excès hyperesthésiques (sic!). Ce serait là la faille physiologique de cet « incomparable génie d'homme ». Mais c'est (p.133) dire que la destinée de Napoléon était tracée d'avance. En aucun cas il ne fut coupable d'ambition égoïste; il ne fit que suivre l'instinct qui le portait vers la conquête. Le mythe du Sauveur ou du Génie aurait pu s'en trouver rabougri!Si, d'une part, les références à l'Empereur contribuent implicitement à louer le Patriarche, le Père de l'État national qu'est devenue la République française, dans le camp adverse (la Résistance) elles peuvent tout aussi bien s'en prendre au vieillard de quatre-vingt-quatre ans, incapable de clore une paix satisfaisante ou de poursuivre le com­bat. Quel contraste entre le jeune Bonaparte et le Maréchal! Raison de plus pour qu'après guerre, Napoléon puisse à nouveau être invoqué pour redorer le blason de la France. Dans ce contexte, c'est bien sûr le glorieux héritier de la Révolution, le vainqueur de l'Égypte ou le conquérant de l'Allemagne que l'on glorifie - de Gaulle n'oublie pas de se référer à l'illustre expédition d'Égypte au moment où il organise en Afrique du Nord les Forces libres. Ces glissements (incessants) révè­lent combien les personnages historiques sont en mesure de consoler des traumatismes subis durant les guerres, mais trahissent aussi le besoin des temps de crise de se tourner vers des personnalités lointaines et qui échappent donc aux incertitudes du présent. Une fois encore est exorcisé le despotisme de l'empereur des Français au profit de sa gloire et de son génie. Les premiers sondages réalisés en 1948 dévoilent que Vichy n'a pas terni la popularité du conquérant héroïque - qui rede­vient l'idole compensatoire d'une France humiliée et l'étendard de la grandeur nationale meurtrie. (p.133) La victoire des Alliés en 1945 met fin aux mouvements d'ex­trême droite et aux éloges dithyrambiques de la force et de la violence. Un autre général entre en scène: Charles de Gaulle, dont la personna­lité haute en couleur évince des mémoires celle de l'indigne maréchal. De Gaulle, justement, cultive lui aussi une image de Napoléon. Mais c'est un Napoléon nuancé, devant lequel on est partagé entre le blâme et l'admiration: « Sa chute fut gigantesque, en proportion de sa gloire. Celle-ci et celle-là confondent la pensée. »

 

(p.135) Ce mythe - qui inclut aussi bien Napoléon et ses victoires que les guerres révolutionnaires et les conquêtes coloniales, elles-mêmes liées à la « mission» civilisatrice de la France - exorcise les catastrophes de l'histoire nationale, dissimule les fautes et les erreurs, apaise les blessures d'amour-propre, mais, comme tous les mythes, c'est une construction mensongère, fondée sur une illusion dangereuse, qui motive par de beaux principes des réalités sinistres, telles celles dénon­cées à partir des années 1960 à propos de la guerre d'Algérie. Militarisme et colonialisme se trouvent être deux réalités d'un même système mythologique qui visent la grandeur nationale, avec les dan­gers et excès afférents. Dans une Europe unie et pacifiée, elles sont vouées à s'estomper. La grandeur actuellement, c'est celle que confè­rent à la France les dieux du stade ou des Olympiades - ainsi que le démontrent les résultats des sondages récents. (p.157) La morale de l'histoire dans la France de Vichy, c'est avant tout celle que donne la Prusse du XVIIIe siècle, où l'art de raisonner est discrédité au pro­fit de l'action, de la discipline et du bon sens - auxquels l'on devrait en somme la supériorité militaire de l'Allemagne du xxe siècle. De ce point de vue, Napoléon peut demeurer dans le panthéon pétainiste. Mais il ne peut l'emporter sur Jeanne d'Arc, en ce qu'il est lui-même l'héritier des Lumières et le législateur rationnel d'une France centralisée à l'extrême. Et s'il a hissé très haut les drapeaux de la victoire et réconcilié pour un temps les Français, il n'a pas libéré la France, mais, à l'inverse, il est cause des deux invasions de 1814 et de 1815. (p.158) Une fois encore, il demeure le Sauveur, mais c’est un sauveur ambigu. 

 

(p.198) Mango Jeunesse a réalisé un CD de 11 chansons originales qui déclinent sur une musique rock les prouesses de la carrière de Napoléon, quitte à fustiger l’Angleterre et à discréditer la République : (…). Le CD constitue le supplément de Napoléon et son temps, manuel destiné aux jeunes - auxquels l'on ne saurait trop conseiller de prendre leurs distances envers le bonapartisme fort peu pédagogique des concepteurs. Une même méfiance est de rigueur à l'égard des sites qui se multiplient actuellement et dont certains sont à n'en pas douter entre les mains d'admirateurs fervents de Napoléon le Grand, l'homme providentiel. Qu'en est-il du nouveau site « Napoléon IV», qui se donne pour le premier parti politique virtuel et qui plaide en faveur d'un retour au bon sens? Aux internautes d'en juger: «Attention toutefois, Son Excel­lence est coluchienne, et il vaut mieux ne pas se formaliser de son humour parfois acide! » Reste à se demander si Coluche se serait retrouvé sous cette étiquette saugrenue.De la musique rock au film d'animation (Le Chien, le général et les oiseaux de Francis Nielsen), en passant par la bande dessinée (Napoléon et Bonaparte de Jean-Marc Rochette, chez Casterman), les enfants eux-mêmes sont invités à commémorer l'épopée. Difficile avec ça d'oublier l'Empereur!

 

(p.199) La pérennité du mythe napoléonien corrobore la nostal­gie du merveilleux, du surnaturel chez le plus grand nombre; dévoile l'aspiration régulière, sinon constante, à un monde où se succéderaient miracles et exploits; trahit la soif d'héroïsme de générations qui en sont privées et la nostalgie de grandeur d'hommes déçus par le nivellement démocratique ou le déclin des grandes idéologies; elle signale enfin les périodes de crise - puisque, à en croire Taine, « il faut de grands maux pour susciter de grands hommes ». N'en faut-il point pour les commé­morer? Si tel est bien le cas, la figure de Napoléon parlera longtemps encore aux hommes les plus divers, d'autant qu'elle abrite plusieurs mythes fondateurs: Prométhée, Phaeton, Messie ou Christ; mais aussi des mythes anciens et modernes: Alexandre, César, héros exemplaire, éner­gique et volontaire, visionnaire, sauveur, martyr; des mythes primitifs: éternel retour et âge d'or; sans oublier les mythes nationaux - unité nationale, gloire et grandeur - et les mythes nouveaux, nés des Lumières et de la Révolution - celui de l'homme qui doit tout à son mérite et à son génie, de l'homme qui s'est émancipé de Dieu et qui rivalise avec le divin. De l'apogée à la chute, Napoléon aura eu pour atout d'incarner les grands thèmes de la condition humaine (y compris ceux de la modernité). Ce qui pourrait expliquer sa renommée universelle et la durée du succès. 

 

 

 

3 Exemple de manifestation révisionniste encore organisée :

 

un colloque où le côté négatif de la dictature de Napoléon sera passée sous silence :

 

« Sous-lieutenant », La Belgique sous la Révolution et l'Empire, 07/06/2007

Le samedi 6 octobre 2007 à l'hôtel de ville de Saint-Gilles, près Bruxelles, le Souvenir napoléonien organise un colloque scientifique intitulé "La Belgique sous la Révolution et l'Empire".

Sujets abordés

- De la Révolution à Napoléon ou les enjeux de la mémoire en Belgique, par Philippe Raxhon, professeur à l'université de Liège.
- 1793, les votes de rattachement à la France, par Jean-Marie Horemans, président du Centre d'histoire de la Thudinie.
- Du prince à l'Empereur, Liège sous le régime français, par Francis Balace professeur à l'université de Liège.
- Thérésia et Joséphine, par la princesse Elisabeth de Chimay.
- Napoléon et Ostende, les cinq séjours de Napoléon Bonaparte sur le littoral, par Jean-Jacques Pattyn, secrétaire général de la Société royale belge d'études napoléoniennes.
- La pacification religieuse, par Jean Stèvenaux, administrateur du Souvenir napoléonien.
- Le prix de Rome pour la musique et les musiciens protégés par l'Empereur, par Marie Cornaz, de la section musique de la Bibliothèque royale de Belgique.
- L'Empereur favorise la recherche scientifique: un Liégeois découvre le procédé de réduction d'un nouveau matériau, le zinc, par Louis Dussoulier, premier compagnon des Compagnons de l'Empire.
- Les soldats belges dans les armées impériales, par Patrick Maes, président de l'Association belge napoléonienne.
- La franc-maçonnerie en Belgique sous l'Empire, par Jacques Lemaire, professeur à l'université libre de Bruxelles.


Colloque ouvert à tous mais sur préinscription obligatoire auprès du secrétariat du Souvenir napoléonien à Paris: 01 45 22 37 32. (places limitées).

 

 

NB Quand aura-t-on un colloque semblable à propos des bienfaits de  l’Occupation nazie en Belgique ?

 

 

 

 

 

 


Partager
5 Révisionnisme dans le monde: années 2000: manifestation anti-israélienne antisémite Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

2000anéyesantirèvHeilHitler


Partager
5 Révisionnisme: en Belgique Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

2008LB2611


Partager
5 Révisionnisme aux USA, en Europe Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

XdrEuropeUSA


Partager
5 Révisionnisme en Europe: Allemagne Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

XdrAllemagne


Partager
5 Révisionnisme en Europe: France Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

XdrFrance


Partager
5 Révisionnisme en Europe: Hongrie Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

XdrHongr


Partager
5 Révisionnisme en Europe: Lettonie, Ukraine Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

xdrlettukr


Partager
6 Réhabilitation: une forme d'oubli Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

années 2000

Belgique / Bastogne

 

Présence d’un ancien officier allemand lors d’une commémoration au début des années 2000.

 

2008

Allemagne/

 

Van den Boogaard Oscar, Nazipop, DS 02/06/2008

 

Nu bekend is geworden dat de nieuwe vestiging van Mada­me Tussauds in Berlijn ook een wassen beeld van Adolf Hit­ler zal tonen, beginnen de Duitsers met hun verwerkingsproces van voren af aan. Verontwaardiging en instemmend applaus. Na de vraag of een menselijke Hitler tot bagatellisering van de misdaden van Nazi-Duitland leidt, is nu de vraag of een wassen Hitler dat doet. Is het niet een volgende stap in de normalisering met de omgang met het verleden, een teken van emancipatie? Of is het juist een stap terug, het bewijs van ongevoeligheid? Is de 'verpopping' van Hit­ler niet een vorm van gratieverlening met terugwerkende kracht? Wordt Hitler nu niet even onschuldig aïs Jennifer Lopez, Boris Becker en Koningin Elizabeth?                  

Om te voorkomen dat het wassen evenbeeld van de oud-dictator uitgroeit tôt een bedevaartsoord voor extreem-rechtselingen, wordt Hitler zo krachteloos mogelijk in beeld gebracht, aïs een gebroken man in zijn bunker tijdens de verovering van Berlijn door Sovjet-troepen in 1945. Ook komt Hitler achter een tafel te zitten, zodat bezoekers zich niet naast hem kunnen laten fotograferen. Het is moeilijk om geen sympathie of medeleven te voelen voor een gebro­ken eenzame man aan een tafeltje.

Uiteindelijk veranderen zelfs de gruwelijkste dictators in levenloze poppen die niets gevaarlijks meer uitstralen. Dat is onze omgang met de geschiedenis. Uiteindelijk herwint iedereen na verloop van tijd zijn onschuld. Iedere gebeurtenis, hoe gruwelijk ook, wordt Uiteindelijk een verhaal dat zonder tranen verteld kan worden. En daarna vergeten. Daarom herhaalt de geschiedenis zich steeds opnieuw.

 

2008

Gierath (Allemagne)

 

Défilé avec le fameux « Pas de l’oie »

 

http://www.youtube.com/watch?v=4nQr8frbp2c

 


Partager
6 Sortie du timbre Lénine: un pied de nez à l'Histoire Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

2000anéyestimbeLènine


Partager
6 Reconstitution napoléonienne: approximation = déformation de la vision du passé Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

2008bAL0205Lignèavoustudiantsdèsfacs


Partager
6 Reconstitution 40-45: paradoxalement le début de l'oubli Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

2008cAL1212ReconstitutionVxSS


Partager
6 in: AL 28/01/2009 - Hitler à Couvin Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

2009AL2801l


Partager
7 & 8 Plan Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

7&8Plan0


Partager
7 & 8 PLAN Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

7&8Plan1


Partager
7.1.1 Pour que ceci n'arrive plus jamais ... Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

711aBlochLithographie


Partager
7.1.1 antirévisionnisme prénapoléonien: à porpos des mousquetaires Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

Les mousquetaires, un corps d’élite semblable à la SS, un passé sombre complètement oublié.

 

 

in wikipedia :

Le corps des mousquetaires de la maison militaire du roi de France a été créé en 1622 lorsque le roi Louis XIII dota de mousquets (arme d'infanterie) une compagnie de chevau-légers de la Garde aussi appelés carabins (cavalerie légère), elle même créée par son père, Henri IV.  (…) Les mousquetaires sont recrutés uniquement parmi les gentilshommes ayant déjà servi dans la Garde. Le passage aux mousquetaires est une promotion. Il permet de rejoindre un corps d'élite, proche du roi. De plus, il est prévu que les hommes quittant ses rangs soient nommés enseigne ou lieutenant (grade bien plus élevé alors, surtout dans les corps d'élite) dans les Gardes ou officiers dans les régiments. En l'absence d'école militaire, le passage sous les yeux du souverain permet de vérifier la compétence et la fidélité de chaque homme. (…) À la mort de Mazarin en 1661, la compagnie des mousquetaires du cardinal passa au roi Louis XIV. Elle fut réorganisée sur le modèle de la première compagnie en 1664 et reçut le surnom de « mousquetaires gris » dû à la robe de ses chevaux, alors que la deuxième compagnie fut appelée « mousquetaires noirs ».

 

Jean-Louis Clade, Au coeur de la vallée de la Loue, Pierre Perrin, 2000

(p.72) Au début de 1674, la France passait à l’attaque. (…) Le 5 mars 1674, la forteresse d’Ornans capitulait devant notamment 600 dragons et 1500 mousquetaires.

Ornans eut à souffrir de l’occupation française. Beaucoup, se souvenant des atrocités de la guerre de Dix Ans, avaient fui en Suisse ou s’étaient réfugiés dans les bois et les cavernes des environs.

 

La guerre de Dix Ans en Franche-Comté (1634-1644)

Après la guerre de Dix Ans, la situation est apocalyptique. La guerre, la peste et la famine ont ruiné la Franche-Comté. Villes incendiées, 70 châteaux brûlés, 150 villages qui ont disparu, femmes violées, vieillards brûlés vifs, des morts par milliers. Toute l'économie et la démographie de la Franche-Comté se trouvent bouleversées. L'agriculture doit repartir à zéro : le bétail est mort, les labours et les semailles n'ont pas été faits, les paysans sont partis dans les villes ou à l'étranger. La perte démographique est également très importante. Le recensement de 1614 donnait une population voisinant entre 405 000 et 410 000 personnes ; celui de 1657 indique qu'il y avait environ 215 000 habitants en Franche-Comté. Une différence de quelque 200 000 personnes ! On peut estimer que les deux tiers des Comtois sont morts pendant la période de la guerre de Dix Ans. C'est une dimension d'épouvante, aussi bien en Franche-Comté qu'en Europe.

 

 

Dans nos marches, la Société Royale des Mousquetaires du Roy de Thuin :

 

Société fondée en 1883. En 1958, les Mousquetaires défilèrent sur la grande esplanade de l’exposition universelle de Bruxelles. Cette compagnie montée rappelle les Mousquetaires de Louis XIII. Ils portent une ample cape de velours et, sous celle-ci, un pourpoint de velours au col et aux manchettes blancs. La culotte galonnée d’or est faite de soie assortie au pourpoint. De hautes bottes de cuir noir, des étriers d’argent, un ceinturon soutenant la rapière et un large feutre à plumes d’autruches complètent la tenue. Les Mousquetaires ont un étendard de soie blanche à fleurs de lys auréfiées.

 

D'autres groupes : les Mousquetaires de Sart-Saint-Laurent et de Jumet

 

 

 

 


Partager
7.1.1 Sart-Saint-Laurent: mousquetaires Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

711LiSaut2008mouskètaîres


Partager
7.1.1 mousquetaire à la Madeleine (Jumet) Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

711Madelène2008mouskètaîre


Partager
7.1.1 Antirévisionnisme prénapoléonien: notamment à propos des sans-culottes Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

Les dégâts occasionnés par le passage de troupes françaises entre les 16e et 18e siècles dans l’Entre-Sambre-et-Meuse

 

 

Notamment : les sans-culottes, un peloton présent dans nos marches…

 

 

16e-17e

M. Chapelle, R. Angot, Les processions et la marche militaire de la Saint-Feuillen à Fosses-la-Ville, s.d.

 

1) (p.43) "En 1928, le doyen de Fosse - l' abbé J. Crépin - attribua l' origine des Marches "à la nécessité d' être à même de défendre le Saint-Sacrement ou les Reliques des Saints contre une explosion du fanatisme protestant et, notamment, conte les coups de main des bandes de Huguenots français qui parcouraient notre région et ne reculaient pas devant d'odieux sacrilèges."

"Effectivement, en 1568, sous la conduite du Sire de Genlis, les Huguenots se livrèrent, à Fosse, à un pillage monstrueux les 18 et 19 octobre."

2) "En 1554, l' armée d' Henri II, roi de France, vint brûler Fosse les 5 et 19 juillet.  En 1568, ce fut le vandalisme des Huguenots signalé ci-dessus."

3) (p.44) "En 1653, le Grand Condé, lui aussi, investit la ville, la pilla et brûla l'hôpital des Soeurs Grises."

4) "Enfin, les guerres, suscitées par l' ambition de Louis XIV, roi de France, accablèrent aussi la cité d' une foule d' exactions."

 

15e

16e

18e

 

L' Entre-Sambre-et-Meuse, M. Gauchez, office de publicité - BXL 1949

 

(p.5) "Les troupes de Henri II et de Louis XIV y pillèrent cyniquement ." (= la Fagne) (Mariembourg, Philippeville).)

(p.8) "Le 20 septembre, ayant franchi la Sambre à Châtelet, Henri II logea à Jumet, puis il dévasta le Hainaut comme il avait ruiné l' Entre-Sambre-et-Meuse."

(p.70) La collégiale de Walcourt - "Les Français l' avaient incendiée en 1477" (…)

(p.80) "En 1794, Charbonnier, Saint-Just et Jourdan, désireux de dégager Maubeuge, et de passer la Sambre, marchèrent à l' attaque jusqu' au moment des victoires de Fleurus et de Charleroi: celles-ci livrèrent la Belgique aux Sans-Culottes et valurent à nos provinces d'irréparables ruines."

 

17e

18e

Michel Carly, Confluent, MAI-JUIN 1974, p.10

 

Le château d' Ham-sur-Heure:

sa tour principale fut rasée sur ordre de Louis XIV, pendant que ses troupes assiégaient Charleroi (en 1667);

en 1689, lors de la guerre de la ligue d' Augsbourg, le maréchal français d'Humières, qui vient de se faire bousculer à la bataille de Walcourt, met le siège au château et fait sauter les 4 pavillons qui flanquent  le bâtiment;

en juillet 1794, les troupes révolutionnaires du français Charbonnier pillent le bourg; le château est par bonheur épargné.

 


Partager
7.1.1 Sans-culottes (VA 12/08/1997) Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

712aVA12081997


Partager
7.1.1 Sans-culottes à Sart-Eustache (2002) Général - 19-05-2009 - justitia & veritas

712SansCulottesSautàStatche2002


Partager
7.2 Waterloo 1950: lien entre francophilie, repli régional, haine du bilinguisme, culte de la personnalité et marches napoléoniennes Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

0Waterloo1950


Partager
7.2 Le discours révisionniste pour soutenir les marches napoléoniennes Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Un bel exemple du REVISIONNISME pro-napoléonien d’un MARCHEUR « historien » aveuglé par sa francophilie…

 

Cela n’empêche pas l’Association des Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse de faire la publicité de ses trois petits ouvrages, présentés ci-dessous…

Pourtant, le discours qui suit se rapproche parfois à celui retrouvé dans la propagande très à droite.

 

 

Conreur Michel, La légende vivante de Napoléon en Entre-Sambre-et-Meuse, 1994

 

 

 

(p.30)  Aussi, lorsque les canons se sont tus (p.31) dans la plaine brabançonne, chacun a été heureux de retrouver la paix des champs, même dévastés. Tous les ans, le 18 juin, partout en Belgique, on a fêté "la victoire de Waterloo". Cet anniversaire ordonné par les autorités avec roulements de cloches et Te Deum est suivi par le peuple pour qui sont organisés jeu de balle et divertissements en tous genres.

Dans ces circonstances, on ne comprend guère que des anciens combattants de l'Empire soient venus exhiber leur uniforme de la "Grande Armée" lors des processions ou d'autres cérémonies publiques. Ces actes, qui auraient été considérés comme politiques et provocateurs, sont impensables. C'est pourtant ce que certains commentateurs de nos marches soutiennent, sans le moindre fondement, car aucun document ne penche en ce sens. Le fait de parader avec un uniforme français aurait évidemment été remarqué et vraisemblablement sanctionné; nous en conserverions des traces dans les archives. D'ailleurs, les uniformes et les armes avaient dû rentrer dans les dépôts et l'autorité faisait la chasse à ceux qui étaient soupçonnés de conserver chez eux des effets militaires. A Thuin, par exemple, en 1815, plusieurs missives font des réclamations en ce sens auprès des anciens combattants. Et tous les vêtements abandonnés par les Français, notamment dans Charleroi ou Beaumont, ou recueillis sur les cadavres, particulièrement sur les champs de bataille de Ligny et de Mont-Saint-Jean ? Ces dépouilles ont rarement été conservées comme trophées militaires, mais plus prosaïquement reconverties en habits pour petits et grands en ces époques de grande pauvreté.

 

(p.33)  S’il s’agissait de de rendre hommage à l'Empereur et à ses grognards, ces jeunes gens auraient opté pour un uniforme représentatif de l'armée française ! Il nous semble qu'il s'agit ici plutôt d'une fantaisie qui va dans le sens de l'ironie et de la dérision. Cette jeunesse qui vient d'échapper de justesse à la conscription, à la guerre et peut-être à la mort, ne se moque-t-elle pas de cet état militaire en le présentant dans son aspect le plus cocasse?

 

(p.35) /Les hommes sauvages/

Ces personnages mi-sérieux, mi-bouffons sont signalés dans des cortèges en Angleterre (au 18ème siècle, ils ouvraient le passage au lord - maire de Londres), en Suisse, en France, notamment à Dunkerque, à Valenciennes...; en Belgique, à l'Ommegang de Bruxelles, à Malmédy où les "savadges cayets" répandent la panique parmi le public, à Ath où le géant Goliath est accompagné d'un " homme couvert de feuilles et armé d'une massue ainsi que du diable Magnon armé d'une vessie de porc ". Ces armes servent à corriger les audacieux et inspirent à la foule une crainte salutaire. A Renaix, Saint Hermès, à cheval, tient le diable au bout d'une longue chaîne, car celui-ci fait mine de piquer les spectateurs avec une fourche... Nous trouvons aussi ces hommes sauvages à Mons où, armés de leur gourdin, ils dégagent la queue du dragon des mains de la foule lors du célèbre combat qui suit la procession de Sainte Waudru.

(p.37)

Ces représentations bizarres de l’armée française seraient plutôt à ranger dans la légende anti-napoléonienne qui s’est répandue en Belgique comme en France après 1815.

On ne comprendrait vraiment pas que, dans l'esprit de l'époque, des anciens combattants de l'Empire se soient permis d'arborer leur uniforme (à supposer qu'il soit encore en leur possession) ni même d'imiter pour de vrai ces uniformes. D'ailleurs pour figurer un sapeur, il était finalement plus simple de trouver un tablier de cuir (chez le maréchal-ferrant, le forgeron, le verrier...) et de le blanchir au lait de chaux, de se munir d'une hache en fer qui existait dans toutes les maisons et de se fabriquer un colback avec une peau d'animal domestique, que de confectionner des simulacres cocasses.

(p.38)

Les tabliers de cuir, tout comme l'uniforme du premier Empire, apparaîtront surtout après 1850 lorsque, enfin on voudra représenter le plus authentiquement possible les soldats de l'Empereur. Mais parallèlement les tabliers de toile subsisteront comme une ancienne coutume alors que chacun aurait pu se procurer un vêtement de cuir utilisé par beaucoup d'ouvriers jusqu'au début du 20ème siècle, puisque les tanneries fonctionnaient à plein régime dans ces régions d'élevage.

Il s'agit donc, selon nous, de deux traditions différentes issues de l'épopée napoléonienne.

La première tourne en dérision l'Empire en présentant une parodie amusante du sapeur (et aussi du mamelouk). Ses acteurs sont les jeunes gens qui ont échappé aux misères de la guerre et à l'horreur des champs de bataille. Par exemple, à Thuin, le sinistre tirage au sort de 1813 en a fait tomber 32 que la chute de l'Empereur a soustrait au massacre. Les archives signalent qu'à la fin de l'Empire : " le nombre de déserteurs et de mutilés volontaires augmente de jour en jour". Ces mêmes jeunes gens auraient-ils pu, quelques années plus tard, glorifier l'Empereur déchu en revêtant ces uniformes rappelant tant de calamités ?

La deuxième a le souci, quarante ans plus tard, de reconstituer historiquement l'uniforme des héros de la grande armée (p.39) lorsque le temps a déjà fait son oeuvre et effacé les images sinistres de la guerre.

 

(p.40) Ainsi, jusqu'aux années 1850, on ne peut parler d'uniforme du premier Empire dans les marches. Tout au plus, par parodie burlesque et spécialement à Fosses, (p.41) quelques originaux s'affublent d'accoutrements de mamelouks et de sapeurs en dentelles que l'on peut assimiler à la contre-légende napoléonienne.

 

(p.53) A Thuin, aucune escorte n'existe en ce moment. La traditionnelle procession Notre-Dame d'el Vaulx qui avait connu un grand succès depuis le Moyen Age, a perdu ses compagnies avec le régime hollandais et poursuit sa route avec la seule procession religieuse. Ici, le curé a suivi à la lettre les interdictions de l'Evêque de Tournai. Un autre cortège, très militaire, sera organisé par l'administration communale en 1868 pour accompagner la procession Saint Roch créée à la suite de l'épidémie de choléra de 1866. Une invitation lancée aux sociétés de la région amènera notamment les Mamelouks de Jumet. Pour les années suivantes, Thuin tentera de créer ses propres sociétés. Verront ainsi le jour les "Hussards de la Ville Haute" et les "Grenadiers de Biercée" qui seront sans doute à l'origine de la fondation, en 1888, de la toujours prestigieuse (sic – Couvreur à peine chauvin) compagnie des "Sapeurs et Grenadiers de l'Empire".

 

 

(p.76) Dans le centre de l'Entre-Sambre-et-Meuse surtout, plus profondément dans les campagnes, la tradition locale, c'est-à-dire belge, subsiste avec plus de simplicité et parfois de fantaisie, car le "louageur" se procure sans trop de discernement tout ce qui peut revêtir un militaire d'occasion. C'est ce qui fait l'originalité de ces compagnies où l'on remarque un amalgame de défroques (sic – la vision négative de l’auteur à l’égard des costumes belges transparaît ici) de l'armée belge, d'anciens gardes civiques, parfois même de pompiers, d'agents de police ou de gendarmes alternant avec des groupes de zouaves français et emmenés par des sapeurs...au tablier de toile blanche, parfois même brodé et enrubanné, précédés d'un sergent portant une masse couverte de pics. Car ces sapeurs de fantaisie, issus des hommes sauvages de Fosses, ont proliféré à la fin du 19ème siècle. Leur succès tient sans doute à cette tenue étrange qui s'apparente, selon nous, à la contre-légende napoléonienne (sic).

 

(NB : Disons plutôt à la fidélité à la Belgique indépendante)

 

(p.77) L’Histoire qui a uni la Belgique et la France pendant vingt ans se perpétue dans ces défilés prestigieux comme le symbole vivant de liens (sic) ancestraux unissant à jamais une culture et une âme communes (sic).

 

(Ici, la francophilie maladive de M. Conreur est visible.)

 

 

La francophilie de M. Conreur est encore plus apparente dans le 2e livret :

 

 

Conreur Michel, 15 juin 1815, Napoléon en Entre-Sambre-et-Meuse, 1996

(p.12)

 

 

L'Entre-Sambre-et-Meuse, terre de Wallonie aux portes de la France, cultive le culte de l'Empereur Napoléon d'une manière vraiment vivante, spontanée (sic), populaire; plus qu'en Corse où il est né et qu'à Paris où il repose, plus que sur cette route de Haute-Provence par laquelle il a reconquis la France, plus même que sur cette plaine de Mont-Saint-Jean où l'on exploite aujourd'hui un tourisme de masse.

Au beau pays de Sambre-et-Meuse, c'est l'âme du peuple qui vibre à l'unisson (sic) des soldats de la Grande Armée, rythmée par les retours périodiques des défilés chamarrés évoquant, de près ou de loin, les régiments de l'épopée napoléonienne. Ici, la légende prolongeant l'Histoire, est continue, enracinée, authentique.

Certes, le premier Empire n'est pas seul représenté dans ces escortes militaires accompagnant les processions de chez nous, mais progressivement et de plus en plus intensément, la marque française domine, impériale et pompeuse. Le deuxième Empire s'ajoute au premier et les rouges, les bleus, les ors des uniformes dominent et éclatent dans les verts paysages.

Aux saints locaux honorés dans nos villes et nos villages, s'ajoute - confusément peut-être, mais réellement - ce héros mythique (sic) qu'est Napoléon.

Le marcheur rehausse de sa présence les processions et honore le patron de sa paroisse, mais ressent aussi une certaine fierté à porter l'uniforme impérial, sous l'étendard de l'aigle, sans se poser trop de questions, dans le désir

 

(p.14) Ces gens d'Entre-Sambre-et-Meuse, qu'ils soient civils ou anciens militaires, ont, plus que d'autres peut-être, été marqués par les images inoubliables des journées de juin 1815 : régiments débouchant de tous les chemins, escadrons de cavalerie fonçant dans les plaines, lourds canons s'embourbant aux passages des rivières. Ces événements qui avaient secoué toute la région ont dû être racontés bien des fois pendant les longues veillées d'hiver. Beaucoup même avaient vu de leurs propres yeux l'homme déjà nimbé de sa légende, certains - suprême honneur -avaient pu l'approcher, lui parler. Quelques jours plus tard, ces braves gens avaient assisté avec consternation (sic) à la fuite éperdue d'une armée en déroute, avaient soigné des blessés, aidé des mourants. Ils avaient été les spectateurs de cet étrange cortège qui, dans un désordre indescriptible, s'était évanoui dans les brumes de cette nuit du 18 juin. Quelques décennies plus tard, ce spectacle extraordinaire s'est estompé dans les souvenirs et la vie a repris son cours normal. Mais rien n'est plus comme avant. L'homme à la redingote grise qui a présidé aux destinées de nos provinces pendant une dizaine d'années a engendré un souffle d'espoir, de progrès, de liberté.

En Entre-Sambre-et-Meuse l'épopée de 1815 n'est pas complètement terminée. La légende vivante (sic) a prolongé la réalité et a fait éclore un nouveau vol de l'aigle (sic) , aujourd'hui pacifique et fraternel.

 

 

 

Le 3e et dernier livret est quasiment une ode à Napoléon… Révoltant.

 

 

Conreur Michel, 18-19 juin 1815, La débâcle et pourtant …, 1996

(p.90)

Le libérateur (sic) des peuples du début devient après 1812 l'homme à abattre, ce qui sera réalisé en 1813 à la bataille dite des Nations de Leipzig. La France envahie à son tour résiste héroïquement (sic).

Au printemps 1814, les alliés entrent dans Paris, l'Empereur abdique. La grande aventure est achevée.

La reconquête des Cent Jours qui prendra fin dans les plaines d'Entre-Sambre-et-Meuse et du Brabant Wallon ne sera qu'un dernier sursaut du colosse abattu.

 

Restent l'oeuvre civile et l'esprit européen de Napoléon.

(p.90)

L'oeuvre de Napoléon qui a véhiculé (sic – par la censure de la presse et une répression policière ! - ) en Europe les idées des philosophes français du siècle des Lumières et les (… ?) (p.91) dynamique a précipité le mouvement de réforme lancé au dix-huitième siècle, en France d'abord, en Europe ensuite. Son action, pour brutale qu'elle soit et qui ne doit pas faire oublier l'immolation de tant de victimes, fait ressentir ses bienfaits aujourd'hui encore.

(sic – ceci s’apparente à une ode à une certaine extrême-droite, brutale MAIS susceptible de bienfaits (forcément éphémères))

 

Il a atténué les excès de la Révolution tant en France qu'en Belgique en réconciliant la gauche et la droite. Il donne à la société civile la structure qu'on lui connaît encore de nos jours. Il abolit une quantité de lois et d'ordonnances désuètes issues de l'ancien régime. Il uniformise le système métrique, il diffuse le nouveau Code qui est resté la base de notre législation, il établit la prééminence du pouvoir civil sur le pouvoir militaire et religieux, il crée les lycées impériaux où l'on apprend les principes de liberté, d'égalité et de fraternité (sic – plutôt une opération de militarisation de la société) et où l'enseignement est basé sur les sciences et l'éducation physique, il développe l'Université et spécialement le domaine de la médecine, il encourage l'économie qui devient européenne avec des échanges et un véritable marché commun.

La Belgique spécialement obtient ses faveurs (sic – en envoyant notamment ses conscrits à la mort et en appauvrissant le pays) . Il y installe des chambres de commerce, organise des expositions universelles, favorise la métallurgie de Charleroi et de Liège où les rues et les ateliers sont éclairés au gaz à partir de 1811. Il encourage la culture de la betterave sucrière, il améliore le réseau routier et crée des canaux. Il désire étendre à tout l'empire un système de sécurité sociale établi à Liège qui ga­rantit aux ouvriers une assurance contre les maladies, les accidents, et une pension. Il délivre des Bourses d'études, fait venir à Paris de nombreux artistes belges ...

Bref, jamais l'Histoire n'a donné l'exemple d'autant de réformes et de bienfaits créés en si peu de temps ! (sic)

 

(p.92) Mais son oeuvre dépasse la France et la Belgique et étend son influence sur toute l'Europe. Pour assurer l'unifica­tion du continent, il distribue les trônes à des membres de sa proche famille : Joseph est roi d'Espagne ; Louis, roi de Hollande; Jérôme, roi de Wesphalie; Caroline, reine de Naples; Elisa, grande-duchesse de Toscane... Il crée la confédération du Rhin et réduit la mosaïque des états germaniques. Il développe une entente (sic) franco-allemande, base de l'unité européenne.  Paradoxalement (sic), les alliances contre sa politique constitueront une autre forme de rapprochement. Le brassage (sic) de populations qui découle des guerres de l'Empire et du nouveau régime impérial favorise la naissance d'un esprit ouvert (sic) à l'idée de l'Europe.

Le modeste (sic) enfant d'Ajaccio qui, en quelques années, a conquis Paris, la France et une grande partie du continent a largement marqué de son empreinte notre civilisation occidentale et forgé un esprit que l'on ranime aujourd'hui.

La débâcle du soir du dix-huit juin qui s'est répandue comme un torrent dans les chemins creux de Wallonie n'a pas été la fin, mais le commencement d'un monde.

 

 

Conclusion : que dire sinon « Heil Hitler ! »

 

Faut-il le répéter, il est vraiment dommage que l’Association des marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse fasse la promotion d’un tel navet révisionniste.

 

Révisionnisme à l’université…

 

D’autres analyses révisionnistes sévissent dans le sud de la Belgique, appuyées par des … universitaires (comme au bon vieux temps du national-socialisme) !

 

Ainsi, dans « Le Journal du 16 juin 1815 », édité par « Les Amis de Ligny », un complément de la visite du Musée Napoléon, à Ligny, dédié à la gloire exclusive de ce dictateur.

(Réd. chef : Axel Tixhon (professeur d’université))

 

V.M., La renaissance de l’Aigle :

« A la suite d’un retour sans encombre de l’île d’Elbe, Napoléon reprend le contrôle de la France. Il y entreprend directement de nombreuses réformes très libérales et assure aux grandes puissances qu’il souhaite la paix. Néanmoins, celles-ci ignorent (sic) les appels (sic) de l’Empereur et mettent en place une septième coalition contre lui. Profitant d’un soutien populaire énorme, Napoléon n’a pas attendu l’événement pour mobiliser ses troupes. »

 

 

 


Partager
7.2 révisionnisme napoléonien dans certaines de nos marches Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Dans certaines Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse, les tentatives d’effacer de la mémoire collective le passé atroce sous le règne de Napoléon sont encore nombreuses :

 

- défilés en costumes napoléoniens avec des drapeaux de l’époque ;

- cérémonies d’hommages à Napoléon et/ou à ses acolytes (monuments, champs de batailles, …) ;

- « pèlerinages » en Corse, sur l’Ile d’Elbe, à Austerlitz, …

- « pèlerinages » à Waterloo ; …

 


Partager
7.2.1 position de l'Association des Marches: l'évolution de son logo Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

0logosancyinsètnovias


Partager
7.2.1 Le passage au costume napoléonien: un acte purement politique, indigne du folklore belge Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

0passadje


Partager
7.2.1 "Honorez un saint, pas un assassin!" Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

in : Les marches folkloriques, VA 24/05/2007

Honorez un saint, pas un assassin

 

 «Napoléon était un anti­sémite. Il a déporté des tziga­nes. Il n'aimait pas les noirs. Quand je vois que certains endossent son costume pour une marche qu'ils appellent folklorique, je bondis. J'ap­pelle cela une dérive. Ma crainte, si on accepte cela, c'est de voir des pelotons SS dans les années 2040. On nage dans le révision­nisme!»

(…) « Que l'on prenne plutôt le costume belge (dit du Deuxième Empire) ou le belgo-hollandais. Au début, c'était ainsi dans nos mar­ches. Mais on a volontaire­ment changé les choses dans les années 60, dans une logi­que de confrontation entre les Wallons, que l'on voulait francophiles, avec les Fla­mands, du monde germani­que. .. »


Partager
7.2.1 Ham-sur-Heure Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

auBourk


Partager
7.2.1 Beignée Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Bingnêye


Partager
7.2.1 Dourbes Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Dourbe


Partager
7.2.1 (1) Fosses-la-Ville ; (2) Aisemont Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

 

 

 

FosseaSaperîyefoswèse1928

 

inzèsmonts9

 

Inzèsmontso

 

Aisemont


Partager
7.2.1 Fraire Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Fraîrea1990adjudants


Partager
7.2.1 Le Roux Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

LiRoua1949


Partager
7.2.1 Sart-Saint-Laurent Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

StLorintb1988


Partager
7.2.1 Châtelet Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Tchèslèta


Partager
7.2.1 Châtelet Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Tchèslètb


Partager
7.2.1 Châtelet Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Tchèslètb2007NapodjonnediStR'mèPrêle2008


Partager
7.2.1 Walcourt: le changement: passage du belge à l'anti-belge Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Walcoûta


Partager
7.2.1 Walcourt Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Walcoûtb


Partager
7.2.1 défilés: Walcourt Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Walcoûtc


Partager
7.2.1 marches renégates: Walcourt Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Walcoûtd


Partager
7.2.1 défilés: quelques dates marquées des événements révisionnistes Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

1981

in : Le Marcheur, 85, 1982, p.23

Lausprelle / Les Marcheurs au Grand Duché de Luxembourg

Pétange - 18/10/1981

 

« Soudain, une grande émotion nous étreint lorsque, sur notre passage, fusent de la foule luxembourgeoise les cris « Vive la France » (sic)

 

(NB Après vérification auprès de marcheurs, cela n’a été nullement le cas.)

 

1982

in : Le Marcheur, 85, 1982,  p.31-32

 

La procession de N.-D. de la Brouffe avec escorte militaire

La « Marche » fut ordonnée à sa création par le gouverneur du fort ; en 1806 par Napoléon, le préfet, le maire de ville (…).

 

Au temps de l’Empire, elle constituait un hommage à Napoléon et à la Vierge ; à notre époque, elle reste un hommage à N.-D. de la Brouffe et à sainte Marie-Madeleine.

 

(NB Faux. C’est également toujours un hommage à Napoléon.)

 

2007

Châtelineau – VA 28/08/07

Napoléon, le Maréchal Ney, le duc d’Aremberg, les généraux, colonels et capitaines

2007

Christian Masset, Saint-Gérard à Stave, VA 10/09/2007

 

A Stave, on ne voit pas de costumes du second Empire.

Seul le premier Empire est à l’honneur et ce jusque dans les moindres détails. C’est ça aussi, le respect (sic) des traditions.

 

Les grenadiers et tous les autres bataillons (sic) ont fait briller les couleurs napoléoniennes dans les rues de Stave pour la 20e fois.

 

2007

Evrard René, Un concentré de folklore wallon, AL 12/09/2007

 

Marche a vécu au rythme du Festiwal, la fête du folklore wallon.

 

(Photo > légende :

Les Volontaires belges (sic) de 1860 (sic) accompagnaient divers groupes de marcheurs de l’entre Sambre et Meuse (sic)

 

(sur la photo : un peloton de grenadiers du 1er Empire + drapeau français avec à l’avant Napo)

 

2007

in : Le Marcheur, 184, 2007, p.19-20

Cavalerie de la Marche St-Lambert de Cerfontaine

par Philippe MICHIELS

 

II ne faut pas se méprendre sur nos activités; nous ne sommes ni des adep­tes inconditionnels de Napoléon, ni des nostalgiques d'une époque révo­lue. Nous comptons dans nos rangs des femmes et des hommes de tous horizons qui ont en commun l'amour des chevaux et des beaux uniformes de l'épopée napoléonienne.

 

(NB Une belle contradiction.)

 

A Cerfontaine, une Marche folklorique et militaire se crée pour honorer la mémoire des conscrits de la localité qui ont combattu dans les rangs de la Grande Armée. Onze de ces soldats ont laissé leur vie dans l'un ou l'autre coin d'Europe.

 

(NB Honorer leur mémoire dans l’uniforme d’une armée sous les ordres de Napoléon, qui les a envoyés à la mort. C’est une infamie.)

 

C'est en 1965 que quelques Cerfontainois se réunissent et décident de faire revivre une Marche qui avait été aban­donnée lors de la première guerre mondiale, et pour commémorer le 150e anniversaire de la bataille de Waterloo.

 

(NB A part ça, cette Marche n’est pas dirigée par des inconditionnels…)

 

Comme c'est la coutume en Entre-Sambre-et-Meuse, elle doit accompa­gner une procession. Le comité choisit celle du 15 août, jour de l'Assomption. Elle prend le nom de Marche Saint-Lambert, celui-ci étant le patron de la paroisse de Cerfontaine.

Les différents groupes adoptent la tenue du Premier Empire. L'année sui­vante, un groupe de jeunes vient s'a­jouter à la Marche et pour se distinguer, prend le nom de «Jeune Marche». Ce groupe porte des uniformes du Second Empire.

 

Prenant pour thème le 1er Empire, on ne peut imaginer représenter l'époque sans y associer le cheval. En ce temps-là, le cheval représente le moyen de transport le plus rapide sur terre. L'Empereur ne dispose pas de troupes plus mobiles que les corps de cavalerie.

Céleste Hanoteaux, ancien de l'Escorte Royale de la Reine Elisabeth où il apprend le dur métier de cavalier, s'as­socie au Docteur Pierre Briquet, prési­dent d'un cercle équestre, pour créer un escadron de cavalerie au sein de la Mar­che Saint-Lambert de Cerfontaine. Se basant sur le cercle d'équitation«La Cri­nière» ils forment d'abord l'escadron des Grenadiers de la Garde en 1967.

 

De par sa bonne tenue, l'escadron s'é­toffe et on le scinde de manière à apporter plus de couleurs et de cha­toiement dans les tenues. Aussi en 1970, voit-on apparaître un groupe de Dragons dits de l'Impératrice ainsi nommé car l'Impératrice Joséphine en est la marraine.

Ne dormant pas sur ses lauriers, la cavalerie s'amplifie et en 1993 appa­raissent Napoléon et son escorte de Chasseurs à Cheval.

 

Dès lors, un homme ne pouvant diri­ger seul un tel groupe, une association dénommée «Cavalerie de la Marche Saint-Lambert » se crée. Celle-ci fait par­tie intégrante de la Marche Saint-Lam­bert de Cerfontaine.

 

Cette Cavalerie devra donner l'exem­ple d'une discipline militaire puisque

représentant des escadrons militaires. Les participants étant là pour leur plai­sir, les officiers useront de tout leur tact pour que les cavaliers acceptent cette discipline. Chaque cavalier se condui­ra dignement, revêtu d'un uniforme impeccable et acceptera une discipline librement consentie.

 

C'est ainsi que le 15 août, vous pouvez voir ouvrant la procession, un groupe de cinquante cavaliers, avec à sa tête, trompette et timbalier, suivis de Napo­léon et de ses Maréchaux, les esca­drons des Chasseurs à Cheval, des Grenadiers et des Dragons.

 

(NB En 2009, l’Association des Marches a remis le Trophée des Marches à la Marche de Cerfontaine. Sans commentaire…)

 

2007

Marche St-Victor à Ham, VA 04/09/2007

 

De création récente, cette marche-procession en l'honneur de saint Victor défilera pour la sixième fois le deuxième week-end de septem­bre.               

Saint Victor, patron de la paroisse de Ham, a surtout été mis à l'honneur lors des travaux de restauration de l'église. Et en 2002 une grande procession a amené nombre de groupes de marcheurs pour l'accompagner.

L'existence au sein de la loca­lité du 3e Régiment des Grena­diers Suisses, rappelant celui fondé en 1806 et qui, sous le règne de Napoléon, prit part à la campagne d'Espagne en 1808 et à celle de Russie en 1812 avant d'être dissous par l'empereur lors de son retour de l'Ile d'Elbe.

Ce régiment a été recréé en oc­tobre 2000 à l'initiative de Jean-Pierre Fauche et participe régu­lièrement aux reconstitutions historiques, processions et autres cortèges.               

 

(NB la campagne d’Espagne : des atrocités innombrables, soit… )  

 

2008

B. Mt., .Marche de la Grande Terre en sortie, VA 02/09/2008

 

Bien que dédiée à Notre-dame de Rome, la Marche Impériale de la Grande Terre, comme son nom l’indique, est avant tout napoléonienne, en souvenir du passage des troupes de l’Empereur à Châtelineau, la veille de la célèbre bataille de Ligny.

 

2008

in : AL 23/08/2008

 

Les marcheurs de Walcourt à Luxembourg le dimanche 24 août.

Cette compagnie de 70 grenadiers du premier Empire défilera .

 

 


Partager
7.2.1 Stave: le fanatisme à ciel ouvert Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

http://www.stave.be/costume/costumes.htm  >

Pelotons représentés à STAVE

"La Marche Saint Gérard de STAVE a de spécifique que vous ne rencontrez chez nous exclusivement des uniformes représentants des régiments du Premier Empire Napoléonien, et de préférence, de la Garde."

 

StauveNapo

En choisissant un peloton, vous trouverez une photo prise lors d'une de nos prestation ainsi qu'une planche représentant le costume à l'époque de l'Empereur.

 


Partager
7.2.1 les mamelouks: une unité d'élite responsable d'atrocités Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Les mamelouks : une unité SS de l’époque

 

 

(in : Wikipédia)

Pendant la campagne d'Égypte menée par Napoléon, une partie des Mamelouks se rallie à lui et le suit en France. Ils forment un escadron de la garde impériale et servent notamment en Belgique. Ils chargent la Garde russe à la bataille d'Austerlitz et capturent de nombreux prisonniers parmi lesquels se trouve le prince Repnine.

Présents parmi les troupes d'occupation françaises à Madrid au moment de la révolte de mai 1808, ils ont été une cause supplémentaire de la haine des Espagnols contre Napoléon, ceux-ci refusant d'être occupés par des combattants musulmans.

Le Deux Mai 1808, ce ne fut pas la rébellion de tous les Espagnols contre l'occupant français, mais celui du peuple espagnol contre un occupant toléré (par indifférence, peur ou intérêt) par un grand nombre des membres de l'Administration. La Carga de los Mamelucos (la Charge de Mamelouks) de Goya, représente les principales caractéristiques de la lutte: professionnels parfaitement équipés (les mamelouks ou les cuirassiers) face à une multitude pratiquement désarmée; présence active dans le combat de femmes, dont certaines perdront la vie ;  présence quasi exclusive du peuple et de certains militaires.

La répression

 

Peu à peu, les foyers de résistance vont tomber. Coups de poignards, égorgements, arrestations... Mamelouks et lanciers de Napoléon exercent leur cruauté sur le peuple madrilène. Des centaines d'espagnols, hommes et femmes, et des soldats français meurent dans cet affrontement. Le tableau de Goya La Charge des Mamelouks reflète les combats de rue qui se sont produit ce jour.

 

La répression est cruelle. Murat ne se contente pas d'avoir écrasé le soulèvement mais a trois objectifs: contrôler l'administration et l'armée espagnoles; appliquer un châtiment rigoureux aux rebelles pour servir de leçon à tous les Espagnols; et montrer que c'était lui qui gouvernait l'Espagne. Le soir du 2 mai, il signe un décret qui crée une commission militaire, présidée par le général Grouchy pour condamner à mort tous ceux qui ont été arrêtés avec les armes à la main (Seront fusillés tous ceux qui durant la rébellion ont été pris avec des armes). Le Conseil de Castille publie une proclamation selon laquelle est déclarée illicite toute réunion dans des lieux publics; on ordonne la remise de toutes les armes, blanches ou à feu. Des militaires espagnols collaborent avec Grouchy dans la commission militaire. Dans un premier temps, les classes dirigeantes paraissent préférer le triomphe des armes de Murat plutôt que de celles des patriotes, composés uniquement par les classes populaires.

Au Salón du Prado et dans les champs de La Moncloa, on fusille des centaines de patriotes. Peut-être quelques milliers d'Espagnols ont perdu la vie lors du soulèvement et des exécutions qui ont suivi. De leur côté, les Français ont perdu ce jour 60 officiers et 900 soldats.

 

 

En France, après la chute du Premier Empire, ils sont dispersés. Nombre d'entre eux sont assassinés à Marseille pendant la Terreur blanche. Pendant le Second Empire, on donne le nom de "mamelouks" aux bonapartistes autoritaires.


Partager
7.2.1 la statue d'un mamelouk (Jumet): monument révisionniste Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

1défilésplotonsmamelouks


Partager
7.2.1 Châtelet: tentative avortée de disculpation Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

MARCHE FOLKLORIQUE SAINT-ROCH DE CHATELET

Association sans but lucratif

Société affiliée à l'Association des Marches Folkloriques de l'Entre-Sambre-et-Meuse

c/o René Gheys, secrétaire adjoint, rue Pachis Wiaux 8, 6200 Châtelet

) 071 393 035     0478 553 997     rene.gheys@skynet.be

Communiqué de presse. Programme Marche Saint-Roch - Châtelet

(…)

Informations générales :

La restauration de la chapelle Saint-Roch (1626) est terminée, on pourra la visiter les jours de la Marche.

Tous les uniformes sont du « premier empire » depuis près de 45 ans. Notons que nous ne Marchons pas pour Napoléon, la plupart d'entre-nous ne sont pas du tout napoléoniens. Notre Marche est traditionnelle, très ancienne, escortant saint Roch, porté par la Jeune Compagnie.

 

(NB C’est exact et inexact à la fois. Mais qui a donc « poussé » les marcheurs à troquer les costumes de l’armée belge contre ceux de l’armée d’un envahisseur ?

Et comme se fait-il qu’un (jeune) Napoléon défile ce jour-là ? )


Partager
7.2.1 un jeu télé au service du révisionnisme présenté dans certaines marches Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

1dèfilés


Partager
7.2.1 défilés: Maison-Saint-Gérard (VA 11/06/1997) (marche super show : à quand l'arrivée "joyeuse" des hordes allemandes chez nous en 1914?) Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

2dèfilésMaujoVA11061997


Partager
7.2.1 Conscrits belges: enrôlés de force et envoyés à la boucherie Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Les conscrits dans nos marches ?

Un manque de mémoire, espérons-le…

 

 

 

 

Petite analyse sémantique

 

guèrnadiè, s. m., personne (homme ou femme) de haute statu­re et large d'épaules.

A La Hestre, on connaît l'expression: abiyî à guèrnadiè, leurrer, tromper.

 

Je pense que cette expres­sion remonte à l'époque napoléonienne car des recruteurs de l'envahisseur corse soûlaient des jeunes gens et, lorsqu'ils reprenaient leurs esprits, ils avaient un uniforme de grena­dier, guèrnadiè, sur le dos car ils avaient signé un engagement dans les armées de Napoléon pendant leur ivresse: is-avin'te stè abiyîs à guèrnadiè.

 

(in : DASCOTTE, Robert, Trois suppléments au dictionnaire du wallon du Centre, in: BCILL, 28, Louvain-la-Neuve, 1985)

 

 

L’obsession révisionniste au sein du peloton des grenadiers de Fosses-la-Ville :

 

Grenadiers – France

C’était déjà il y a un peu plus d’un an,
C’est fou ce que le temps passe vite et pourtant
Que de belles soirées n’avons-nous pas passées
En nous rappelant ces pages d’épopée ?
Combien de séances, combien de réunions ?
Ont été nécessaires pour l’élaboration
De ces fêtes historiques et martiales
Dignes de beaux jours de l’époque impériale.
Qu’ils sont beaux, n’est-ce pas, Mesdames, les grenadiers,
Quand ils défilent dans nos rues, l’air altier
Avec cette assurance et cette flamme
Qui partout et toujours surent plaire aux femmes.
A ces vestes bleues et ces pantalons blancs,
Ces baïonnettes et ces sabres étincelants,
Ces épaulettes d’or et ces fourragères
Et notre drapeau aux trois couleurs, si chères,
Qui claque au vent sous l’aigle majestueux
Planant au-dessus de nous, grand et radieux.
Au son des fifres, des tambours, des fanfares,
Regardez-les, c’est la vieille garde, les grognards,
Ils vont, l’arme au bras, front hauts, graves , stoïques,
Illustrant de leur mieux ce vers historique,
Eh oui, nous pouvons revendiquer hautement
Ce patrimoin, l’héritage transcendant
Que nous ont laissé nos très vaillants aïeux,
Héros de tant et tant de combats victorieux
Mais qui dans la joie, l’effort ou la souffrance
Surent nous inspirer cet amour de la France.
Aussi, si nous aimons parader et marcher,
Si nous aimons tirer ou bien caracoler
C’est aussi pour montrer à notre Sœur aînée
Que dans nos cœurs elle est toujours la Bien-Aimée
Et que l’hommage que nous rendons à l’Empereur
Est le témoignage vivant, plein de ferveur,
De nous tous, les Marcheurs, fils de Wallonie
Pour qui Elle est plus qu’une seconde patrie.

Louis PITAT
Major à la 14ème Brigade des Grenadiers de Fosses-la-Ville

PITAT (L.), Grenadiers – France, dans Le Marcheur de l’Entre-Sambre et Meuse, décembre 1964, n°14, p. 27

 


Partager
7.2.1 Sart-Saint-Laurent: conscrits Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

2dèfilésplotonsHanzinèle2008j


Partager
7.2.1 défilés: Yves-Gomezée, Silenrieux, Hanzinelle Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

2dèfilés


Partager
7.2.1 défilés: Cerfontaine, Florennes Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

2dèfilés2


Partager
7.2.1 Ham-sur-Sambre: une marche révisionniste Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

2Haconscrîts


Partager
7.2.1 Ham-sur-Sambre Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

2Haconscrîtsb


Partager
7.2.1 défilés politiques Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

Des défilés politiques et révisionnistes

 

 

1 Renaissance et création sous l'activité de notre association, dans Le Marcheur de l'Entre-Sambre-et-Meuse, n°30, décembre 1968, p. 29 a écrit:

 

Le 13 juin 1968

Monsieur le Président,

Au nom du Comité et du Peloton tout entier, je suis heureux de vous apprendre et, à travers vous, à l'Entre-Sambre-et-Meuse, la création d'un nouveau groupe à Beignée.
Ce groupe est une évocation la plus fidèle possible des "Flanqueurs de la Garde". Il concrétise les sentiments profonds que le comité éprouve pour la France et le 1er empire.

 

(NB : Rien à voir avec l’esprit des marches…)


"Les Flanqueurs de la Garde" seront baptisés le 15 août prochain, baptême auquel vous êtes invité, mais également vos collaborateurs ainsi que les responsables des différentes Marches de l'Entre-Sambre et Meuse, à qui nous présentons nos amitiés respectueuses.

Pour le Comité,
Boulanger Marcel, président

 

 

 

2 Les marcheurs de l’Entre-Sambre-et-Meuse à Paris, VA 27/10/1987

 

La capitale française a revécu dimanche les fastes de l'Empire, grâce à quelque 150 marcheurs napoléoniens de l'Entre-Sambre-et-Meuse, dont les uniformes chamarrés et les mousquetades auront permis aux Parisiens nostalgiques, de se souvenir de l'époque - lointaine - où la France faisait trembler l'Europe.

Cet évènement, organisé par l'Office de promotion du tourisme et l'Office belge de tourisme en France pour célébrer le centenaire de l'association culturelle « La Wallonne de Paris », a connu son apothéose dans la soirée, à Beaubourg, où plusieurs milliers de Parisiens sont venus « voir et complimenter » cette armée française disparue dont le souvenir est entretenu par ces Wallons dont quelque 150.000 ancêtres furent enrôlés bon gré -mal gré dans les rangs des forces impériales.

Grognards et autres voltigeurs, après avoir entraîné au son des fifres et des tambours une foule considérable de badauds, ont suscité les vivats des spectateurs en tirant une salve d'honneur avant de se retirer à la lumière des flambeaux.

Les marcheurs qui s'étaient rendus de Beaubourg aux Halles, ont ainsi donné une touche historicotouristique à la saison culturelle belge francophone placée sous le patronage de M. Lucien Outers, délégué-général de la communauté française de Belgique à Paris.

Les marcheurs comptaient dans leurs rangs des sapeurs d'empire d'Hanzinelle, des tambours et fifres et grenadiers de Biesme, des voltigeurs d'empire de Biesmerée, des grenadiers consulaires de Sart-Saint-Laurent, des artilleurs de Chàtelet, des gendarmes d'empire de Gougnies, et de la musique militaire d'Hanzinne.

 


Partager
7.2.1 défilés: remarques Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

La Marche d’Aisemont compte parmi ses officiers un « Maréchal de France »… Excusez du peu.

 

 

Enfin, le grand nombre d'officiers et de petits officiers dans les compagnies du 1er Empire est aussi remarquable ...

 


Partager
7.2.1 défilés: Fleurus 2015 (en attendant l'arrivée d'un peloton en uniforme SS en 2040) Général - 17-05-2009 - justitia & veritas

5dèfilésZ2015


Partager
7.2.2 Les obsessions napoléoniennes: la folie révisionniste Général - 16-05-2009 - justitia & veritas

Obsessions :

 

En Europe, NULLE PART dans le folklore, mais bien à l’instar des manifestations de l’extrême-droite et de l’extrême-gauche passées et actuelles, on ne voit un culte dédié à un dictateur .

 

Cette sorte de grand-messe annuelle contient les ingrédients des grands-messes fascistes d’antan, - en préfigurant de nouvelles ? - :

 

des « pèlerinages » à Waterloo et à Ligny aux hommages devant des monuments commémoratifs d’anciens officiers de Napoléon, au port de costumes reproduisant le plus fidèlement possible celui d’unités vouées corps et âme à celui-ci, des cris de « Vive l’Empereur ! » lors de défilés avec de nombreux drapeaux bleu-blanc-rouge ou d’anciens pelotons français, de la présence de sosies de Napoléon  - même des enfants – à des fanfares jouant des airs impériaux.


Partager
7.2.2 le côté sympathique chez les fadas de Napo ... Général - 16-05-2009 - justitia & veritas

0email


Partager
7.2.2 culte napoléonien: un constat Général - 16-05-2009 - justitia & veritas

0cultelîvecul'culte


Partager
7.2.2 Culte napoléonien: le paroxysme: débilité et débilisation prénazie Général - 16-05-2009 - justitia & veritas

Amis de

Ligny :

un groupuscule

fanatique

 

From: pierrecouvreur

To: ‘(…)

Sent: Tuesday, March 17, 2009 8:01 PM

Subject: Re: bonne continuation

(…).

                            Ave atque Vale

                                                                    VIVE L' EMPEREUR (sic)

 

Musée

Musée Napoléon (Ligny) : tout à la gloire de Napoléon

 

Ainsi, les salles

- Bataille de Ligny : côté pratiquement exclusivement français ;

- Bataille de Waterloo :  Napoléon uniquement

-         Sainte-Hélène

 

!! dans une vitrine : une partie d’étrier « HOLLANDO-BELGES 1815 »

 

mais au premier étage, tout de même quelques figurines et objets prussiens

 

Ah, on expose la chemise de l’Empereur prêtée par le Musée de Mariemont.

 

(Un peu comme les caleçons de Lénine au Musée Lénine à Leningrad (ex-URSS) (St-Pétersbourg) au temps du communisme (vu lors d’une visite en 1978)).

 

musée

Musée Napoléonien – Ligny

Brochure

 

« Finalement, après plus de 7 heures de furieux assauts, (…) retentit (sic) sur toute la ligne de combat, les accents triomphants de « La Victoire est à nous ».

(…)

Le 1er Régiment des Chasseurs à pied de la Garde Impériale de Ligny est (…) la reconstitution, très fidèle d’une compagnie d’un des premiers bataillons qui fut lié à tout jamais au service immédiat de l’Empereur et à l’épopée napoléonienne dans ce qu’elle connut de plus glorieux. »

 

Bals

Bals en costumes napoléoniens:

 

- dans les années 1970, à Châtelet, à la Maison du …Peuple, où les couples invités , étaient reçus à l’entrée comme des monarques ;

 

- organisé par la « Vieille Garde » de Montignies-sur-Sambre (24/10/1984)

 

 

camps

 

Bernadette Maroit, Châtelineau/ Napoléon a bivouaqué au pied du terril, VA 31/08/2007

 

« Plus de 400 marcheurs de la Grande Terre ont reconstitué le bivouac de Napoléon juste avant sa dernière victoire, à Ligny ».

 

défilés

 

Le fanatisme …

 

in: Le Marcheur de l’Entre-Sambre-et-Meuse, 143, 1997, p.5

Paul Taton

 

Premières étapes d'un bicentenaire

 

Les lecteurs de la revue (n° 141) de septembre 1996 auront noté qu'une délégation de chas­seurs-grenadiers de la Marche Saint-Roch de Châtelet était présente au bicentenaire de la bataille de Castiglione (Italie) en juin dernier.

Ceci illustre parfaitement les propos d'un Marcheur, dont je partage tota­lement le point de vue, qui, dans ce même numéro, professait que : «grâce à l'authenticité approchante de leur costume, certaines sociétés puissent participer à des reconstitutions histo­riques ou autre anniversaire en dehors de nos Marches».

Il est vrai que l'épopée impériale ne fait pas l'unanimité au sein des Mar­cheurs de l'Entre-Sambre-et-Meuse, mais cela étant avéré, ne privons pas les nombreux amateurs de l'évoca­tion rapide des manifestations ayant eu lieu et qui se dérouleront encore à l'avenir.

En effet, l'an 1796 a marqué réelle­ment le début de l'histoire de Napo­léon Bonaparte, qui l'a porté à l'avant-scène de l'histoire de l'Euro­pe et du Moyen-Orient.

Ainsi, dans les 20 prochaines années, bien des lieux vont commé­morer le bicentenaire de cette épo­pée, dont l'une des étapes mar-

quantes ne sera autre que celle de la bataille d'Austerlitz, en 2005.

Cependant, dès avril dernier, les Ita­liens - qui avaient il y a 200 ans, reconnu en Bonaparte un libéra­teur - ont commémoré avec faste les principales étapes de la première campagne d'Italie (1796-1797), à savoir :

- l'armistice de Cherasco (à 60 kilo­mètres de Turin), signé le 28 avril 1796, avec le roi de Sardaigne ;

- la prise du pont de Lodi, situé à 30 kilomètres de Milan, le 10 mai 1796 ;

- la victoire de Castiglione (entre Brescia et Vérone) le 5 août 1796, à la commémoration de laquelle furent présents comme on l'a lu, nos compatriotes ; Arcole, à 20 kilomètres de Vérone, où le 5 novembre 1796, Bonaparte éternisa le pont légendaire et l'anéantisse­ment des Autrichiens.

Plusieurs de ces manifestations se sont déroulées en présence de membres de la famille impériale et de descendants de proches de l'Empereur, avec toujours le concours d'un important public.

Quant aux futures commémora­tions, comme beaucoup, je souhaite que de nombreux Marcheurs y par­ticipent, tant en Belgique, que sur­tout à l'étranger, pour y faire connaître notre région, par son folk­lore et non par des scandales ou d'abominables drames.

 

défilés

 

Sorties de marches à l’étranger, sur d’anciens lieux des batailles (où d’Napoléon est sorti victorieux)

 

Exemple : Châtelet à Marengo (Italie): (in: Le Marcheur, 128, 1993, pp. 19-21)

 

école

et révisionnisme

FLEURUS • Événement, in : VA 23/02/2007

 

Un bivouac impérial à l'athénée royal de Fleurus

 

Le vendredi 9 mars et le samedi 10 mars se tiendra en l'Athé­née royal de Fleurus une fastueuse manifestation autour de l'époque de celui dont l'école porte le nom, le Maréchal Jean-Baptiste Jourdan.

Sous l'impulsion de sa section hôtelière, l'institution a eu l'en­vie d'exploiter le patrimoine historique de la ville. « Chaque année, notre département HORECA réalise un repas à thème. Un ancien collègue avait le désir d'organiser, un jour, un grand banquet impérial. Sur base de cette idée, on a déve­loppé un projet assez conséquent», confie Éric Willems, sur­veillant éducateur de l'Athénée.

L'événement permettra de mettre en place un projet social et pédagogique regroupant chaque site de l'Athénée Jourdan. « Notre école possède plusieurs sites et bon nombre d'élèves et même d'enseignants ne se connaissent peu ou pas. C'était l'occasion de réunir tous ces acteurs autour d'un même pro­jet. Du point de vue pédagogique, ce qui est intéressant, c'est que chaque section travaillera sur un thème spécifique avec son niveau de compétences. »

Les élèves et les professeurs ont vu grand. Dès 10 heures, un bivouac sera installé sur le site de l'internat Jourdan, derrière l'Athénée. Celui-ci se composera d'historiens et de reconsti­tuants de l'époque Napoléonienne. Les canons et la cavalerie recréeront la vie des soldats sous la Révolution et l'Empire. De nombreuses expositions, conférences et pièces de théâ­tres viendront également rythmer l'événement. Le repas, autour duquel viendront s'articuler toutes les activités, débu­tera vendredi aux alentours de 18h 30. «Au prix de 30 euros, c'est la seule activité qui sera payante. Le service se consti­tuera de 5 plats réalisés par un chef et des élèves expérimen­tés. » Ensuite pour éliminer les excès de gourmandise, les hô­tes pourront prendre part à un grand bal costumé. Si cette édition remporte un beau succès les organisateurs es­pèrent bien la poursuivre dans les années futures. Pour venir vivre, l'espace de deux journées, à l'époque du petit lieutenant et du maréchal Jourdan, toutes les informations se trouvent sur le site http://baldempirejourdan.ibelgique.com      

 

Jérémy DELFORGE

 

école

et révisionnisme

http://baldempirejourdan.ibelgique.com

Fleurus / Evénement – Un bivouac impérial à l’athénée royal de Fleurus, in : VA 23/02/07

Eric Willems, professeur d’histoire, est responsable d’une manifestation autour de l’époque de celui dont l’école porte le nom  le Maréchal Jean-Baptiste Jourdan, vainqueur à la bataille de Fleurus en 1794.

 

P.R., Dans l’ombre du Maréchal Jourdan, VA 14/03/7

Un repas impérial fut organisé avec « Napoléon » et ses maréchaux d’Empire.

Plusieurs groupes de reconstituants épris d’histoire napoléonienne ont dressé leur bivouac autour de l’Athénée.

 

(présence du bourgmestre Jean-Luc Borremans) /FOTO/

 

expo

Sous-lieutenant

 

Posté le: Jeu 7 Juin 2007 : 22:16    Sujet du message: La Belgique sous la Révolution et l'Empire

 

Le samedi 6 octobre 2007 à l'hôtel de ville de Saint-Gilles, près Bruxelles, le Souvenir napoléonien organise un colloque scientifique intitulé "La Belgique sous la Révolution et l'Empire".

Sujets abordés:

- De la Révolution à Napoléon ou les enjeux de la mémoire en Belgique, par Philippe Raxon, professeur à l'université de Liège.
- 1793, les votes de rattachement à la France, par Jean-Marie Horemans, président du Centre d'histoire de la Thudinie.
- Du prince à l'Empereur, Liège sous le régime français, par Francis Balace professeur à l'université de Liège.
- Thérésia et Joséphine, par la princesse Elisabeth de Chimay.
- Napoléon et Ostende, les cinq séjours de Napoléon Bonaparte sur le littoral, par Jean-Jacques Pattyn, secrétaire général de la Société royale belge d'études napoléoniennes.
- La pacification religieuse, par Jean Etèvenaux, administrateur du Souvenir napoléonien.
- Le prix de Rome pour la musique et les musiciens protégés par l'Empereur, par Marie Cornaz, de la section musique de la Bibliothèque royale de Belgique.
- L'Empereur favorise la recherche scientifique: un Liégeois découvre le procédé de réduction d'un nouveau matériau, le zinc, par Louis Dussoulier, premier compagnon des Compagnons de l'Empire.
- Les soldats belges dans les armées impériales, par Patrick Maes, président de l'Association belge napoléonienne.
- La franc-maçonnerie en Belgique sous l'Empire, par Jacques Lemaire, professeur à l'université libre de Bruxelles.

Colloque ouvert à tous mais sur préinscription obligatoire auprès du secrétariat du Souvenir napoléonien à Paris: 01 45 22 37 32. (places limitées).

 

expos

Expositions

 

1) Thuin: discours par Joseph Régibot à l’occasion du vernissage d'une exposition au Château du Fosteau  en 1993, organisée par la Compagnie des Sapeurs et Grenadiers du 1er Empire, sur le génie civil de Napoléon. (in: Le Marcheur, 129, 1993, pp.22-23)

 

" Il voulut faire une Europe fédérée et unie." (p.22)

" Thuin n' est-elle pas la ville libérée du joug autrichien?"

 

2 ) Son et lumière

à Hanzinne (5/1992), sur l’épopée de Napoléon de 1796 à 1815

 

 

forum

Des forums sur internet comptent leur lot de fanatiques napoléoniens, prêts à tout pour cacher la vérité

 

Ainsi: cf  Napo1er.org, et des personnages pratiquant souvent l’anonymat (faute d’être confiants en leurs arguments) :

Tof; roitelet; jiem; grenadier jullio; gustar; dorsenne (Huy);  général Bertrand (sic);  un certain „Patton“ (très autoritaire), …

 

jeux scéniques

A Cerfontaine - jeu scénique NAPOLEON (présenté à l’occasion du 200e anniversaire de la naissance de Napoléon Ier) (M. Bombled, r. de la gare, 3, 6450 Cerfontaine)

 

Avec les vétérans bourgeois; les canonniers de Lille, les flanqueurs-grenadiers , Les Voltigeurs, l’escadron des grenadiers à cheval, l’escadron des dragons de l’impératrice.

 

marches

Deux marcheurs de Pétigny ont participé au Paris-Tubize, VA 04/06/1991

 

monument

Des marcheurs à Fleurus, VA 15/03/83

 

La marche Saint-Eloi, de Châtelet, lors des dernières fêtes communales, a défilé / est partie du monument “aux trois victoires françaises”.

 

monument et

tourisme

http://www.fleurus-tourisme.be/

 

Quand les francophiles se mêlent de brouiller les pistes …

Tant que ça peut profiter au tourisme révisionniste !

Maurice des Ombiaux
Promoteur du mémorial aux 3 victoires françaises

 

 

Maurice des Ombiaux est né à Beauraing en 1868. Ardent défenseur, sa vie durant, de la culture wallonne (sic), il était également gastronome et grand connaisseur en vin. Concurrent de Curnonsky lors de l'élection au titre de Prince des gastronomes, il verra le titre lui échapper mais sera élu l'année suivante Prince de la Treille et gagnera le surnom de Cardinal du Bien manger.

Installé à Paris dès 1921, des Ombiaux est surtout connu en France pour ses ouvrages sur la gastronomie mais il est avant tout l'un des artisans du réveil de la conscience wallonne au travers de ses artistes et de son histoire.

Il défendra (sic) l'identité wallonne au travers de multiples ouvrages dont certains furent considérés par de grands auteurs du temps comme des chefs-d'oeuvre du roman naturaliste.

Des Ombiaux défendra toute sa vie l'idée que le Wallonie est l'un des berceaux de l'Art occidental, que cet apport doit être reconnu et sa filiation française proclamée. C'est dans ce double attachement à la France et à la Wallonie qu'il faut replacer son initiative de faire construire à Fleurus un mémorial aux trois victoires françaises.

Une biographie plus complète sur Maurice des Ombiaux est disponible sur le site de l'institut Destrée .

(NB : L’Institut Destrée, francophile à souhait ; un « détail de l’Histoire » : Jules Destrée était antisémite.)

 

monuments

Le mémorial aux 3 victoires françaises de Fleurus

Hormis quelques stèles et plaques récentes, l'entité de Fleurus est pauvre en monuments commémoratifs de son riche passé.

En fait, la seule trace évidentes de celui-ci est le mémorial au trois victoires françaises.

Le texte qui suit est celui rédigé par Maurice des Ombiaux et ses collaborateurs locaux - dont le poète Franz Folie - et internationaux en guise d'introduction au projet qui allait aboutir à la construction du mémorial.

 

 

(A quand la promotion des victoires allemandes en 1914 - 1940 ?)

 

monuments

Les journées napoléoniennes de Ligny, VA 07/06/1989

 

« Après le dépôt des fleurs et l’exécution de la Brabançonne et de la Marseillaise. »

(au Monument aux Morts)

 

 

psychologie

« goebelienne » ou à la Rosenberg

Georges Pierre / Montignies/, in: Le Marcheur de l’ESM, 83, 1992, p.27/29

 

‘Grâce à la tradition orale des faits, aux études et lectures d’ouvrages illustrés relatant les guerres napoléoniennes, les habitants de la région ont conservé dans leur conscient (théorie psychologique) ou dans leur inconscient (théorie psychanalytique), la vision de Napoléon Ier, de son armée,  la vision des costumes de ses soldats, la vision de ses drapeaux.”

 

(NB Une telle fantaisie peut être le ferment d’un nouveau Mein Kampf.)

 

publicité

 

affiches  2007 :

Mariembourg bivouac au Pont Napoléon

Napo dissus

 

 

Cerfontaine : chapeau de Napoléon

 

 

 

reconstitution

J’étais parmi les dragons. (écrit par un de nos dragons après la reconstitution de 1995) Revue HippoNews, Janvier 1999

 

Cela faisait bien 3 heures que nous nous trouvions sur ce champ de bataille historique de Waterloo. 
Nos pensées étaient retournées 180 ans en arrière à l'époque où ce petit village devait être la dernière étape avant l'entrée triomphale de Napoléon dans Bruxelles.
Partout sur la morne plaine on voyait des canons cracher le feu et s'envelopper dans un nuage de fumée. Parfois des groupes s'élançaient vers les ennemis, du moins vers ces gens que l'on qualifiait de tels, tiraient quelques coups de fusil puis s'en revenaient abandonnant quelques soi-disant blessés et quelques soi-disant morts qui se relèveraient quelques minutes plus tard. Il n'y avait pas beaucoup de danger pour ces fantassins car tous les fusils et les canons étaient chargés à blanc. 
De temps en temps, un groupe de cavaliers partait au galop, tournait autour des carrés anglais et... un cheval revenait seul. Nous n'ignorions pas que dans ce cas, l'infortuné cavalier n'avait pas choisi de jouer au blessé.
Mais à force de lire des récits de bataille, nous voulions nous prendre pour ces hommes qui en tombant n'avaient qu'un cri à la bouche : "Vive l'Empereur !"  (sic – comme les soldats allemands dans la propagande nazie)
Telle était l'ambiance dans cette centaine de cavaliers présents le 18 juin 1995 parmi les 2.000 reconstituants venus de partout en Europe et même des États-unis représenter les 3 armées françaises, anglaises et prussiennes qui s'affrontèrent le 18 juin 1815.
Enfin l'ordre de charger arriva ! Notre régiment tout récemment constitué n'ayant pas encore subi le baptême du feu, nous nous plaçâmes derrière un groupe de cavaliers plus expérimentés. Devant moi, un cuirassier sortit son sabre. La longue lame d'acier posée sur son épaule ne me rassura guère : en cas de chute, celle-ci pouvait très bien être projetée sur moi. 

 

Je n'eus pas beaucoup le temps d'y penser, déjà les chevaux se mettaient en mouvement. Nous avions cru pouvoir rester au trot quelque temps mais cette pensée devint vite illusoire : les chevaux soumis à l'euphorie générale prirent directement le galop. 
C'est alors que je vis à ma droite, une douzaine de cavaliers foncer sur nous (Je devais apprendre plus tard que c'était des anglais qui nous chargeaient  mais comment comprendre quelque chose au milieu de ces uniformes de toutes les couleurs, de ces coups de fusils et de canons qui partent de devant, de derrière, de droite, de gauche et que tel Mazeppa vous vous trouvez emportés au galop sur un cheval qui lui, n'a compris qu'une seule chose : la fuite en avant ). 
Nous fûmes complètement disloqués, les chevaux partant dans tous les sens. Avisant un carré anglais d'une centaine d'hommes, je me retournai pour appeler les autres dragons : seul Frank m'avait suivi.  Le spectacle de ces soldats admirablement groupés autour de leur étendard qui claquait au vent avait quelque chose de surréaliste. Seul Victor Hugo pourra décrire ce que l'on ressentait sur la morne plaine, moi, je ne puis vous dire que ce que mes yeux ont vu : Ils étaient là, devant moi, groupés l'un contre l'autre, formant un carré, le premier rang avait le genou posé par terre et ils tenaient leur fusil crosse contre terre formant une muraille impénétrable, le deuxième rang épaulait ses fusils et visait ceux qui auraient pu les approcher de trop près. Derrière ou plutôt au milieu du carré, avec les femmes et les enfants, on rechargeait et on regardait les centaures arriver. 
Nous n'étions plus des reconstituants, nous n'étions pas non plus des soldats, nous étions des fantômes emportés par des chevaux qui nous entraînaient dans un galop qui remonte le temps. 

 

Nous fîmes le tour du carré sans toutefois oser approcher de trop près. Je  voulus sortir mon sabre, mais le bruit de la lame battant dans le fourreau effraya mon cheval, je dus y renoncer ; 
Levant alors le bras, je poussai un " VIVE L'EMPEREUR " qu'un photographe eut le bonheur de surprendre.
Au retour de cette charge, nous croisâmes une civière : La Croix-Rouge emmenait un reconstituant vers l'hôpital. 
La couverture étendue sur son corps ne nous permit pas de reconnaître son uniforme. Et pourtant nous le connaissions bien cet uniforme gris avec son drôle de chapeau !
Deux jours plus tard, nous apprîmes que l'Empereur était sorti du coma : Bien qu'ayant joué ce rôle de nombreuses fois, à près de 70 ans, le choc psychologique avait été trop fort. Il ne se souvenait plus de rien.
Par contre chez nous, un petit cheval continue à galoper dans la tête.
Si vous aussi, vous avez un petit cheval qui galope dans la tête, si vous aimez l'Histoire et voulez revivre les bicentenaires des batailles napoléoniennes (1999 à 2015), rejoignez la reconstitution historique, l’Histoire a besoin de vous.

Ce texte a été publié dans le nr 267 de la revue hippique HippoNews (Janvier 1999)

Gérard  

reconstitution

Silenrieux 1997: « lundi: 19.00: bataille de Waterloo »

 

site internet

Marche Notre-dame del Brouffe (Mariembourg)

Site :

 

http://users.skynet.be/marchemariembourg/napoleon.htm

 

Présentation dès le départ de Napoléon.

toponymie

 

Walcourt, haut lieu du révisionnisme

 

« Allée du 125ème Régiment d'Infanterie »

 

(Ce régiment français a été fondé en 1795 et a servi un pays qui nous a occupé pendant ving ans…)

 

tourisme

Journées du Patrimoine

Ligny, 8 et 9 septembre 2007

brochure concernant une promenade proposée par les Amis de Ligny : « Autour de la Dernière Victoire »

 

(p.4) le Mémorial du Bicentenaire

Erigé en 1969, le monument commémore l’œuvre civile et militaire de Napoléon et a été largement subventionné par la société de la Légion d’Honneur.

 

(A quand un Mémorial de la dernière offensive de Hitler à Bastogne ?

Ou la création d’un centre de pèlerinage à Brûly-de-Pesche près du bunker de ce même personnage ?)

 

tourisme

Sombreffe / Le rallye Napoléon, VA 14/10/2005

 

organisateurs : une panoplie de révisionnistes

 

Société belge d’études napoléoniennes

Les Amis de Ligny (secr. Michel Lefebvre)

Le Souvenir napoléonien

Les Compagnons de l’Empire

Bataillon Napoléon

Les Amitiés internationales napoléoniennes

Wavre 1815

Association pour la Conservation des Monuments napoléoniens

L’Epinglette

& SI Ligny (Philippe Leconte, prés.)

 


Partager
7.2.2 films sur Napoléon: films de propagande Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1filmsNapoanfilms


Partager
7.2.2 Ligny, sanctuaire du révisionnisme européen Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL0a


Partager
7.2.2 Ligny, haut lieu du révisionnisme européen Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL0


Partager
7.2.2 Amis de Ligny: LE sommet du révisionnisme napoléonien Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL


Partager
7.2.2 Amis de Ligny: lettre révisionniste Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL2


Partager
7.2.2 Amis de Ligny: lettre révisionniste Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL3


Partager
7.2.2 Amis de Ligny: lettre révisionniste Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL4


Partager
7.2.2 Amis de Ligny: lettre révisionniste Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL5


Partager
7.2.2 Amis de Ligny: lettre révisionniste Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL6


Partager
7.2.2 Amis de Ligny: lettre révisionniste Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL7


Partager
7.2.2 Amis de Ligny: lettre révisionniste Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL8


Partager
7.2.2 Ligny et son week-end de délire annuel Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL9a


Partager
7.2.2 professeurs d'universités: l'attrait du protonazisme et de son culte du chef Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoAmisdeL9c


Partager
7.2.2 l'amour des camps (bivouac napoléonien et campement nazi) Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1Napoamourdescamps

 

Egalement:

un exemple de démonstration lors de journées de reconstitution "historique":

proposer au visiteur de percer " le corps de l'ennemi" avec une baïonnette...

Une belle leçon de sadisme.

2009DS2206RiconstitinWaterloo

 

(à Waterloo, in: De Standaard, 22/06/2009)


Partager
7.2.2 pèlerinages à Ajaccio et à Braunau: parallélisme Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapobpèlèrinadjeAjaccioBraunau


Partager
7.2.2 pèlerinage à Austerlitz (VA 25/11/2005) Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapobpèlèrinadjeAusterlitzVA25112005


Partager
7.2.2 pèlerinage à Austerlitz Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapobpèlèrinadjeAusterlitzVA2


Partager
7.2.2 pèlerinage à Austerlitz (13/01/2009) Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapobpèlèrinadjeAusterlitz13012009


Partager
7.2.2 pèlerinage à l'Ile d'Elbe Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapobpèlèrinadjeElbe


Partager
7.2.2 pèlerinage napoléonien (Biesme à Brienne) (VA 10/02/1999) Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapobpèlèrinVA10021999Bièmeau200eanivNapoen1969àBrienneenr'toûrondrapia


Partager
7.2.2 confrérie napoléonienne (pour mieux effacer le souvenir?) à Châtelineau Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoconfrèrîyeVA10022005a


Partager
7.2.2 une confrérie napoléonienne: Châtelineau Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoconfrèrîyeVBa


Partager
7.2.2 expositions vouées au culte napoléonien Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1Napoèspôetc


Partager
7.2.2 Ligny (commune de Sombreffe), haut lieu du prénazisme (en attendant son renouveau?) Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoLignyhautlieu


Partager
7.2.2 rassemblement nazi près d'un monument (création d'une cellule nazie (Thüringen, 1929)) Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1Napomonum1Scréationd'unecellulenazieThüringen1929


Partager
7.2.2 érection de monuments napoléoniens, qui vont devenir des lieux de vénération Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoMonumint1Sôre


Partager
7.2.2 ticket "bonapartiste" Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoMonumint1Sôreb


Partager
7.2.2 tourisme: rallye révisionniste Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1Napotourisme


Partager
7.2.2 correspondance "napoléonienne" Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1Napoupapierentête


Partager
7.2.2 bal napoléonien Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapovbalFosse1988


Partager
7.2.2 bal napoléonien (NG 20/10/1980) Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapovbalNG20101980


Partager
7.2.2 remise de diplômes Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1Napowremisediplôme


Partager
7.2.2 remise de médailles Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1Napowremisemédailles


Partager
7.2.2 remise de médailles Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1Napowremisemédailles2


Partager
7.2.2 collection et révisionnisme Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1Napoycolècsioneû


Partager
7.2.2 Fleurus 2015: investir dans l'avenir pour tromper sur le passé Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapozFleûru2015


Partager
7.2.2 culte napoléonien à Fosses-la-Ville Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoZFosse1


Partager
7.2.2 culte napoléonien à Fosses-la-Ville Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

1NapoZFosse2


Partager
7.2.2 comment on peut manipuler la Mémoire auprès des enfants Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

00amanipulation


Partager
7.2.2 Hitlerjugend: la prestation de serment Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

00Hitlerjugend1sèrimint


Partager
7.2.2 la Hitlerjugend, la perte de mémoire dans nos marches napoléoniennes (et les jeunes Talibans) Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

http://www.helmo.be/esas/mapage/euxaussi/famille/jeunhitl.html

(HELMO = Haute Ecole Libre Mosane – Lîdje / Liège)

 

 

Main mise sur la jeunesse:
"Hitlerjugend "et jeunes Talibans

 

Page réalisée notamment à partir du travail de Julien Heusquin

 

Introduction

 

Les "jeunesses hitlériennes" représentent un exemple parfait de la prise en charge par un Etat de l'éducation du jeune, en vue de le rendre totalement soumis et modelé à une idéologie. Existe-t-il encore aujourd'hui un tel "lavage de cerveau" éducatif pour posséder des instruments de prosélytisme et de conquête ? Nous proposerons en comparaison le cas des jeunes Talibans.

La jeunesse hitlérienne a été créée par Hitler et mise en place par Kurt Grüber et Julius Streicher en 1936, car sous le IIIe Reich l’éducation sociale tenait une place prépondérante.
Très vite cette jeunesse va prendre une place colossale au sein de l’idéologie nazie à tel point qu’à un certain moment elle comptera plus de six millions de membres (masculins et féminins).
En 1936 Baldur von Schirach est nommé chef des jeunesses hitlériennes du Reich auprès de l’état-major de la direction suprême des sections d’assauts (S.A.).
C’est en 1936 également, le 1er décembre, qu’une loi fait des jeunesses hitlériennes, jusque là communauté volontaire, une communauté obligatoire pour tous les jeunes allemands de quatorze ans.

 

1)Quel(s) étai(ent) le(s) objectif(s) assigné(s) par Hitler aux Jeunesses hitlériennes ?

 

On sait aujourd'hui qu’Hitler prônait des idées radicalistes et extrémistes, qui visaient à long terme l’extermination de groupes ethniques, voire de races toutes entières, jugées inférieures et qu'il avait mus en place différents moyens d'y parvenir.
En effet, à la fin de la guerre, le monde a découvert les horreurs perpétrées contre ces peuples, lors de la libération des camps de concentrations et notamment celui d’Auschwitz le 27 janvier 1945 .

Hitler visait non seulement l’extermination de « ses » indésirables mais aussi la renaissance d’une race qu’il aurait aimé pouvoir développer, la race arienne.
La renaissance de la race arienne est une des causes de la création des jeunesses hitlériennes; cette vision est plus qu’utopiste car à long terme elle aurait dû faire face à des problèmes de consanguinité assez importants.
Par ailleurs, les jeunesses hitlériennes demandaient énormément de structures (encadrement) et de discipline, pour faire respecter, par exemple, les seules interdictions de tabac et d'alcool. En revanche pour des raisons démographiques et expansionnistes, d'autres conduites moins surveillées étaient licites, voire encouragées; ainsi il apparaît qu’au sein de la jeunesse et de l’union des jeunes filles allemandes ( bond der deutschen mädel), équivalant de la jeunesse hitlérienne pour les filles, il régnait une grande liberté sexuelle.

D’un point de vue plus militaire, les jeunesses avaient un rôle plus pratique car elles conditionnaient déjà les jeunes allemands à aller à la guerre et leur en donnaient des bases pratiques.
A 18 ans, lorsqu’ils les quittaient, ils commençaient tout d’abord par prêter serment de fidélité envers Hitler, ce qui renforçaient leurs engagements, ensuite ils effectuaient un service de travail obligatoire (créé le 26 juin 1936) de six mois entre la sortie des jeunesses hitlériennes et leur incorporation dans l’armée. Leur service militaire sera obligatoire dès le 24 août 1936.

 

2) Quelle(s) technique(s) utilisai(ent) les dirigeants pour endoctriner les jeunes ?

 

L’embrigadement


« Cette jeunesse doit apprendre uniquement à penser allemand et à agir en allemand. Quand ces jeunes garçons et ces jeunes filles entrent dans nos organisations à l’âge de dix ans ils reçoivent et sentent un air frais, souvent pour la première fois; quatre ans après ils passent de la « jungvolk » à la « Hitlerjugend » et là nous les tenons encore pour quatre ans. Ils ne retomberont pas dans la main des anciens représentants des différents groupes et classes, car nous les prendrons immédiatement dans le parti, dans le front du travail, dans la S.A. ou dans la S.S., dans la N.S.K.K.etc… Et, si après avoir passé là encore deux ans ou deux ans et demi, ils ne sont pas encore devenus de vrais nationaux–socialistes, alors nous les soumettrons au service du travail obligatoire, afin qu’ils soient en six ou sept mois remodelés à l’enseigne d’un unique symbole, la bêche allemande. Et si, après six ou sept mois, subsiste çà et là, un peu de conscience de groupe, l’armée aura pour mission de la traiter durant deux autres années. Ainsi quand, après deux, trois ou quatre ans ils en sortiront, ils rentreront immédiatement dans la S.A. ou la S.S., car nous n’avons en aucun cas de récidive, ainsi ils ne seront jamais plus libres pour toute la vie. » Hitler. Discours de Reichenberg, 2 décembre 1938.
Sans commentaire !

 

Le culte du chef

 

« Pour rendre à notre peuple sa grandeur, il faut exalter la personnalité du chef et donner à celui-ci tous les droits. (…) Le mouvement pose le principe que sur les grandes comme les petites questions, le chef détient une autorité incontestée. (… ) Partout le chef est institué par le chef immédiatement supérieur… Celui qui veut être chef porte avec l’autorité suprême et sans limite, le lourd fardeau d’une responsabilité totale. Seul un héros peut assumer cette fonction. »

Hitler Mein Kampf, 1925

 

3) La jeunesse hitlérienne a-t-elle été créée pour former une élite sociale ou de la main d’œuvre ?

Les jeunesses hitlériennes avant 1936 étaient des mouvements populaires qui suivaient une idéologie qu’Hitler soutenait vivement.
Après le 1er décembre 1936, elles deviennent obligatoires et fournissent en grands nombres des jeunes formés dans l’idéologie nazie. Le caractère obligatoire de ces jeunesses donne à Hitler une main d’œuvre extraordinaire pour des tâches qu’il qualifiait de services obligatoires de travail, sortes de travaux d’intérêts généraux où les jeunes s’adonnaient à des tâches publiques diversifiées. D’autre part les hommes, après le 24 août 1936, sont obligés de faire leur service militaire pour une durée de deux ans, ce qui donne à l’armée allemande un renouvellement non négligeable de ses troupes.

(…)
Pour les plus doués, Hitler confirme ses positions élitistes, en les envoyant dans des « Ecoles Adolf Hitler » créées le 15 janvier 1937. Ces écoles sont mixtes et des études normales se poursuivent pendant huit ans (de 12 à 20 ans). L’aboutissement de ces études mène à l’ «Abitur» ( baccalauréat allemand ). Cependant ils suivaient aussi une formation politique et sociale intense. La sélection est très dure à l’entrée et se répète tout au long des études. Les jeunes gens qui sortaient des écoles Adolf Hitler étaient destiné aux carrières administratives et de direction de l’Etat ou du parti.
Les candidats les plus forts passent ensuite dans les « Ordensburgen », « châteaux », ou « citadelles », de l’ordre (Nazi).
Ces sortes d’universités militaires monastiques sont les véritables écoles des chefs du national-socialisme.
Ce sont à la fois des casernes, des universités et des monastères.
Ces écoles avaient une discipline très stricte et les études étaient d’un haut niveau car elles formaient de futurs dirigeants. A la sortie de l’ Ordensburg, les jeunes hitlériens pouvaient prétendre pratiquement à toutes les fonctions dans le parti et l’Etat Nazi.

 

(…)

 

Conclusion

 

Quand une seule doctrine est enseignée, il est très facile pour des dirigeants d’imposer leur vision des choses aux jeunes !
L’enfant est un être crédule, dont il peut forger, de manière très négative, le jugement, les valeurs et le discernement. Au fur et à mesure que l’enfant devient adulte, il a alors acquis des idéaux qu’il lui est impossible de remettre en question.
Cela Hitler l’avait bien compris et il en a profité pour se construire une armée de robots obéissants, exécutant la moindre de ses envies. C’est seulement avec le recul et l'éclairage brutal de l'Histoire, que certains, devenus adultes, se sont rendu compte que l’idéologie nazie n’était pas forcément la meilleure.

 

 

Lire aussi :

Henri Burgelin, Les succès de la propagande nazie, dans l'Histoire, n° 104, octobre 1987, p. 8 et pour l'illustration de la page 11 sur les camps du JungVolk, réunissant les 10-14 ans.


Partager
7.2.2 Saint-Cyr, école formant les jeunes à la future boucherie Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

02aStCyrNapoléon


Partager
7.2.2 Plancenoit: le fanatisme sur pierre Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

02bPlancenoit


Partager
7.2.2 Saint-Cyr, école formant les miltiaires servant l'impérialisme français (en déclin) dans le monde Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

02cStCyretCourNapoléon


Partager
7.2.2 un cas de fanatisme parmi d'autres Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

CECI SE PASSE DE COMMENTAIRE … :

 http://www.jeunegarde.be

Historique de la Jeune Garde

 

De tout temps, les enfants des villages de l'Entre-Sambre-et-Meuse dans lesquels une marche folklorique annuelle était organisée, marchaient dans le même peloton que leurs père, frère ou oncle. Cette situation comportait cependant un gros problème : ils voyaient leurs aînés s'adonner plus que de raison à la boisson.

En 1964 sous l'impulsion de l'Adjudant-Major Fernand Ernotte, un petit peloton d'une douzaine de petits Voltigeurs vit le jour à WALCOURT. Il regroupait des jeunes de 10 à 14 ans commandés par Robert Servotte.

Dès 1965, trois membres du Syndicat d'Initiative (Marius Dermine, Paul Duchateau et Pierre Magain) proposent la création d'un groupe de jeunes au comité de la Marche qui accepte : la Compagnie de la Jeune garde de Walcourt est née. Lors de leur première Trinité, ils sont 69 à défiler et à rendre les honneurs à Notre-Dame. Surmontant les brimades de certains et devant le succès rencontré, la nouvelle compagnie sous les ordres de Pierre Magain, évoluera dorénavant avec sa propre batterie.

N'ayant pas la possibilité (sic) de louer autant de costumes* "Deuxième Empire (fin 19è siècle)", le choix se porta donc tout naturellement (sic) vers les costumes "Premier Empire".

Mais bientôt, l'idée de confectionner ses propres uniformes vit le jour*. Possédant une documentation importante sur les uniformes des Pupilles, la décision fut prise de reconstituer fidèlement ce régiment de la Jeune Garde qui elle compta à partir du 30 août 1811, jusqu'à 8.000 orphelins et enfants de troupe venus de toute l'Europe. Le costume vert à passepoils jaunes fut choisi étant donné que les enfants provenaient de Belgique tout comme ceux de France, la couleur rouge étant celle des jeunes hollandais.

Dès qu'ils atteignent l'âge d'environ 18/20 ans, les jeunes quittent la Jeune Garde. Ils vont s'intégrer dans ces compagnies et sont alors empreints des sentiments de respect, de fierté et d'autodiscipline. Ils savent obéir aux ordres et connaissent le maniement des armes.*

Les Artilleurs et les Tirailleurs-Grenadiers sont intégrés dans la compagnie du Premier Empire lorsque celle-ci se déplace tant en Belgique qu'à l'étranger :

en France : Villemombre (93), Palavas-les-Flots (34), Chatillon-Sur-Seine (21), Aniche (59), Armentières (77).
en Hollande: Maastricht, Vlaardingen, Sittard, Roermont.
en Allemagne: Ratzeburg (ville jumelée avec Walcourt).

 

* UNE BELLE MANIPULATION PAR LES   INITIATEURS DU PROJET…

 


Partager
7.2.2 Hitlerjugend: la Jeune Garde nazie Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

03HitlerjugendJeuneGarde


Partager
7.2.2 insigne de la Jeune Garde de Walcourt: proche de l'aigle nazi Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

04JeuneGardeinsigne


Partager
7.2.2 la très Jeune Garde de Walcourt Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

05JeuneGardedéfilant


Partager
7.2.2 petits marcheurs dans la tourmente napoléonienne Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

06pititsmârcheûs1b


Partager
7.2.2 jeunes marcheuses portant innocemment un fanion marqué "N" Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

07illustr


Partager
7.2.2 révisionnisme à Fleurus: des effets Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

08Fleûru


Partager
7.2.2 défilé de la Hitlerjugend devant son chef, Von Schirach, et le non moins sinistre Julius Streicher (Nürnberg (Nuremberg) 1933) Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

09défilédevantlechefdesHJBaldurVonSchirachNürnberg1933&JuliusStreicher


Partager
7.2.2 L'obsession du drapeau napoléonien et/ou blanc-bleu-rouge : un parallélisme avec les drapeaux dans les défilés de l'extrême-droite Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

L’OBSESSION DU DRAPEAU NAPOLEONIEN

 

L’obsession de la pléthore de drapeaux français (donc de l’ancien pays envahisseur ou  d’une unité faisant partie de l’armée de ce dernier), « logique » dans une marche napoléonienne,

est remarquable si on la compare à la modestie des marches belges, où le drapeau est le plus souvent unique, symbolisant la compagnie, la société, comme ailleurs en Belgique et en Europe.

 

On retrouve cette obsession chez les nazis, les fascistes et … l’extrême-droite actuelle !


Partager
7.2.2 les drapeaux napoléoniens et/ou français dans les défilés: un engagement politique, loin du folklore Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

00dèfiléhitlèryins1


Partager
7.2.2 bénédiction d'un drapeau napoléonien: une hérésie Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

01bènichadjedodrapia


Partager
7.2.2 contradiction historico-politique Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

01contradictionhistorique


Partager
7.2.2 contradiction historico-politique Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

01contradictionhistorique2


Partager
7.2.2 drapeaux arborés Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

01drapiasauzèsfaçâdes


Partager
7.2.2 incivisme devant le Monument aux Morts des deux Guerres mondiales Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

01irrespectaumonument2


Partager
7.2.2 irrespect aux Monuments aux Morts des deux Guerres mondiales Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

01irrespectaumonument


Partager
7.2.2 nombreux drapeaux napoléoniens et au FN Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

02dèfiléFN&Tchèslinia


Partager
7.2.2 Obsession napoléonienne et nazie des défilés avec plusieurs, voire de nombreux drapeaux Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

02drapiadinsmârches


Partager
7.2.2 drapeaux napoléoniens et drapeaux nazis Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

02drapiasdinsmârches4


Partager
7.2.2 parallélisme : drapeaux napoléoniens et drapeaux de l'extrême-droite française Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

02drapiasdinsmârches5


Partager
7.2.2 drapeaux napoléoniens et drapeaux du FN: parallélisme Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

02FNdrapiaForchîye


Partager
7.2.2 Obsession des fanions et étendards Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

04fanionsétendards


Partager
7.2.2 Cortège nazi Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

0427cortêjenazi


Partager
7.2.2 Cortège nazi avec une pléthore de drapeaux Général - 15-05-2009 - justitia & veritas

0426conclusion


Partager
Home

Page précédente